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Réhabilitation thermique adaptée au bâti ancien : L’exemple de l’immeuble du 56 / 58 rue Saint Jean
(extrait du journal n° 148, juin 2017)

La réhabilitation de cet ensemble de deux immeubles construits entre le XVe et le XIXe siècles a été lancée par le propriétaire, Grand Lyon Habitat, en 2011. Améliorer les performances thermiques et le confort général du bâti tout en mettant en valeur ses qualités patrimoniales, tel fut l’enjeu de ce projet expérimental, réalisé avec l’aide des Bâtiments de France et du service archéologique de la Ville.
Les travaux, comprenant la pose de menuiseries bois très performantes, d’un enduit de chaux calorifuge perspirant (1), d’une isolation sous toiture, d’une chaufferie collective et d’une VMC double flux, ont été effectués en 2014, en site occupé.
Catherine Rivière architecte, agence Rivière & Valette
(1) c’est-à-dire perméable à la vapeur d’eau, mais étanche à l’air. Cet enduit est, pour cette raison, très approprié aux maçonneries anciennes.

 

La RVL se mobilise pour les patrimoines.
(extrait du journal n° 148, juin 2017)

Dans tous les domaines, la RVL a toujours préféré poser les questions fondamentales aux personnes directement concernées.
Mais les réponses sont parfois… un peu vagues et ne satisfont pas vraiment notre légitime curiosité.
C’est pourquoi, à quelques occasions, nous avons joint notre voix à celles d’un ensemble de citoyens, estimant que nous avions le devoir d’être solidaire de leurs demandes. Nous avons, à ce titre, adhéré à l’association qui militait en faveur d’un grand musée de la santé à l’Hôtel-Dieu - avec le résultat que l’on sait...
Récemment, nous avons également signé deux pétitions regroupant un nombre important de personnes :
- celle qui concerne le devenir du Musée des tissus et des Arts décoratifs – dont nous pensons que la fermeture ou le disséminement serait une perte inestimable pour notre cité ;
- celle qui demande que soient précisés les projets concernant l’ensemble du bâtiment de la salle Rameau et de l’Académie de billard, patrimoine architectural majeur, patrimoine culturel indéniable de la Ville de Lyon, dont nous souhaitons la pérennisation.
Bien évidemment, vous serez tenus au courant du résultat de ces démarches citoyennes.

 

SECTEUR SAUVEGARDÉ, SITE HISTORIQUE UNESCO, ZPPAUP : Structures figées ou susceptibles d’évolution ?
(extrait du journal n° 148, juin 2017)

La ville de Lyon possède plusieurs zones protégées à divers titres : - le secteur sauvegardé du Vieux- Lyon créé en 1964
- la ZPPAUP (zone de protection du patrimoine urbain et paysager) des pentes de la Croix-Rousse, créée en 1991 (révisée en 2000) devant faire l’objet d’un classement en AVAP (aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine)
- le Site historique inscrit au Patrimoine mondial en 1998.
Ces zones, d’un intérêt patrimonial évident, méritent une attention toute particulière.
C’est dans cette optique que l’Etat et l’Unesco ont mis en place différentes structures pour assurer un encadrement strict de l’évolution de ces zones.
Deux commissions locales ont été créées : la commission locale du secteur sauvegardé et de l’AVAP des Pentes de la Croix-Rousse (2015) et la commission locale du Site Unesco de Lyon inscrit au Patrimoine mondial (2013).
Ces commissions comportent un membre de droit, le Préfet, des membres titulaires (élus de la collectivité locale) des représentants de l’Etat, des membres qualifiés désignés par le Préfet et le Président de la Métropole.
La Renaissance du Vieux Lyon fait partie de ce dernier collège.
- En application de la loi dite Grenelle 2, la ZPPAUP doit être transformée en AVAP, nouvelle approche de gestion qualitative dans le respect du développement durable. Un diagnostic patrimonial et environnemental a été réalisé et présenté à la commission qui l’a validé. L’ensemble du dossier, qui doit être vu par les services de l’Etat, sera soumis à l’enquête publique, et devrait être approuvé fin 2018.
- En ce qui concerne le secteur sauvegardé, la commission devra, entre autres, examiner tout projet d’opération d’aménagement ou de construction ainsi que les propositions de modification ou la mise en révision du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV).
- La commission locale du Site historique doit assurer un suivi de la bonne conservation du site, examiner, en coordination avec le correspondant en charge au sein de la Drac les dossiers relatifs au bien inscrit, veiller à ne pas affecter la VUE, valeur universelle exceptionnelle du Site.
En 2013, un projet de plan de gestion portant sur la période 2014/2019 a été proposé et adopté. Il incluait constats et orientations à envisager. Fin 2016, un bilan à mi-parcours a été présenté à la commission.
Toutes ces mesures mettent en valeur l’engagement et la responsabilité qui sont les nôtres envers ce patrimoine dont nous avons hérité, que nous devons conserver, sauvegarder, mais aussi faire évoluer pour l’adapter à notre époque.
Tous les documents cités sont consultables à la Renaissance du Vieux- Lyon.

 

Reconversion de la Maison du Chamarier : un trait d’union entre le passé et l’avenir.
(mardi 22 novembre 2016)

Grâce à nos archives, nous savons que depuis plus de 100 ans la Ville, qui en est propriétaire depuis 1907, se pose la question de sa réaffectation.
Cette maison fait partie des maisons les mieux conservées de la ville. Une première restauration avait eu lieu en 2005. Cette fois-ci tout le bâtiment sera restauré de façon pérenne. Ses décors intérieurs et extérieurs seront remis en valeur, la réutilisation du site sera durable, respectueuse et fidèle à l’esprit du lieu et l’accessibilité au public sera préservée au rez-de-chaussée grâce à l’installation, sous l’égide du Cnam et de la Serl, d’un lieu inédit à Lyon, un “Fab Lab”, contraction de l’anglais “fabrication laboratory”, ouvert au public et qui met à sa disposition différents outils, en particulier des machines-outils pilotées par ordinateurs pour la conception et la réalisation d’objets.
Ce sera un lieu d’échange et de partage des connaissances, des savoirs, des savoir-faire, pour accompagner les utilisateurs dans l’élaboration de leurs projets. La pâtisserie sera conservée et un caviste s’installera dans les anciennes cuisines sur la rue de la Bombarde. Les étages supérieurs seront affectés à des logements de qualité.
Didier Reppelin, ACMH, pilotera l’opération ce qui est pour la RVL une vraie garantie de qualité et de respect des éléments patrimoniaux.
Pour en savoir +, le dossier de presse.Pdf

 

Sur le Fil … sauvegarder le Vieux-Lyon au XXIe siècle.
(extrait du journal n° 145, novembre 2015)

Le 12 mai 1964, grâce à la « loi Malraux », le Vieux-Lyon devenait le premier « secteur sauvegardé » de France.
Cet ouvrage trouve son origine dans la très grande richesse des interventions et des échanges qui ont eu lieu lors du colloque qui clôturait l’année du cinquantième anniversaire du classement du Vieux-Lyon, richesse qui a fait naître l’envie de ne pas en rester là. Le présent livre a été imaginé comme le point de départ de la dynamique que, dans les cinquante ans à venir, la RVL souhaite développer avec tous ses partenaires.
Comment maintenir, au moment où la société connaît de profondes mutations, l’équilibre fragile entre préservation du patrimoine et adaptation aux nouveaux modes de vie ? Comment garantir aux touristes une découverte de qualité tout en évitant que leur nombre croissant ne vienne altérer « l’esprit du lieu » ? Bref, comment dans le demi-siècle à venir, « sauvegarder » le Vieux-Lyon, c’est à- dire - pour reprendre les mots du sociologue André Micoud - le garder sauf, le garder vivant ?
Sans détour et avec une grande liberté les auteurs de cet ouvrage rompent avec une vision stéréotypée du Vieux- Lyon et avec certains lieux communs. Au fil des pages, on découvre ainsi que les équilibres à rechercher seront, dans l’avenir, davantage le fruit d’une ouverture et d’une créativité partagées que d’une attitude strictement défensive.
Bref, pour reprendre les mots d’André Malraux, comment sauvegarder le Vieux-Lyon au XXIe siècle, « non pour la curiosité ou l’admiration, non négligeable d’ailleurs, des touristes, mais pour l’émotion des enfants que l’on y tient par la main » ?
Lire la totalité de l’article du journal n°145 de novembre 2015.Pdf

 

Le temple du change renait.
(extrait du journal n° 145, novembre 2015)

Pour évoquer la renaissance très attendue de la “Loge” que Soufflot avait reconstruite au XVIIIe siècle, nous donnons, tour à tour, la parole à l’architecte en charge de cette restauration et à un tailleur de pierre. Le classement récent de l’ensemble de l’édifice engagera une réhabilitation dans un avenir à déterminer.
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L’ancien couvent de la Visitation transformé en hôtel.
(décembre 2015)

Le Fourvière Hôtel, qui a ouvert ses portes en novembre, a pris place dans l’ancien couvent de la Visitation Sainte- Marie, qui vient de faire l’objet d’une très imposante rénovation.
Cet établissement est un hommage aux Lyonnais qui ont compté dans l’histoire de la ville ! On a respecté le lieu, notamment au niveau des couleurs et des matières », précise le directeur du nouvel établissement, Laurent Matray. Devenu hôtel de caractère quatre étoiles, l’ancien couvent a été construit en 1854, selon les plans de l’architecte lyonnais Pierre Bossan, qui dessinera plus tard la basilique de Fourvière.
Deux ans de travaux
Le bâtiment est composé de quatre ailes inscrites dans un carré s’organisant autour d’un cloître à galeries, agrémenté d’un jardin et fermé sur un côté par l’église. Totalement restructuré, l’ensemble se distingue par son entrée, ou plus exactement sa réception, qui a été aménagée dans l’ancienne chapelle. Les 75 sont chambres réparties sur trois niveaux.
Il a abrité les soeurs puis a servi de lieu de conservation pour les archives des Hospices Civils de Lyon. La SCI du Coutumier regroupant une quinzaine d’investisseurs privés, a porté le projet. Le coût des travaux a été évalué à 10 millions d’euros.
Reportage TLM du 5 janvier 2016, Quartiers de vie avec Jean-Luc Chavent (durée 26 min.)

 

La direction de la culture de la Métropole s’installe au Palais de Justice Historique.
(extrait du journal n° 145, novembre 2015)

Née le 1er janvier 2015, lors de la création de Grand Lyon la Métropole, cette direction a repris les compétences détenues auparavant par le Grand Lyon et par le département du Rhône, en matière de culture. Ainsi, Michel Rotterdam (ancien directeur de la Culture de la Ville de Saint-Étienne) et son équipe de 18 personnes administrent-ils les deux Biennales (Danse et Art Contemporain), le Festival Lumière, la charte de coopération culturelle, les Journées Européennes du patrimoine, les Nuits de Fourvière, les musées des Confluences et Gallo-romain de Fourvière. À ces missions s’ajoute celle de l’organisation de la lecture publique et de l’enseignement artistique diligentés par les communes.
Nous sommes désormais voisins et nous espérons vivement que, du 35 au 50 rue Saint-Jean (et vice et versa ), des passerelles seront tendues pour développer des projets communs !

 

Le Palais de Bondy , une restauration indispensable.
(extrait du journal n° 145, novembre 2015)

Situé aux 18 et 20 quai de Bondy, cet édifice remarquable est en cours de réaménagement.

Un peu d’histoire

D’importantes opérations d’urbanisme furent mises en place dans le quartier Saint-Paul à la fin du XIXe siècle. L’arrivée du chemin de fer en pleine ville et la construction d’une gare provoquèrent la démolition de nombreux immeubles anciens et la reconfiguration de la presque totalité du quartier. Ce vaste chantier prit fin au début des années 1870.
On s’attaqua alors au secteur délimité par le quai, la place du Change, la montée Saint-Barthélemy et la rue Octavio Mey, secteur qualifié, lors de l’enquête publique de 1893, comme étant « la partie la plus insalubre de Lyon ». Cependant, seul le secteur proche de la Saône, à l’emplacement de l’ancienne douane, fut touché.
En 1902, la Ville de Lyon charge l’architecte Eugène Huguet de réaliser là un édifice emblématique destiné à accueillir le Conservatoire de musique et comportant des salles d’exposition et de concert. Les travaux s’achèvent en 1905.
Depuis quelques années, le bâtiment bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle » qui marque ainsi la grande valeur architecturale de cette construction et oblige à la sauvegarder.

Aujourd’hui
Ce palais, dont la façade principale se dresse sur le quai de Bondy, présente deux entrées avec perron semicirculaire, donnant accès à un vaste atrium. La salle Molière (qui doit son nom au fait que Molière aurait joué sa première pièce, « L’Étourdi », dans une salle de jeu de paume située à cet emplacement) est un lieu destiné aux concerts, principalement de musique de chambre. Son acoustique est exceptionnelle.
La salle Witkowski, plus petite, accueille des conférences. Au deuxième niveau, des salles d’exposition, couvertes de verrières, accueillent tout au long de l’année des salons de peinture réputés.
Au rez-de-chaussée, rue Louis Carrand, se trouve le théâtre du Guignol de Lyon, animé par la Compagnie des Zonzons - qui a dû déménager pendant la durée des travaux.

Des travaux urgents La pluie s’invitait sous les verrières, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite n’était pas possible, les normes d’isolation thermique et de sécurité n’étaient pas respectées. La Ville de Lyon a donc lancé un vaste programme (plus d’un million d’euros) pour réaliser ces indispensables mises en conformité.
Le chantier devrait prendre fin en janvier 2016 pour assurer une ré-ouverture du Palais en mars.

 

Patrimoine canut : l’association l’Esprit Canut.
(extrait du journal n° 145, novembre 2015)

La commission Lyon-Patrimoines de la Renaissance du Vieux-Lyon invite d’autres associations à présenter des projets qui leur tiennent à coeur.
Fondée en 2004, l’association l’Esprit Canut maintient le cap de son projet initial : édifier à Lyon, sur le site de la Croix-Rousse, un lieu dédié à la communauté de la soie.
Maison des Associations : 28 rue Denfert Rochereau 69004 Lyon (lundi 16 h 30 - 18 h 30)
Courriel : contact@lespritcanut.fr / Site internet : www.lespritcanut.fr
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À l’Antiquaille , l’Eccly : Espace culturel du christianisme à Lyon
(extrait du journal n° 144, juin 2015)

Sur la colline de Fourvière, riche de plusieurs lieux témoignant de l’histoire du christianisme à Lyon, ce nouvel espace a été inauguré en décembre 2014, dans le « nouveau » quartier de l’Antiquaille.

La genèse
L’hôpital de l’Antiquaille a cessé toute activité en 2003. Parmi les projets de réaménagement des espaces libérés, il fallait réfléchir au devenir et à la sauvegarde du caveau de Saint-Pothin, lieu de mémoire consacré au premier évêque de Lyon. Une équipe formée autour du père Emmanuel Payen, recteur à cette époque de la basilique de Fourvière, de Jacques Moulinier et d’un ensemble de scientifiques et d’historiens de tous bords soutenus par Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, lança alors une réflexion sur la création d’un parcours du christianisme. Ils avaient en mémoire cette phrase d’Édouard Herriot : « les trois gloires de Lyon : avoir été en l’espace de deux siècles une colonie de l’empire romain, la cellule initiale de la nation française et le premier foyer du christianisme en Gaule. » Ce fut une grande aventure : il fallait travailler sur le contenu de ce parcours, son financement, sa mise en oeuvre. Elle a duré plus de 8 ans. Convaincues de l’intérêt de ce projet lié à l’Histoire, les collectivités locales l’ont financé pour moitié, l’autre moitié étant trouvée grâce à des dons privés.

La réalisation
4 architectes, dont le lyonnais Pierre Vurpas, un scénographe, Piotr Zaborski ont su aménager sur 950 m2 un ensemble de 15 salles dotées d’équipements interactifs et de nombreux éléments de scénographie. Près du « caveau de Saint Pothin », les mosaïques du XIXe siècle ont été déposées puis restaurées par les ateliers de Saint-Romain en Gal.

L’esprit du lieu
Cet ensemble n’est pas un musée à proprement parler, mais un centre d’interprétation de l’histoire du christianisme à Lyon pendant 18 siècles, avec quelques éléments forts comme la lettre des Chrétiens de Vienne et de Lyon identifiant Fourvière comme le lieu de réclusion des martyrs de 177. Ce n’est pas non plus un lieu confessionnel, mais un lieu de transmission d’une part importante de l’histoire de notre ville. Toutes les expressions de la confession chrétienne sont présentes : orthodoxe, catholique, protestante. Le travail de réflexion a été mené avec les représentants de chaque communauté. C’est sur la Réforme, intervenue au XVIe siècle, que se termine le parcours. Il pourra être complété par des conférences ou des expositions temporaires. L’Antiquaille-Eccly est un lieu dédié à tous les publics : familles, étudiants, chercheurs, touristes. L’équilibre budgétaire est encore fragile. Aussi, le personnel du musée (y compris le directeur) est-il bénévole, le lieu ne disposant que d’une seule salariée. D’autres bénévoles se forment pour accompagner les visites.

L’Antiquaille-Eccly
49 montée Saint-Barthélemy, 69005 Lyon
Tel.: 09 72 41 14 98 - www.antiquaille.fr
Ouvert du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h

 

Quel projet pour la Maison du Chamarier ?
(extrait du journal n° 144, juin 2015)

Au 37 rue Saint-Jean, la Ville de Lyon est depuis 1907 propriétaire d’un trésor inscrit le 12 avril 1937 au titre des Monuments Historiques : la Maison du Chamarier. Bâtie près de l’ancienne fortification du Cloître Saint-Jean, cette maison est l’un des rares édifices du Vieux-Lyon à présenter une telle richesse historique et archéologique…

…Le projet de réutilisation d’une telle « Maison » doit être à la mesure des ambitions d’une cité enviée pour la richesse de son histoire ! À maison hors normes, projet créatif, lui aussi hors normes !
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Les visages du futur Hôtel-Dieu en ligne
(13 avril 2015)

V

endredi 3 avril, Eiffage donnait le coup d’envoi du chantier du futur Hôtel-Dieu. Pour l’occasion, Michel Gostoli, le PDG d’Eiffage-construction accueillait Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, et Gérard Colomb. Rappelons qu’Eiffage est titulaire du bail à construction de ce joyau entièrement classé monument historique pour une durée de 94 ans. Pendant ce quasi siècle, ce sera Eiffage le chef d’orchestre des transformations du site (qui devraient s’achever en 2017), puis son gestionnaire global, jusqu’à la restitution finale aux HCL en 2108 ! D’ici là, de l’eau aura coulé sous le pont de la Guillotière !
Didier Reppelin, architecte en chef des monuments historiques et, un des maîtres d’œuvre du projet, avait organisé, pour l’occasion, une des visites guidées dont il a le secret et où il accueille  régulièrement le public volontaire. Le site internet du projet, s’il est visuellement attirant, puisqu’à visée commerciale, n’est pas aussi précis et pertinent que les présentations de Didier ! Le volet sur la philosophie du projet  laissera chacun face à des généralités intemporelles. Plus intéressantes sont les images de synthèse permettant de visualiser les transformations à venir, où, bien entendu, la touche des dessinateurs publicitaires se fait sentir. En visionnant les images de la future cité de la gastronomie, on peut se sentir inquiet du respect de l’esprit des lieux et s’interroger sur le devenir des collections muséales venues de l’ancien hôpital de la Charité. Espérons qu’avec les mises à jour promises du site, nous en apprendrons plus.
On peut découvrir aussi sur le site une collection de cartes postales anciennes qui nous montrent, entre autres, la splendeur de l’ancien passage de l’Hôtel-Dieu et nous restituent les ambiances passées de l’hôpital et du quartier. Les vues contemporaines du chantier de fouilles, nous permettent d’apercevoir quelques trésors (vases, peintures) mis au jour, à proximité de la rue Bellecordière.
Bref, un site à explorer… et à surveiller, sans se priver de prendre la parole pour exprimer nos étonnements !
Suivez les travaux du chantier de l’Hôtel-Dieu sur le site (http://www.grand-hotel-dieu.com/)

 

Dominique Bertin nous a quittés
(2 mars 2015)

Le 2 mars dernier, nous avons appris avec une infinie tristesse le décès de Dominique Bertin, historienne de l’art, maître de conférence à l’université Lumière Lyon 2, auteure, seule ou en collaboration, de nombreux ouvrages essentiels pour appréhender et apprécier à leur juste valeur l’art, l’urbanisme et l’architecture de notre ville.
Universitaire remarquable, elle a fait connaître et apprécier le patrimoine bâti de notre cité à plusieurs cohortes d’étudiants et, par ses écrits, ses conférences et ses visites, à un large public.
La Renaissance du Vieux-Lyon perd une amie de toujours, une accompagnatrice sans cesse prête à offrir son temps, ses connaissances, son aide précieuse pour participer à nos actions.
Pendant de nombreuses années, La RVL a accueilli pour des stages les étudiants en Histoire de l’Art que Dominique Bertin nous adressait. Elle nous demandait aussi de faire visiter le Vieux-Lyon à l’ensemble de ses étudiants de licence, afin de leur permettre de replacer l’art dans le contexte social et architectural du Vieux-Lyon.
Nos adhérents se souviendront des conférences, journées d’études, et visites qu’elle a animées spécialement pour nous. Chacun y appréciait son sens de la pédagogie, sa facilité à nous captiver, et l’émerveillement que lui procuraient toutes les formes d’art.
La dernière fut une déambulation dans le quartier de la Duchère et ses églises …
Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et assurons celle-ci de toute notre sympathie.

 

À Lyon , le premier « Pôle patrimoine » en France
(extrait du journal n° 143, novembre 2014)

Trois organismes oeuvrant pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine, la Fondation Renaud, Patrimoine Rhônalpin et l’antenne régionale de la Fondation du Patrimoine, ont décidé de s’associer et de se rassembler sur un site unique pour constituer le 1er Pôle Patrimoine en France.
C’est au fort de Vaise, propriété de la Fondation Renaud, agrandie pour la circonstance, que siège ce lieu référent, offrant à tous ceux qui le souhaitent la possibilité de le rejoindre. Ensemble, les trois associations recensent, identifient, restaurent et font la promotion de tous les patrimoines et métiers existants. Cette synergie permet désormais de mieux défendre notre région, ses spécificités, ses artisans, ses artistes et tous les bénévoles qui s’impliquent à leurs côtés.
Le 13 juin dernier, c’est en présence de Jean-Jacques Queyranne, président du Conseil Régional, que ce pôle a été inauguré.

 

Au revoir à Michel et Marie-Antoinette Nicolas...
(extrait du journal n° 143, novembre 2014)

Au mois d’août, nous avons appris avec tristesse le départ de Michel Nicolas, ancien président de la Renaissance du Vieux-Lyon.
Un mois après, son épouse Marie- Antoinette le rejoignait…
Ils étaient venus tous les deux à l’inauguration de l’exposition des photos accrochées aux grilles du palais de justice et nous avions eu un grand plaisir à discuter avec eux de la vie de la RVL et d’évoquer des souvenirs. Rien ne nous laissait supposer que c’était là notre dernière rencontre, même si Michel nous était apparu fatigué.
Michel Nicolas a joué un rôle essentiel dans la relance de la Renaissance du Vieux-Lyon à la fin des années 1950. À cette époque, la Jeune Chambre Économique de Lyon (JCE) avait créé, à l’initiative de Marc Levin, une « commission tourisme », qui lança, dès 1957, un certain nombre de suggestions concrètes destinées à revivifier le Vieux-Lyon. Les membres de la JCE décidèrent de participer aux activités du jeune comité d’intérêt local.
Les quartiers Saint-Jean, Saint-Paul et Saint-Georges étaient alors très dégradés, la moitié des logements n’ayant ni salle de bain, ni WC intérieurs. Un projet de la municipalité Herriot prévoyait même de démolir une partie du Vieux-Lyon pour implanter un boulevard urbain entre un nouveau pont, remplaçant le pont du Change, et la montée du Chemin Neuf, un projet repris, quelques années plus tard, par Louis Pradel. Cette obstination provoqua une vive réaction des habitants et de la RVL et conduisit indirectement à la loi Malraux créant les “secteurs sauvegardés”.
À Jacques Chaveyriat, administrateur du Syndicat d’Initiative, élu président de la RVL entre 1958 et 1961, succédèrent trois membres de la Jeune Chambre Économique : Régis Neyret (1961 – 1964), Marc Levin (1964 – 1967), puis, à deux reprises, Michel Nicolas (1971 – 1974 et 1977 – 1978)
Ce dernier s’intéressa en particulier à la remise en valeur des boutiques et aux restaurations d’immeubles. En 1971, il fit participer la RVL à la réalisation d’un film, Quartiers anciens, vie d’aujourd’hui, largement diffusé sur FR3 Lyon. Il lança un prix de la restauration privée et organisa plusieurs expositions sur le quartier, au Palais Saint-Jean. En 1974, il dirigea la confection d’un important dossier intitulé 10 ans de restaurations dans les quartiers anciens, publié lors d’un congrès de Civitas Nostra, tenu à Lyon. Il participa, en outre, à la création d’une formation des guides conférenciers au côté de la Caisse Nationale des Monuments Historiques. Depuis 1987, il présidait l’une des associations les plus importantes de la ville, l’association des Amis du Musée des Beaux- Arts. Il était l’un des vice-présidents de l’association du Musée de la Santé à l’Hôtel-Dieu, présidée par le professeur René Mornex.
Marie-Antoinette fut toujours présente et active aux côtés de Michel, soutenant ses nombreuses activités. Passionnée, elle aussi, elle réunit une importante documentation avant de faire paraître le premier « Mini-guide du Vieux-Lyon » (éditions Résonances) qui fut pendant longtemps le document de référence pour tous les visiteurs. Ce guide fut plusieurs fois réédité et complété.
Lectrice assidue des publications de la RVL, elle ne manquait pas de nous signaler de façon comminatoire les erreurs qui parfois s’y glissaient…
Rigueur oblige ! Avec leur départ, c’est une importante page de notre association qui se tourne. Nous leur savons gré de tout ce qu’ils lui ont apporté et nous nous associons à la peine de leurs enfants et petits-enfants. ?


Quid du devenir des collections du musée des hospices civils ?
(extrait du journal n° 142, juin 2014)

Ouvert en 1936, le musée des Hospices civils de Lyon, mieux connu sous le nom de Musée de l’Hôtel Dieu a fermé ses portes il y a quelques années, pour cause de réhabilitation du prestigieux édifice. Musée classé et contrôlé, il fut labellisé musée de France par les instances du ministère de la Culture et jouissait d’une fréquentation tout à fait honorable. À coté de pièces de grande valeur (boiseries, décors, mobiliers, oeuvres d’art, vases de pharmacie, objets médicaux et autres), héritées de l’histoire propre à l’institution, il honorait la générosité et la volonté des nombreux donateurs et bienfaiteurs qui, par leur geste, entendaient, non seulement écarter les objets des ventes et successions possibles, mais permettre à leurs concitoyens, Lyonnais ou autres, de construire une mémoire en l’offrant au public.
Cette forte tradition s’est poursuivie tout au long de l’existence du musée et en a fait sa richesse et son originalité. Celui-ci est devenu, en quelque sorte, un reflet de la population lyonnaise, de la plus riche à la plus pauvre, un témoignage de sa reconnaissance envers ses hôpitaux et ceux qui le firent fonctionner. Ce n’est donc pas un pur musée de médecine, ou d’histoire, ou des beaux arts, ou d’art décoratif, mais tout cela ensemble, son unité étant cimentée par l’attachement et même par l’amour que la population lyonnaise porte à cette institution, comme s’est ingénié à le démontrer le catalogue de l’exposition 70 ans de donations, présentée en 2006.
Sur ce sujet, notre commission Lyon Patrimoines a été reçue par le service compétent de la Direction Régionale des Affaires Culturelles. Elle s’attache à suivre avec vigilance le devenir de ces collections.


Devenez détenteur d’un feuillet de la Bible à 42 lignes de Gutenberg

Nos amis du Musée de l’imprimerie de Lyon viennent d’accomplir un tour de force en réalisant le fac-similé d’un feuillet de la Bible à 42 lignes de Gutenberg.
Alors que les fêtes de fin d’année approchent, ce véritable objet de collection peut être une idée originale de cadeau. Un tarif spécial est consenti jusqu’au 31 décembre 2013.
Pour en savoir plus : www.imprimerie.lyon.fr



Jean-Guy mourguet nous a quitté.
(extrait du journal n° 139, novembre 2012)

Guignol est en deuil. Jean-Guy Mourguet s’est éteint le lundi 8 octobre.

Né le 22 novembre 1929, montée des Carmélites, il est très vite imprégné par la marionnette Guignol puisqu’on lui met celle-ci dans son berceau, seul moyen de le faire tenir tranquille. Entouré de marionnettistes, il participe dès l’âge de 10 ans à des représentations au théâtre Guignol du quai Saint- Antoine. Il suit des études d’architecture à l’école de La Martinière et entre au conservatoire où il décroche trois premiers prix : chant, art lyrique et opérette. En 1955, la RVL le sollicite pour animer des fêtes dans le quartier Saint-Georges. Alors, il propose Le déménagement, joué dans la rue par des personnages réels. Ce spectacle rencontre un très grand succès et provoque la création d’une troupe de marionnettistes : la Compagnie Jean- Guy Mourguet est née. En 1957, celle-ci interprète une revue, Strip-trique, suivie, dès l’année suivante, par Camélias à gogo. Puis, Jean-Guy Mourguet recherche une salle. Un ami lui propose l’ancienne boutique d’un « regrolleur », au 53 de la rue Saint-Georges, ce qui lui permet de créer le Théâtre Guignol du Petit Bouif. La troupe, comptant parmi ses membres les plus actifs le regretté Jean Clerc, qui a fait aussi les beaux jours de notre association, interprète de nombreuses revues d’actualités, comme La ficelle qui tue ou Vadé métro Satolas. En 1983, la Ville de Lyon sollicite Jean-Guy Mourguet pour prendre la direction du Théâtre Guignol municipal de la rue Carrand. En 1990, celui-ci se retire, tout en maintenant la renommée de Guignol, en France et à l’étranger. Soucieux de préserver sa collection, il participe à la construction d’un Musée Théâtre Guignol à Brindas, commune où il repose désormais. Sans descendance, Jean-Guy clôt ainsi la dynastie des marionnettistes Mourguet, créée par son trisaïeul, Laurent, en 1808. Le Vieux-Lyon se rit encore de ses facéties et ne l’oublie pas.


L'horloge Charvet
(extrait du journal n° 139, novembre 2012)

La décision de la Ville de Lyon de prendre en main la sauvegarde et la restauration de l’horloge Charvet ne peut que nous réjouir. Mais que faire de cet ensemble patrimonial, autant artisanal qu’artistique ? Comme beaucoup, nous pensions que ce joyau serait confié à la bonne garde du Musée historique de Lyon, autrement dit que l’entrée dudit musée serait placée sous le signe des marionnettes animant cette horloge et remplissant ainsi le triple rôle de gracieuses distributrices du temps à tous les gones et fenottes, de témoins de l’histoire locale et de hérauts invitant à découvrir Guignol, Gnafron, leurs amis et compères du monde des automates, présentés en grand nombre dans quelques-unes des pièces de l’ancien Hôtel Gadagne.
Il semblerait que les choses soient plus compliquées. Quoi qu’il en soit, souhaitons que cette oeuvre, offerte aux Lyonnais par un généreux horloger du XIXe siècle, ne soit plus exposée à un quelconque risque de se dégrader là où elle se trouve et que, comme Le Patineur de César, elle soit définitivement sauvée et traitée selon ses mérites...


 

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