Journal RVL n° 114 - juin 2003


Sommaire


❏ L’édito p. 1
L'édito de Maurice Ferdinand, président  :
Du pain sur la planche...

  • L’édito de Maurice Ferdinand, Président « Du pain sur la planche »
  • Chut ! Le Vieux-Lyon dort… (nuisances sonores)
  • L’Etat et la ville s’occupent du Vieux Lyon (mesures pour résoudre des problèmes)
  • Hier, aujourd’hui, le Vieux-Lyon
  • C’est Saint-Georges qui prend la mer (fouilles archéologiques)
  • Sous les pavés, la plage
  • Les touristes à Lyon
  • Interview : Jacques Lasfargues, conservateur du musée gallo-romain
  • Patrimoine d’ailleurs : le Grand Bazar, l’église Saint-Bernard, Lugdunum Florentia, Bayonne, HLM cistercien, patrimoine du Grand Lyon
  • Les Journées européennes du Patrimoine
  • Le point sur les réhabilitations dans le Vieux-Lyon
  • Entre-nous : rallye pédestre, le Fort Saint-Jean et les subsistances
  • Histoire de rues, la place Pandaleix (place de la Baleine)

Édito


Du pain sur la planche...

Les Lyonnais redécouvrent leur ville depuis l'inscription au Patrimoine Mondial.

Mais l'évolution des modes de vie et des besoins économiques entraîne le déclassement de bâtiments anciens, quelquefois prestigieux, la construction de nouveaux équipements, et la transformation de lieux historiques. La sauvegarde du patrimoine et le maintien de la mémoire deviennent une quadrature du cercle.

Des exemples ?

La voiture a engendré les parkings. Certains, comme celui des Célestins deviennent des éléments du patrimoine lyonnais. D autres, particulièrement disgracieux et construits à une époque où le béton était roi et le patrimoine négligé (n'est-ce pas M. Pradel ?) occupent indûment les berges de la Saône, axe de vie historique de Lyon. Il faudra bien les démolir. Quand ? L'édito de juin 2002 de Pierre Guiral, notre vice-président, était intitulé "Et la Saône... " Il plaidait pour une reconquête de la Saône par les Lyonnais. Le nouveau Conseil de Quartier en fait un de ses premiers axes de réflexion.

La Maison du Chamarier, le Palais Saint-Jean, l'Antiquaille ont perdu leur affectation. Le Palais de Bondy est négligé. Il faudra toute l'imagination des Lyonnais pour leur retrouver une vie future... et de l'argent pour la réalisation. L'Ecole d'Architecture de Lyon a proposé à ses élèves de réfléchir sur le devenir de ces bâtiments.

Les habitants sont de plus en plus attachés à la mémoire et au patrimoine. Que nos édiles en soient bien persuadés, nous avons du pain sur la planche.


Maurice Ferdinand

Président de la Renaissance du Vieux-Lyon