Bulletin RVL n° 017 - année 1973


Sommaire


❏ Les édito de Michel Nicolas, Président


1e trimestre 1973
  • Compte rendu de l’AG d’octobre 1972(compte-rendu d’activités)
  • 8 décembre, journée portes ouvertes sur le Vieux-Lyon, action du syndicat d’initiative dans le Vieux-Lyon
2e trimestre 1973
  • Création d’une association des commerçants dans le Vieux-Lyon
  • La télévision dans le Vieux-Lyon (film sur Lyon)
  • Réponses au questionnaire diffusé aux adhérents (sorties organisées par la RVL)
4e trimestre 1973
  • Congrès Civitas Nostra à Lyon (l’environnement au cœur de la ville)
  • Action groupée des associations du Vieux-Lyon : Pour une information et action coordonnées des associations, des élus et de l’administration
  • Film sur le Vieux-Lyon (la vie dans le Vieux-Lyon)


Bulletin de liaison RVL n° 17-1, 1er trimestre 1973

Éditorial

C’est au nom du Conseil de l'association que j'exprime les qu'il forme pour 1973, expansion par le recrutement de nouveaux membres, concertation accrue avec les pouvoirs publics et défense vigilante.

Une association ne peut vivre qu'appuyée par un nombre croissant d'adhérents, si non elle perd de son impact et de son sérieux vis vis de l'opinion. Il est impensable que la Renaissance du Vieux-Lyon ne regroupe pas à Lyon tous ceux qui se targuent de défendre la culture, l’histoire ou l'art sous quelque forme que ce soit.

Il fut un temps où la- Jeune Chambre Economique parlait d'un snobisme du Vieux-Lyon : on pourrait croire en voyant agir certains milieux qu'il y un ostracisme du Vieux-Lyon. Combien de Lyonnais cultivés, (ignorant la qualité du Vieux-Lyon pour n'y avoir jamais mis les pieds) se pâment dans d’autres villes devant des quartiers anciens ? Et si une maison de fâcheuse mémoire, a pu faire croire à un lieu de perdition, ceux qui s’y promènent ou y travaillent s’y sentent autant à l'aise que dans un gros village.

Pour le faire mieux connaitre, nous allons multiplier réunions et rencontres entre-membres actifs, leur demandant de faire du prosélytisme auprès de tous leurs amis, Plus nous serons nombreux à cotiser, plus grande sera notre indépendance et plus forts serons-nous pour lutter et sauver le Vieux-Lyon.

II nous semble aussi important que tous les commerçants traditionnels continuent d’épauler notre action de façon active et efficace. Il est facile de critiquer et de rejeter la faute de ce qui ne va pas sur une association dont on ne fait partie. Les nouveaux commerces et les restaurants qui profitent Indirectement et gratuitement de la publicité faite par la Renaissance du Vieux-Lyon soit par son action, soit par ses plans et brochures distribués dans le monde entier, devraient aussi penser à nous aider.

Les quartiers anciens sont des pôles d'attraction incomparables dont profitent tous les commerces.

Nous regrettons une fois de plus que notre appel à la participation n’ait pas rencontré plus d'accueil du côté de la Municipalité. Il nous semble de plus en plus indispensable qu'une association comme la nôtre soit au moins informée des modifications ou des changements dans le quartier.

J'ai parlé de défense vigilante : il est de plus en plus indispensable d'être sur la brèche si nous voulons conserver et mettre en valeur le Vieux-Lyon. L'ouverture d'un pont, la suppression de deux autres, risquent d'amener à plus ou moins longue échéance, des conditions inacceptables où de remettre en cause des promesses officielles. Nous ne mettons pas d'animosité dans ces remarques, mais seulement de la lucidité.

Nous avons proposé de nombreux plans de circulation jumelés avec ces modifications importantes pour Je quartier : puisse enfin la raison l’emporter et faire que le Vieux Lyon ne soit pas le dernier quartier historique de France à être envahi de voitures et pollué par elle.

Puissent cas quelques souhaits se réaliser rapidement. La Renaissance du Vieux-Lyon compte sur tous.


Michel Nicolas , Président RVL


Bulletin de liaison RVL n° 17-2, 2e trimestre 1973

Éditorial

Non le Vieux-Lyon n’est pas un mort en sursis comme le laissait supposer un article paru dans un quotidien Lyonnais, article annonçant la création d’un groupement de commerçants de telle façon, qu'il semblait bien que c’était sa dernière bouée de sauvetage

Or depuis une quinzaine d'années, la Renaissance du Vieux Lyon par son action défense, par son animation au moment des fêtes et par sa caisse de prêts aux commerçants désireux de restaurer leurs boutiques, (50 actuellement) ainsi que Je Syndicat d’Initiative et la Délégation au Tourisme par leur action de propagande ont apporté une vie tangible à ce quartier, ignoré auparavant.

Une vie qui, nous voulons l'espérer, sera profitable non seulement aux commerçants (nous sommes heureux qu'ils se décident enfin à agir par eux-mêmes) mais aussi, et surtout, aux habitants qui désirent vivre dans le calme (nous rappelons les nombreuses démarches de la Renaissance du Vieux-Lyon au sujet des rues piétonnes, l'après-midi et le soir) autant que dans la propreté.

Nous publions d'ailleurs, dans ce bulletin, une importante étude réalisée par "Civitas Nostra" intitulée "DOMAINES des PIETONS". Et qui démontre (ce que d'autres villes ont compris) que la suppression des voitures dans les quartiers anciens est I'une des solutions possibles à ces problèmes.

En outre, un programme de sorties attrayantes permettra, nous l’espérons vivement, de resserrer davantage les liens qui unissent inévitablement les membres d’une même association.


Michel Nicolas, Président RVL


Bulletin de liaison RVL n° 17-4, 4e trimestre 1973

Éditorial

En cette période de reprise de nos activités je crois utile de donner quelques réflexions qui me sont venues à l’esprit après ma participation, à Zurich, au début juillet, à la conférence de lancement de « l’année européenne du patrimoine architectural » prévu pour 1975.
Parmi les quelques 300 participants représentant 18 pays, le président de la Renaissance du Vieux-Lyon pensait que les problèmes de son quartier n'avaient aucune mesure avec ceux de villes comme Prague, Bruxelles ou Florence. Pourtant, au hasard des colloques et des réunions privées. i 'ai ressenti une grande communion d'esprit et compris que l’Europe des Centres Historiques n’était pas un vain projet.
Pour exemple de cette union d'esprit, je vous donnerai quelques extraits du rapport du ministre des travaux publics de Belgique :
« les sites ayant une valeur. Architecturale doivent être soustraits au trafic pour présenter des rues piétonnières formant itinéraire de promenade… Ils doivent remplir une fonction de forum, de lieu de rencontre : ils doivent représenter un espace vital psychologique dont le but est de réaliser une réanimation… l'expérience nous appris que, dans les centres historiques des villes soustraits au trafic, et conjuguant des valeurs architecturales, la rentabilité des magasins s'est considérablement accrue »
N'est ce-pas ce que nous essayons de faire réaliser dans le Vieux Lyon ?
Souhaitons une fois de plus, que les pouvoirs publics acceptent le dialogue à ce sujet et mettre en pratique cet autre passage de la déclaration Split :
« il y a lieu d' insister sur la nécessité pour les villes d'entretenir un dialogue constant avec l'opinion publique, avec les organisations bénévoles, les comités de quartier ».
Nous aurons l’occasion vérifier si nos idées sont bonne et de confronter nos expériences au cours de cette année puisque le congrès de CIVITAS NOSTRA aura lieu à LYON au printemps. La Renaissance du Vieux-Lyon, a en effet la lourde tâche d'organiser cette réunion, mais avec fierté, puisque son vieux quartier verra affluer vers lui, pour le dixième anniversaire de sa création en "secteur sauvegardé", le premier France, la foule des amis de notre association venue France, de Suisse, d'Italie et d'autres pays européens. Le thème choisi "DIX ANS de RESTAURATIONS et de DEMOLITIONS : bilan et perspectives" permettra une large confrontation des diverses manières et méthodes pour rendre vie et beauté aux centres vivants historiques de nos villes.
Il me semble inutile de préciser que la Renaissance du Vieux-Lyon a besoin de sentir au coude à coude tous ses adhérents car c'est un travail énorme qui nous attend, mais facile à réaliser en communauté.

Michel Nicolas, Président RVL