Journal RVL n° 092 - novembre 1995


Édito


Préparons ensemble l'anniversaire de notre association.

André Hugoniot nous a quittés trop vite, nous laissant au regret de son ineffable gentillesse, de son écoute attentive et de son ouverture aux autres.

Mais il faut que la vie de notre association continue et c'est bien en poursuivant l'action de tous les présidents qui se sont succédés à la tête de la RVL, que je pourrai le mieux les remercier de leur dévouement.

Aujourd'hui la municipalité lyonnaise a été renouvelée et votre Conseil d'Administration a élu un nouveau président, mais les problèmes posés restent les mêmes, les contacts doivent donc être noués avec les nouveaux responsables et des solutions recherchées en commun.

Heureusement, la RVL a su redéfinir les grandes lignes de son action future, exprimées dans son manifeste "Vieux Lyon 2000". C'est donc aujourd'hui à un travail d'explication et de persuasion qu'il nous faut nous attacher, inlassablement.

La RVL fêtera dans un an ses 50 années d'existence. Un demi-siècle de réflexions, d'actions et de combats pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine extraordinaire de ce quartier et pour l'amélioration de la qualité de la vie de ses habitants et de tous ceux qui y travaillent.

Par le caractère exceptionnel de la célébration de cet anniversaire, nous montrerons notre légitime fierté de l'action passée et nous témoignerons notre reconnaissance à tous ceux qui l'ont menée.

Mais cette fête serait vaine si elle ne devait pas marquer un nouveau départ pour une RVL aux effectifs sans cesse croissants (700 membres cotisants) et aux idées novatrices au service de la vie sociale, culturelle et économique de notre quartier opposant la force de ses convictions à I' immobilisme chronique des habitudes lyonnaises. 

Dans cette perspective un changement de local est envisagé, la boutique de la place de la Baleine étant devenue beaucoup trop exiguë pour nos activités. L'aménagement de locaux plus vastes ainsi que l' organisation des manifestations du cinquantenaire ne se feront pas sans des frais importants que le budget normal de l'association ne saurait absorber.

C'est pourquoi le Conseil d'Administration a décidé de demander à tous les adhérents un effort financier exceptionnel, effort qui, j'en suis persuadé, sera soutenu et amplifié par les pouvoirs publics conscients de l'importance de notre action au service du quartier historique de Lyon, l'un des atouts majeurs du rayonnement international de notre Métropole.

Que chacun d'entre nous participe à ces opérations ambitieuses, el leur réussite démontrera, une nouvelle fois, la vitalité de la Renaissance du Vieux-Lyon.


Denis Eyraud

Présidente de la Renaissance du Vieux-Lyon