1946-1958
1958-1968
1968-1980
1980-1989
1989-1996
1996-2006
À partir de 2007

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Les quartiers du Vieux-Lyon au cœur des préoccupations

« Quel avenir pour notre quartier » : la commission de quartier de la RVL organise au Palais de Justice une grande réunion publique rassemblant les habitants et commerçants du Vieux-Lyon. Chacun peut exprimer ses doléances mais aussi ses suggestions sur les thèmes divers de la vie quotidienne. Elles seront transmises aux élus.

La création de la nouvelle cité judiciaire prive le Palais de Justice d’un grand nombre de salariés, ce qui menace l’équilibre commercial du Vieux-Lyon. Il est envisagé de supprimer toute activité judiciaire au Palais. La RVL se mobilise pour le maintien d’une activité présente depuis près de 1000 ans dans le Vieux-Lyon et appuie les démarches engagées par des magistrats et des hommes politiques : la cour d’appel et la cour d’assises seront maintenues au Palais dans la partie appartenant à la Chancellerie.
Dans la partie appartenant au Département s’installeront un certain nombre d’activités dont le Comité Départemental du Tourisme .

La RVL intervient dans divers domaines : aménagement de l’avenue Adolphe Max, avec la mise en place du plan axonométrique du quartier, révision du Plan de Sauvegarde, soutien à la transformation de la rue Juiverie en rue des artisans d’art, aménagement des jardins du Rosaire, implantation d’une antenne de l’Office du Tourisme dans le Vieux-Lyon, pour ne citer que les plus marquants.

La RVL et la Sémirely ont travaillé à la mise en place par la Ville de Lyon d’une commission technique des AFUL, destinée à veiller au bon déroulement des travaux de réhabilitation, tant sur le plan architectural que social et regroupant dès le début des travaux tous les acteurs engagés dans la réhabilitation (ABF, services de l’urbanisme, services du logement, architecte d’opération, investisseur)

Pour marquer l’achèvement des travaux de réhabilitation de l’immeuble 5 rue Jean Carriès, la RVL monte une opération de partenariats pour faire replacer sur la façade de cet immeuble une nouvelle statue de la Vierge, l’ancienne ayant été dérobée pendant les travaux.

Pour marquer le trentième anniversaire de la création du secteur sauvegardé du Vieux-Lyon, la RVL participe, avec les Archives Municipales, à une exposition et à la rédaction d’un livre-catalogue « Vieux-Lyon, 30 ans de secteur sauvegardé » qui font le point sur la question.


Tourisme dans le Vieux-Lyon

Les cours et traboules ouvertes au public
De plus en plus fréquemment, la RVL est sollicitée par des groupes divers, des associations, des personnalités pour une découverte des réhabilitations et des richesses du quartier. Pour ce faire, elle forme des bénévoles qui assurent ces visites avec la « touche RVL », c’est-à-dire un regard qui ne tient pas compte uniquement de l’histoire du quartier mais aussi de son évolution architecturale et sociale. Des visites seront organisées pour les adhérents : les « mardis trotteurs »
La difficulté à pouvoir pénétrer dans certains immeubles ouverts au public avant leur réhabilitation, oblige la RVL, la Sémirely, la Mission Pentes de la Croix-Rousse, les responsables de l’Office du Tourisme, les collectivités, à se pencher sur la possibilité de créer une convention d’ouverture de jour de ces lieux privés visités par du public. Après plusieurs réunions de travail et des études approfondies de cette question par des juristes de la Ville, les premières conventions d’ouverture de jour des cours et/ou traboules sont signées en 1991 entre la collectivité et 2 offices de HLM. Elles concernent la cour du 8 rue Juiverie (et la superbe galerie de Philibert de l’Orme) et la « grande traboule » reliant le 54 rue Saint-Jean et le 27 rue du Bœuf.
Cette innovation intéresse d’autres villes de France (Saint-Etienne, Villefranche sur Saône) pour lesquelles la RVL organise des réunions de travail sur ce thème.

La RVL renoue avec la participation aux Journées du Patrimoine en montant avec l’association « Accordons nos Vieux-Lyon » une opération portes ouvertes dans la rue Juiverie sur le thème « Rue Juiverie, Lumière et patrimoine ». Tous purent découvrir une rue illuminée et expliquée aux visiteurs par des panneaux illustrés placés chez les commerçants et artisans.

Guider et orienter les visiteurs : plan et signalétiques
Les touristes ont besoin d’un plan qui puisse les guider dans le Vieux-Lyon en signalant les lieux particulièrement dignes d’intérêt. En partenariat avec l’Office du Tourisme, la RVL conçoit un plan-guide rédigé en français et anglais qui est édité à 50 000 exemplaires (et réédité plusieurs fois).
Elle participe aussi avec la Ville de Lyon et les ABF à la mise en place d’une signalétique directionnelle qui se substitue aux nombreux panneaux nécessaires à l’orientation de chacun vers les équipements du quartier.
Elle est associée à la mise en place d’une signalétique patrimoniale : plaques de métal apposées sur les monuments ou bâtiments remarquables du Vieux-Lyon.
Le guide Michelin couronnera ces efforts touristiques en attribuant au Vieux-Lyon les trois étoiles de sa cotation, celles du lieu qui « vaut le voyage » !


La RVL en lien avec les autres

La RVL poursuit ses relations avec les associations du Vieux-Lyon. Membre de l’UCIL (union des comités d’intérêts locaux) depuis sa fondation, elle est membre de son CA. Au plan régional, elle est membre du CA de Patrimoine Rhônalpin, au plan national du Carnaq (carrefour national des comités de quartiers), et de l’Association Nationale des Villes d’Art (dont elle est membre fondateur), au plan international, de Civitas Nostra.
En janvier 1995, elle organise avec « Centre Presqu’île » et « Sauvegarde et Embellissement de Lyon » un congrès qui se tient à Lyon sur le thème des activités économiques en centre-ville et du rôle des quartiers anciens.

La RVL entretient des liens avec les associations de ville à quartiers anciens. Des échanges se créent lors de voyages : la RVL rend visite à ces associations, et elle les reçoit à Lyon. Des échanges d’expériences très fructueux naissent de ces rencontres et de ces visites bien spécifiques.

Le bulletin de la RVL, devenu « Journal » en 1992 publie régulièrement des informations sur l’ensemble de la ville, les Vieux-Lyon d’ailleurs comme les quartiers plus récents. En organisant régulièrement pour ses adhérents des visites, des conférences, des journées d’étude, elle tente d’ouvrir chacun aux différents patrimoines, sans se cantonner uniquement au Vieux-Lyon.


Rétrospectives et prospectives

Des projets pour le Vieux-Lyon, la RVL en a beaucoup. Elle les soumet aux candidats des élections municipales de 1995 sous la forme d’un document « Vieux Lyon 2000 » afin de les sensibiliser aux problèmes liés aux trois quartiers et à l’évolution urbanistique indispensable qui doit être envisagée. Ce document sera réactualisé lors des élections municipales de 2001 et 2008 : Vieux-Lyon 2010, Vieux-Lyon 2013 reprendront et actualiseront les propositions initiales.

La RVL fête ses 50 ans en octobre 1996. A cette occasion, elle organise pendant un long week-end, un grand rassemblement du quartier dans la salle des pas perdus du Palais de Justice, avec jeu, animations, projections de films ou de photos, expositions, spectacles, buffet géant. Elle édite un livre « 50 ans de Renaissance du Vieux Lyon » distribué à tous les adhérents qui relate l’histoire de la RVL intimement liée à celle du Vieux-Lyon pendant 50 ans.
C’est au cours de l’Assemblée Générale exceptionnelle, dans les salons de l’Hôtel de Ville, qu’elle reçoit un représentant de l’Unesco. En effet, l’année 1996 voit naître l’idée de suggérer au maire de Lyon, Raymond Barre, de demander à l’Unesco l’inscription du Vieux-Lyon sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité. Cette demande évoluera pour concerner non plus seulement le Vieux Lyon mais l’ensemble du site historique.

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