70 ans d'histoire


La Renaissance du Vieux-Lyon de 1946 à nos jours

1946 - 1958 : Des initiatives diverses


Création de la Renaissance du Vieux-Lyon  par François Palasse, le 18 octobre 1946, une association pour les habitants des quartiers Saint-Georges, Saint-Jean et Saint-Paul. Objectif : faire connaître et sauvegarder le patrimoine culturel de la rive droite de la Saône.


Tenir propre, animer, faire découvrir

L’association organise, avec le Syndicat d’Initiative, des visites de cours et de traboules et des fêtes de quartier (cyclo-cross annuel, par exemple, dans les rues et « montées »). Elle obtient une subvention municipale pour les concierges qui nettoient les immeubles visités !
Course cycliste, place du change (on peut deviner l'ancien pont du change, démoli en 1974)
Course cycliste, place du change (on peut deviner l'ancien pont du change, démoli en 1974)

D’autres initiatives

Un groupe d’artisans, d’artistes et de commerçants se constitue à Saint-Georges autour de la potière Simone Pelosse.

La Jeune Chambre Economique crée, en 1955, une commission Tourisme qui choisit pour thème le Vieux-Lyon, son intérêt architectural et les possibilités de sa réhabilitation. Elle entre en contact avec la Renaissance du Vieux-Lyon et organise des concours pour les scolaires, des visites et une permanence d’information pour les habitants et les commerçants. Un rapport « Suggestions pour le quartier Saint-Jean » est publié en 1957. Il propose d’associer le quartier aux fêtes du bimillénaire et, pour la première fois, publie un circuit de visite du Vieux-Lyon. 
Le maire, Louis Pradel, est favorable à ces propositions. L’Architecte des Bâtiments de France, sensible à l’intérêt du Vieux-Lyon, est à l’origine du premier arrêté municipal (1960) voté pour la protection du quartier.


Le Syndicat d’Initiative s’intéresse de plus en plus au Vieux-Lyon et suggère que tous les acteurs de dynamisation du quartier se regroupent.

C’est l’objectif que se fixe Jacques Chaveyriat, aidé par des animateurs de la Jeune Chambre Economique, en prenant la présidence en 1958 de la modeste association de quartier qu’était encore la Renaissance du Vieux-Lyon.


1958 - 1968 : Un coup de jeune

Période particulièrement intense et dynamique sous les présidences de Jacques Chaveyriat, Régis Neyret, Marc Levin, Jean-Jo Brun qui devront se confronter à un maire prêt à démolir une partie du Vieux-Lyon et du quartier Mercière sur la rive gauche de la Saône. 
Projet d'éventration du Vieux Lyon par une voie rapide, reliant la montée du chemin neuf et le futur pont maréchal Juin
Projet d'éventration du Vieux Lyon par une voie rapide, reliant la montée du chemin neuf et le futur pont maréchal Juin

Des batailles

  • Première bataille : lutter contre les projets de percée dans le Vieux-Lyon, face à l’actuel pont maréchal Juin. La création par André Malraux, en 1964, du secteur sauvegardé met fin à ce projet.
  • Deuxième bataille : elle est menée contre la démolition des deux ilôts d’habitation situés entre la cathédrale et le Palais de Justice (pour l’agrandissement de celui-ci). Les immeubles sont démolis, mais le jardin archéologique est créé – avec l’appui de la RVL. 
  • Troisième bataille : un architecte en chef parisien élabore un plan de sauvegarde du Vieux-Lyon qui prévoit la démolition de deux tiers du quartier, la restauration d’un tiers, la construction à neuf d’un autre tiers. La RVL va se battre contre les différentes versions de ce plan. Le plan définitif sera élaboré par Jean-Gabriel Mortamet, architecte en chef lyonnais, en 1984.
  • Quatrième bataille : démolition du quartier Mercière. L’engagement de la RVL est moindre. Elle interviendra cependant pour la conservation de l’hôtel Horace Cardon.

Faire connaître le Vieux-Lyon

  • 8 décembre 1959 : plus de 100 000 Lyonnais viennent déambuler dans les rues et les cours illuminées, sonorisées. Le Vieux-Lyon prend pour eux une poésie jusque- là inconnue. Des visites nocturnes du quartier (organisées par le Syndicat d’Initiative) prolongeront cette action spectaculaire. Au sein de l’association se crée un comité des fêtes, associé à un groupe folklorique « La Lyonnaise » et aux marionnettes de Jean-Guy Mourguet.
  • Carnaval – Mai de Lyon : Organisation d’un Carnaval à la mi-carême, des fêtes du Mai de Lyon, des feux de la Saint-Jean, d’un festival de musique sacrée.
  • Promotion : Edition de brochures, de dépliants, de guides en collaboration avec le S.I. et divers partenaires privés. Parution d’un ouvrage « Renaissance » pour faire connaître le Vieux-Lyon.

Mise en valeur du Vieux-Lyon : début des réhabilitations

  • Création par la RVL d’une commission « Inventaire » chargée de répertorier les immeubles du Vieux-Lyon.
  • Participation à la création de la Sémirely (Société d’Economie Mixte de Restauration du Vieux Lyon) à majorité municipale. La RVL a 1,12% des parts.
  • Création d’une commission de suivi des restaurations.
  • Formation de bénévoles à la restauration.
  • Création d’une caisse de prêt, en partenariat avec la Ville de Lyon. Ces prêts sont destinés aux commerçants désireux de restaurer leur local. S’y ajoute une subvention accordée à ceux qui éclaireront leurs vitrines le soir. L’aspect des rues se transforme petit à petit : c’est une première sensibilisation à la valeur architecturale du quartier.


Faire rayonner l’expérience lyonnaise

Lyon est pionnière dans la prise de conscience de la valeur du patrimoine urbain (au regard du patrimoine monumental seul pris en compte à cette époque). La RVL prend contact avec d’autres villes qui rencontrent les mêmes difficultés à voir ce patrimoine pris en considération. 
Elle organise le premier « Colloque des cités et quartiers anciens » (avec l’appui du S.I et de la DRAC) qui réunit plus de 100 participants venus de France et de Suisse en mai 1963. La médiatisation en est considérable auprès des spécialistes, historiens, techniciens et praticiens, hommes politiques et journalistes.
Cette manifestation aboutit à la création de « Civitas nostra », fédération internationale de villes à quartiers anciens. Celle-ci monta une exposition « Quartiers anciens, Vie d’aujourd’hui » qui fut présentée dans 25 villes de France, de Suisse et d’Italie.
En 1968, le congrès de Civitas nostra lançait ce slogan qui est resté le nôtre : 
« Dans les quartiers anciens, les hommes passent avant les pierres ».

1968 - 1980 : La RVL se structure

Les présidents se succèdent : il a été décidé, dès 1958, que chacun n’assurerait pas un mandat excédant 3 ans. Ils poursuivent leur action au sein d’un «comité des sages». Une permanence est assurée par une salariée à temps partiel.

Opérations de médiatisation 

Quelques grandes dates :   

  • 1969 : l’émission de télévision «Chefs d’œuvre en péril» attribue le 1er prix à la RVL, ce qui la crédibilise au plan national.  En savoir +   Entretien avec le président de la RVL, Mr Brun.  
  • 1971 : réalisation d’un film «Quartier ancien, vie d’aujourd’hui» réalisé par la télévision lyonnaise et largement diffusé sur  FR3 Lyon. 
  • 1971 :  étude confiée à la RVL par le ministère de la Culture sur la place de la publicité dans les centres historiques.   
  • 1972 : premier «Miniguide du Vieux Lyon» de Marie-Antoinette Nicolas, plusieurs fois réédité. Son titre actuel : «Le Vieux Lyon et ses traboules» en version bilingue.   
  • Dès 1969, mise en place de multiples moyens de faire connaître le Vieux-Lyon : dîners-débats, éditions de brochures «Guide-visite du Vieux-Lyon», «Etudes et conseils simples de restaurations», dépliants diffusés gratuitement avec le S.I.   
  • 1974 : publication dans le bulletin de la RVL de dossiers sur la restauration du Vieux-Lyon et plus particulièrement, un dossier «10 ans de restauration dans les quartiers anciens» publié lors du congrès de Civitas nostra à Lyon.   
  • 1980 : publication d’un livre consacré à «la catastrophe de Fourvière» à l’occasion du cinquantenaire de cet événement.
Guide des portes et impostes lyonnaises. © DR
Guide des portes et impostes lyonnaises. © DR
  • 1980 : publication d’un «guide des portes et impostes lyonnaises» (Madeleine Bunevod et Bernard Deloche) accompagné d’une exposition au Palais Saint-Jean.

Actions dans le Vieux-Lyon

  • Lancement du prix de la restauration privée pour les portes et impostes du Vieux-Lyon financé grâce au concours de la Caisse Nationale des Monuments historiques.   
  • Participation à la formation des guides-conférencières de l’Office du Tourisme.   
  • Organisation de concours (fleurissement, photos, vitrines …)
  • Lancement d’une enquête sur la circulation et le bruit dans le Vieux-Lyon (1000 réponses /3000 questionnaires envoyés).    
  • Action pour demander la piétonisation du quartier (obtenue en 1979)    
  • Action conjointe avec «Centre Presqu’Île» pour demander la reconstruction d’une passerelle du Palais de Justice.    
  • Action pour la non-destruction de la maison 5 place Saint-Jean (qui deviendra MJC du Vieux-Lyon – Maison pour tous).
  • Suivi attentif des restaurations des îlots 15 et 18 par la Sémirely (entre rue Saint-Jean et rue du Bœuf), conformément au plan de l’architecte en chef André Donzet. Ces restaurations posaient problème sur le plan architectural et sur le plan social.
  • Combat pour éviter la vente en copropriété des immeubles insalubres avant leur remise en état (dérive des spéculateurs).    
  • Nouvelle vigueur donnée à la commission « Inventaire », en liaison avec le Préinventaire du Rhône).    
  • Participation aux commissions municipales élargies traitant de l’urbanisme et des affaires culturelles et sociales.
  • Entre 1968 et 1978, ont lieu les restaurations de l’église Saint-Paul (André Donzet) et du Temple du Change (Jean-Gabriel Mortamet). Premières opérations de coloration des façades sur le musée Gadagne (André Donzet et Robert Thévenot, ABF).     
  • 1979 : l’Ordre des Avocats acquiert l’ensemble immobilier du 60 rue Saint-Jean qui deviendra grâce aux avocats transformés en ouvriers bénévoles, la Maison des Avocats (actuellement musée international de la miniature et des décors de cinéma).
  • A la demande du maire Francisque Collomb et de son adjoint à l’urbanisme Jacques Moulinier, une  "étude préalable" est menée sur le Vieux-Lyon, étude qui mobilisa tous les acteurs du quartier. Il est décidé alors de préempter un certain nombre d’immeubles au profit de sociétés de HLM pour les faire restaurer, la Sémirely n’ayant pas les moyens financiers de le faire.      
  • La «commission chantiers» de la RVL devient de de plus en plus active (sous la responsabilité d’Annie Neyret).

1980 - 1989 : De multiples restaurations

La loi Malraux et les HLM dans le Vieux Lyon 

1981 : le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur du Vieux-Lyon (PSMV) conçu par Jean-Gabriel Mortamet, est publié. Il fait l’objet d’une exposition « Quel avenir pour notre passé ? » préparée par l’Etat et la Municipalité. 
La RVL va jouer, avec « Saint-Georges Village » un rôle d’explicateur de texte. Elle participe à un comité de pilotage mis en place par la Ville. 
La RVL est consultée au moment des réhabilitations des immeubles HLM (150 logements). Mise en place d’une OPAH (opération programmée de l’amélioration de l’habitat) sur les quartiers de Saint-Georges et de Saint-Paul : 400 logements vont en bénéficier.  

Opérations de restaurations privées 

La loi Malraux accorde, sous certaines conditions, des avantages fiscaux non négligeables aux investisseurs qui s’engagent dans la réhabilitation d’immeubles en secteur sauvegardé ou dans les PRI (périmètres de restaurations immobilières). La ville de Bordeaux utilisait déjà largement cette procédure. La RVL établit des contacts avec elle et va permettre d’introduire à Lyon le système des AFUL (associations foncières urbaines libres). 500 logements seront ainsi restaurés entre 1985 et 1995.  
La Commission technique de la RVL se joindra à l’Architecte des Bâtiments de France et à la Sémirely qui exercent un contrôle sur ces réhabilitations. 
Parallèlement, 2 hôtels de luxe vont voir le jour à cette période : Cour des Loges à l’emplacement des 2. 4. 6. 8 rue du Bœuf en 1986 et la Tour Rose achevée en 1990 aux 20 et 22 rue du Bœuf. (l’Hôtel Phénix sera restauré en 1992 et la Villa Florentine ne sera créée qu’en 1993). 
C’est après une visite du Premier Ministre Raymond Barre en 1980, en compagnie des animateurs de la RVL qui l’alertent sur la crasse de la Primatiale, que les crédits seront débloqués et que les travaux de restauration de la façade seront votés. Dix ans plus tard, Didier Repellin, ACMH, conduira la restauration du chevet avec une volonté pédagogique affirmée (visites publiques du chantier, loge des tailleurs de pierre visible de la rue). 

Un recours gagné au Tribunal Administratif 

L’immeuble du 5 rue Jean Carriès est fragilisé par les travaux du métro. Son propriétaire décide de le démolir, allant ainsi contre le PSMV qui préconise sa conservation. La RVL, sûre d’un confortement possible de cet immeuble, engage un recours au Tribunal Administratif qui lui donnera raison.  
Ce jugement fera jurisprudence dans plusieurs villes de France à secteur sauvegardé confrontées à un problème similaire.  
Pendant cette période, la RVL publiera une série de dossiers faisant le point sur les restaurations publiques ou privées (1981,1984,1986).
32 rue Tramassac après réhabilitation. © DR
32 rue Tramassac après réhabilitation. © DR
La Cour des Loges avant restauration. © DR
La Cour des Loges avant restauration. © DR
La Cour des Loges actuelle. © DR
La Cour des Loges actuelle. © DR
2 place du Gouvernement avant réhabilitation. © DR
2 place du Gouvernement avant réhabilitation. © DR

Evolution commerciale – nuisances dans le Vieux-Lyon 

La RVL et l’association des commerçants confient à un cabinet d’études une étude sur l’équilibre commercial dans le Vieux-Lyon car l’activité commerciale subit alors de grandes modifications (libération des rez-de-chaussée transformés en restaurants et boîtes de nuit). Le tourisme nocturne entraîne des nuisances pour les habitants. 
La RVL lance une première campagne de sensibilisation auprès des « touristes » de la nuit : « Chut, le Vieux-Lyon dort ». 
La réhabilitation des immeubles entraîne une fermeture progressive des portes d’allées. La RVL, avec l’Office du Tourisme, met en place une réunion de réflexion sur ce sujet réunissant propriétaires, syndics, représentants des collectivités, Architecte des Bâtiments de France pour tenter de trouver une solution à ce qui peut rapidement devenir catastrophique pour le tourisme. 

Une vie associative riche  

La RVL accompagne les associations nouvelles qui se créent dans le Vieux Lyon, en liaison avec la MJC du Vieux Lyon dont elle est administrateur et s’associe à certaines de leurs activités. 
Elle participe aux CICA (Comités d'Initiative et de Consultation d'Arrondissement), mis en place dans les mairies d’arrondissement à la suite de la loi PLM. 
Elle décide de faire suivre l’Assemblée Générale d’un repas convivial, facilitant les contacts entre les différents membres. 
35 ans après sa création, elle organisera une journée de travail pour faire le point sur ses missions et ses réalisations. 
Dès 1962, la RVL avait organisé des Journées d’étude. Elles auront lieu chaque année et seront de véritables journées de « formation permanente » sur des sujets touchant à l’histoire, la géographie, l’urbanisme, l’architecture. 
Elle mettra en place des voyages à l’étranger. Le premier eut lieu en 1981 à Florence à la rencontre des Gondi et des Gadagne (qui nous rendront visite en 1988). 
La RVL participe à la création de « Patrimoine Rhônalpin », fédération d’associations de valorisation du patrimoine dans les 8 départements de Rhône-Alpes. 

De nouvelles publications 

En 1980, premier annuaire des adhérents, plusieurs fois réédité (jusqu’en 2004). 

Edition, en collaboration avec Patrimoine Rhônalpin, de 2 Guides du Patrimoine méconnu : « Trois quartiers historiques entre 1975 et 1985 : Lyon, Annecy et Chambéry » en 1988 et « Images du Vieux Lyon » en 1989. 
Participation à la réalisation d’un film réalisé par FR3 « Lyon Renaissance », diffusé à plusieurs reprises (encore disponible en cassette vidéo). 

1989 - 1996 : Les quartiers du Vieux-Lyon au cœur des préoccupations

« Quel avenir pour notre quartier » : la commission de quartier de la RVL organise au Palais de Justice une grande réunion publique rassemblant les habitants et commerçants du Vieux-Lyon. Chacun peut exprimer ses doléances mais aussi ses suggestions sur les thèmes divers de la vie quotidienne. Elles seront transmises aux élus. 

La création de la nouvelle cité judiciaire prive le Palais de Justice d’un grand nombre de salariés, ce qui menace l’équilibre commercial du Vieux-Lyon. Il est envisagé de supprimer toute activité judiciaire au Palais. La RVL se mobilise pour le maintien d’une activité présente depuis près de 1000 ans dans le Vieux-Lyon et appuie les démarches engagées par des magistrats et des hommes politiques : la cour d’appel et la cour d’assises seront maintenues au Palais dans la partie appartenant à la Chancellerie.  
Dans la partie appartenant au Département s’installeront un certain nombre d’activités dont le Comité Départemental du Tourisme .
 
La RVL intervient dans divers domaines : aménagement de l’avenue Adolphe Max, avec la mise en place du plan axonométrique du quartier, révision du Plan de Sauvegarde, soutien à la transformation de la rue Juiverie en rue des artisans d’art, aménagement des jardins du Rosaire, implantation d’une antenne de l’Office du Tourisme dans le Vieux-Lyon, pour ne citer que les plus marquants. 
La RVL et la Sémirely ont travaillé à la mise en place par la Ville de Lyon d’une commission technique des AFUL, destinée à veiller au bon déroulement des travaux de réhabilitation, tant sur le plan architectural que social et regroupant dès le début des travaux tous les acteurs engagés dans la réhabilitation (ABF, services de l’urbanisme, services du logement, architecte d’opération, investisseur)



Pour marquer le trentième anniversaire de la création du secteur sauvegardé du Vieux-Lyon, la RVL participe, avec les Archives Municipales, à une exposition et à la rédaction d’un livre-catalogue « Vieux-Lyon, 30 ans de secteur sauvegardé » qui font le point sur la question.

Tourisme dans le Vieux-Lyon   

Les cours et traboules ouvertes au public  

De plus en plus fréquemment, la RVL est sollicitée par des groupes divers, des associations, des personnalités pour une découverte des réhabilitations et des richesses du quartier. Pour ce faire, elle forme des bénévoles qui assurent ces visites avec la « touche RVL », c’est-à-dire un regard qui ne tient pas compte uniquement de l’histoire du quartier mais aussi de son évolution architecturale et sociale. Des visites seront organisées pour les adhérents : les « mardis trotteurs » 

La difficulté à pouvoir pénétrer dans certains immeubles ouverts au public avant leur réhabilitation, oblige la RVL, la Sémirely, la Mission Pentes de la Croix-Rousse, les responsables de l’Office du Tourisme, les collectivités, à se pencher sur la possibilité de créer une convention d’ouverture de jour de ces lieux privés visités par du public. Après plusieurs réunions de travail et des études approfondies de cette question par des juristes de la Ville, les premières conventions d’ouverture de jour des cours et/ou traboules sont signées en 1991 entre la collectivité et 2 offices de HLM. Elles concernent la cour du 8 rue Juiverie (et la superbe galerie de Philibert de l’Orme) et la « grande traboule » reliant le 54 rue Saint-Jean et le 27 rue du Bœuf. 

Galerie Philibert de l'Orme. © DR
Galerie Philibert de l'Orme. © DR
Cette innovation intéresse d’autres villes de France (Saint-Etienne, Villefranche sur Saône) pour lesquelles la RVL organise des réunions de travail sur ce thème. 
La RVL renoue avec la participation aux Journées du Patrimoine en montant avec l’association « Accordons nos Vieux-Lyon » une opération portes ouvertes dans la rue Juiverie sur le thème « Rue Juiverie, Lumière et patrimoine ». Tous purent découvrir une rue illuminée et expliquée aux visiteurs par des panneaux illustrés placés chez les commerçants et artisans. 
 

Guider et orienter les visiteurs : plan et signalétiques  

Les touristes ont besoin d’un plan qui puisse les guider dans le Vieux-Lyon en signalant les lieux particulièrement dignes d’intérêt. En partenariat avec l’Office du Tourisme, la RVL conçoit un plan-guide rédigé en français et anglais qui est édité à 50 000 exemplaires (et réédité plusieurs fois).  
Elle participe aussi avec la Ville de Lyon et les ABF à la mise en place d’une signalétique directionnelle qui se substitue aux nombreux panneaux nécessaires à l’orientation de chacun vers les équipements du quartier.  
Elle est associée à la mise en place d’une signalétique patrimoniale : plaques de métal apposées sur les monuments ou bâtiments remarquables du Vieux-Lyon.  
Le guide Michelin couronnera ces efforts touristiques en attribuant au Vieux-Lyon les trois étoiles de sa cotation, celles du lieu qui « vaut le voyage » !   
  

La RVL en lien avec les autres  

La RVL poursuit ses relations avec les associations du Vieux-Lyon. Membre de l’UCIL (union des comités d’intérêts locaux) depuis sa fondation, elle est membre de son CA. Au plan régional, elle est membre du CA de Patrimoine Rhônalpin, au plan national du Carnaq (carrefour national des comités de quartiers), et de l’Association Nationale des Villes d’Art (dont elle est membre fondateur), au plan international, de Civitas Nostra.  
En janvier 1995, elle organise avec « Centre Presqu’île » et « Sauvegarde et Embellissement de Lyon » un congrès qui se tient à Lyon sur le thème des activités économiques en centre-ville et du rôle des quartiers anciens.  
La RVL entretient des liens avec les associations de ville à quartiers anciens. Des échanges se créent lors de voyages : la RVL rend visite à ces associations, et elle les reçoit à Lyon. Des échanges d’expériences très fructueux naissent de ces rencontres et de ces visites bien spécifiques.   
Le bulletin de la RVL, devenu « Journal » en 1992 publie régulièrement des informations sur l’ensemble de la ville, les Vieux-Lyon d’ailleurs comme les quartiers plus récents. En organisant régulièrement pour ses adhérents des visites, des conférences, des journées d’étude, elle tente d’ouvrir chacun aux différents patrimoines, sans se cantonner uniquement au Vieux-Lyon.  
  

Rétrospectives et prospectives  

Des projets pour le Vieux-Lyon, la RVL en a beaucoup. Elle les soumet aux candidats des élections municipales de 1995 sous la forme d’un document « Vieux Lyon 2000 » afin de les sensibiliser aux problèmes liés aux trois quartiers et à l’évolution urbanistique indispensable qui doit être envisagée. Ce document sera réactualisé lors des élections municipales de 2001 et 2008 : Vieux-Lyon 2010, Vieux-Lyon 2013 reprendront et actualiseront les propositions initiales.   
La RVL fête ses 50 ans en octobre 1996. A cette occasion, elle organise pendant un long week-end, un grand rassemblement du quartier dans la salle des pas perdus du Palais de Justice, avec jeu, animations, projections de films ou de photos, expositions, spectacles, buffet géant. Elle édite un livre « 50 ans de Renaissance du Vieux Lyon » distribué à tous les adhérents qui relate l’histoire de la RVL intimement liée à celle du Vieux-Lyon pendant 50 ans.  
C’est au cours de l’Assemblée Générale exceptionnelle, dans les salons de l’Hôtel de Ville, qu’elle reçoit un représentant de l’Unesco. En effet, l’année 1996 voit naître l’idée de suggérer au maire de Lyon, Raymond Barre, de demander à l’Unesco l’inscription du Vieux-Lyon sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité. Cette demande évoluera pour concerner non plus seulement le Vieux Lyon mais l’ensemble du site historique. 

1996 - 2006 : Une reconnaissance mondiale

La RVL, avec plusieurs anciens présidents et son photographe, participe activement au comité de pilotage constitué par la Ville de Lyon et chargé de monter le dossier de candidature de Lyon à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité. 

En décembre 1998, la nouvelle est proclamée : le site historique de Lyon est inscrit par l’Unesco. Haute distinction qui constitue une reconnaissance prestigieuse et qui sera bientôt source de notoriété et de rayonnement pour la Ville, celle-ci devant s’impliquer pour que la qualité de l’architecture et de l’environnement soit particulièrement surveillée, préservée et mise en valeur. 
La RVL va éditer un supplément à son Journal qui expliquera succinctement les conditions de cette inscription et ses conséquences. 
Il faudra continuer à expliquer aux Lyonnais pourquoi le site historique – et non seulement le Vieux-Lyon – a bénéficié de cette distinction. La RVL va éditer un livre « Lyon, un site, une cité », largement illustré, qui propose au lecteur de découvrir le cœur de la Ville avec le regard que l’Unesco a pu porter sur lui. Ce livre, édité à 10 000 exemplaires, sera suivi d’une version anglaise. Il connaîtra un grand succès et fera l’objet d’une campagne de diffusion intense.
 

Changement de lieu, changement de vie 

Après le local trop exigu de la place de la Baleine et un bref passage à la Maison du Chamarier, c’est en 1999 que la RVL s’installe dans ses nouveaux locaux, 50 rue Saint-Jean. Une grande respiration pour l’association dont le rôle de formation auprès des scolaires et des étudiants et d’information auprès des publics variés qui visitent le Vieux-Lyon ne fait que s’accroître. La RVL peut désormais recevoir décemment le public et accueillir des stagiaires qui vont lui apporter… un peu de sang neuf.

Le Vieux-Lyon rayonne

C’est pour la date exceptionnelle du passage à l’an 2000 qu’est inauguré le cadran qui, sur le temple du Change, donne le jour et la date. Ce cadran, dessiné par Soufflot ne peut voir le jour que grâce à l’opiniâtreté d’un groupe d’horlogers que la RVL soutient dans toutes ses démarches. Unique en son genre, il montre bien que les utopies peuvent …prendre forme. 
En mai 2001 est lancé le timbre « à l’effigie » du Vieux-Lyon que la RVL demandait depuis plusieurs années et qui est enfin réalisé. Une grande fête, organisée avec les philatélistes lyonnais au Palais de Justice, marque – comme le veut la tradition – le premier jour de ce timbre qui représente une cour « idéale » du Vieux-Lyon avec tour, escalier à vis, galeries. 

Alger.
Alger.
Depuis 2001, la RVL participe à un échange culturel avec les habitants de la Casbah d’Alger, aux côtés de France-Algérie Rhône-Alpes, de l’association des propriétaires d’immeubles de la Casbah et de la Fondation Casbah. Elle apporte son expérience des restaurations conduites dans le Vieux-Lyon et participe au projet de création d’un centre de formation professionnelle adapté aux techniques de la restauration d’un bâti ancien. En mai 2006, un accord est signé entre le maire de Lyon et le Wali d’Alger pour prolonger cet échange d’expériences.
Dans un domaine plus technologique, la RVL se met à l’heure du courrier électronique et se dote d’un site internet « lyon-rvl.com » (2002) 

Faire connaître

En 2006, la RVL a une grande politique d’éditions :  
un livre « Lyon, emprises et empreintes » propose une traversée géographique et chronologique de Lyon, associant chaque lieu à un personnage célèbre, 
un ensemble de cartes, posters et marque-pages illustrés des éléments caractéristiques du Vieux-Lyon (escaliers, portes, impostes ……)

La RVL et  la Saône 

En avril 2004, la RVL réalise une importante exposition « La Saône à Lyon, rêves et réalités », présentée à la mairie du 5ème arrondissement, puis largement prêtée depuis dans différentes structures. Redonner à la Saône l’importance qu’elle eut tout au long de l’histoire de Lyon est un souhait que nous formulons dans nos projets successifs sur le Vieux-Lyon.  
En liaison avec le Conseil de Quartier et sa commission « La Saône au cœur des gens », elle propose aux riverains de la Saône et aux visiteurs de l’exposition de livrer leurs « idées pour la Saône ». Un document est rédigé avec la collecte des réponses et soumis au maire de Lyon. En 2009, le Grand Lyon présente aux habitants un plan d’aménagement des bords de Saône du Confluent à Neuville : l’idée a fait son chemin. Ce projet inclut la démolition des parkings qui défigurent les rives en plein cœur de Lyon et pour lesquels l’Unesco avait demandé de trouver une solution de remplacement …

La vie dans le Vieux-Lyon 

Dans son projet « Vieux-Lyon 2000 », la RVL avait souhaité – pour une valorisation du quartier Saint-Georges – la construction d’un parking souterrain. 
Les projets de construction de ce parking prennent forme et dès 2002 les associations et habitants se réunissent pour définir et proposer leurs souhaits pour le réaménagement futur des places de Saint-Georges (Benoît Crépu, Bertras, Valensio, Commanderie) après l’achèvement des travaux. Ceux-ci dureront longtemps, les découvertes archéologiques de nombreuses barques retardant le chantier. Le parking ouvrira ses portes en novembre 2005.
Tract :
Tract : "Chut le VIEUX-LYON dort"


Le problème des nuisances nocturnes est toujours une préoccupation pour les habitants. La RVL renouvelle donc l’expérience de « Chut, le Vieux Lyon dort » (cf 1986) auprès des touristes du soir, des établissements de nuit et des habitants du Vieux-Lyon.  
En 2006, elle participe à l’élaboration d’une charte de la vie nocturne rédigée par la Ville de Lyon et visant à labelliser les établissements soucieux de leur environnement et en particulier des habitants.
L’accroissement du nombre de terrasses dans le Vieux-Lyon incite la Ville de Lyon à rédiger une charte d’occupation de l’espace public visant à informer chacun de ses droits et devoirs, en accord avec le règlement du Plan de sauvegarde et dans le but d’une meilleure qualité des mobiliers utilisés pour ces terrasses. La RVL participe activement à l’élaboration de cette charte, en collaboration avec les services de l’Aménagement urbain de la ville de Lyon.   
Mais malgré toutes ces initiatives, des problèmes demeurent et la RVL intervient souvent auprès des pouvoirs publics pour tenter d’améliorer la qualité de vie des habitants du quartier.

Les fiertés du Vieux-Lyon 

Maison du Chamarier et église Saint-Paul 
Grâce à une convention signée entre la Ville et l’Etat, des monuments lyonnais ont pu bénéficier d’une restauration.   
Ce fut le cas des façades et du clocher de l’église Saint-Paul magnifiquement mis en valeur et dont la restauration a révélé des richesses bien cachées sous la noirceur des siècles. 
Ce fut aussi le cas de la Maison du Chamarier, immeuble prestigieux vidé de toute activité depuis plus de 20 ans. Les restaurations ont concerné la toiture, la remise en valeur de la cour et des galeries devant lesquelles les visiteurs s’extasient. Mais l’intérieur est toujours vide et la Ville souhaite trouver par le biais du privé un repreneur qui se chargerait de sa restauration. De nombreux projets n’aboutissent pas, faute de crédits et il subsiste une grande frustration devant ce lieu désespérément inoccupé.
Eglise Saint Paul © DR
Eglise Saint Paul © DR

60 ans au service de Lyon  

Au mois de novembre 2006, la RVL célèbre son 60ème anniversaire. 
Médaille de la ville de Lyon
Médaille de la ville de Lyon
Plaque François Pallasse
Plaque François Pallasse
Elle honore la mémoire de son premier président, François Pallasse et, en liaison avec la Ville de Lyon, fait apposer une plaque sur l’immeuble du 1 quai Fulchiron où ce professeur amoureux du Vieux-Lyon passa une grande partie de sa vie. Une assemblée générale ordinaire, mais exceptionnelle (elle se tient au siège de la SACVL, qui surplombe la Saône), puis une opération « Portes ouvertes à la RVL » contribuent à marquer cet événement. 
En janvier 2007, La Ville de Lyon rend hommage au travail effectué par la RVL en lui remettant la médaille de la Ville de Lyon (exposée depuis au 50 rue Saint-Jean). 

À partir de 2007 : 60 ans au service de Lyon 

Et toujours la Saône … 

L’exposition « La Saône, rêves et réalités » continue à circuler dans les mairies, les écoles et les bibliothèques.
Au cours des Journées du Patrimoine 2007, la RVL, en liaison avec plusieurs CIL et Conseils de quartier organise divers évènements pour le grand public afin de faire connaître la richesse et la diversité des bords de Saône, de leurs paysages, de leurs activités. Elle a été actualisée et installée sur les grilles du palais de Justice pour les JEP 2011. 
Lorsque le Grand Lyon décide de lancer des études sur le réaménagement des rives de Saône, la RVL, heureuse de ce dénouement, publie les grandes lignes du projet retenu et participe aux différents ateliers de concertation mis en place à l’attention des habitants.

Les fiertés du Vieux-Lyon (suite...)  

Musée Gadagne, enfin !


Après près de 10 ans d’études et de travaux, le musée historique de Lyon – musée international de la marionnette a ouvert ses portes en juin 2009. Musée de ville ouvert à l’ensemble de la vie de la cité, il a bénéficié d’une refonte totale de sa muséographie, et d’un équipement digne de la ville dont il raconte l’histoire. L’ouverture au public des jardins en fait un lieu magique au cœur de la cité.
12 juin 2009 : réouverture du musée Gadagne © DR
12 juin 2009 : réouverture du musée Gadagne © DR

Un Journal haut en couleurs 

En février 2009, notre Journal prend des couleurs, luxe rendu possible par un partenariat avec les éditions EMCC.

 Un lifting général, une maquette repensée, de nouvelles rubriques marquent ce renouveau de cet outil de communication essentiel. Un important dossier « patrimoine » rédigé en collaboration avec des experts du sujet traité, un « feuilleton consacré à la restauration du Palais de justice » relatant au fur et à mesure l’avancée des imposants travaux effectués sur cet édifice, une chronique historique sur un bâtiment remarquable, une part importante dédiée aux aspects quotidiens de la vie dans le Vieux-Lyon, mais aussi un compte-rendu des activités marquantes de l’association, constituent la trame de ce nouveau Journal. 

Réflexions et nouvelles orientations  

Le CA de la RVL se donne, en 2009, un temps de réflexion qu’il juge nécessaire à l’adéquation de l’association et de son contexte : 
redéfinir son identité, ses buts et ses missions, ses champs d’action. Cette mise au point interne s’avère utile pour pouvoir progresser et ne pas rester figé dans des traditions non adaptées, parfois, à l’évolution de l’ensemble de la société.    
La RVL est consciente du rôle qu’elle a toujours à jouer dans le Vieux-Lyon, mais estime qu’elle est autorisée à élargir son champ d’action dans les limites du Site historique, voire au-delà. Elle crée une commission « Lyon-Patrimoines » qui aura cette tâche.    
C’est ainsi qu’elle intervient pour la sauvegarde des prisons de Lyon, ainsi que dans le cadre de la réutilisation des bâtiments de l’Hôtel-Dieu, dans le projet de création d’un grand musée de la santé, ou pour la sauvegarde de la chapelle de l’Île-Barbe ou de l’Horloge Charvet, entre autres dossiers établis dans le cadre du travail de réflexion de cette commission. 

Une nouvelle communication   

Dans un désir de se faire connaître de façon plus adaptée à son époque,
La nouvelle enseigne pour les JEP 2012 © DR
La nouvelle enseigne pour les JEP 2012 © DR

la RVL entreprend une refonte totale de son site internet et modernise en 2012 le petit lion qui la représente : sous forme de dessin au trait, celui-ci conserve les caractéristiques du médaillon de la cathédrale, mais prend de la couleur et devient un véritable logo.     
Il s’affiche même à l’extérieur sur une enseigne qui signale notre local aux passants. 
2012, le nouveau logo de la RVL
2012, le nouveau logo de la RVL

Dans le Vieux-Lyon    

La RVL se penche régulièrement sur ce qui fait la vie dans le Vieux-Lyon : 
problèmes de voierie, de stationnement, d’emplacements de terrasses accordés aux restaurants de plus en plus nombreux dans le quartier depuis 1998, date de l’inscription du site historique de Lyon sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. En collaboration avec les élus d’arrondissement, des solutions sont recherchées et, parfois, trouvées. C’est le cas, par exemple, des plots installés place du Gouvernement qui empêchent un envahissement de l’espace public par des voitures incongrues et surtout, qui offrent aux passants fatigués une mini place assise pour se ressaisir en profitant d’un coup d’œil singulier sur les immeubles de cette place. 
Elle participe au lancement de la nouvelle Charte de la Vie nocturne par la Ville de Lyon. Elle s’associe aux festivités organisées par la MJC du Vieux-Lyon pour son quarantième anniversaire.
Elle organise (en 2010) une journée de visites pour les habitants du quartier qui peuvent ainsi découvrir ou redécouvrir les richesses de leur lieu de vie. 
Avec les élus de l’arrondissement, avec d’autres associations, elle participe à une réflexion sur les grands problèmes d’urbanisme (PLUH, Anneau des sciences) ou de société (présence croissante de la mouvance identitaire dans le quartier par exemple). 
Avant les élections municipales de 2014, elle présente aux candidats à la mairie de Lyon le document « Vieux-Lyon 2020 » qui consigne les souhaits que nous émettons pour une amélioration générale de la vie dans le Vieux-Lyon. (pour en savoir +, cliquer ici)

La Maison du Chamarier qui a fait l’objet de travaux de restauration sur les parties externes, est toujours une superbe coquille vide. La Ville de Lyon souhaite trouver une solution à sa réhabilitation. La RVL est associée à la réflexion menée pour la mise en place d’un appel d’offre et du cahier des charges afférent. Le projet – alliant parties privées et parties accessibles au public - semble prendre forme… après 30 ans !
  
D’autres projets élaborés par la RVL n’auront pas cette chance. C’est le cas de celui de parcours lumineux dans certaines rues du Vieux-Lyon, alliant éclairage discret et mise en valeur de détails architecturaux remarquables au sujet duquel, depuis 2009, nous passons de l’espoir à la désillusion …
 

Le 50 ème anniversaire de la création du secteur sauvegardé du Vieux-Lyon. 

En 2013, la Ville de Lyon charge la RVL d’organiser la célébration du 50 ème anniversaire de la création du secteur sauvegardé du Vieux-Lyon. 
La présidente, Véronique Nether, va coordonner un ensemble de manifestations destinées à souligner l’importance qu’a eu et qu’a toujours cette protection pour le quartier et pour ses habitants. Des événements associant la population, les écoles, les Lyonnais, les spécialistes ou les amateurs de patrimoine, vont jalonner l’année 2014 : fête, expositions, diffusion d’un film, édition d’un livre, conférences, colloque-rencontre, puis, parution en 2015 d’un ouvrage de réflexion sur l’équilibre à maintenir dans le quartier entre ceux qui vivent dans le Vieux-Lyon et ceux qui, à différents titres, en ont la jouissance.  Ce fut une année exceptionnellement riche et exaltante.
Pour en savoir + sur toute l'année de célébration de ce 50 ème anniversaire, cliquer ici

En 2016, souhaitant consolider un lien avec eux, elle invite les commerçants et artisans du Vieux-Lyon à une visite de ce quartier dont ils n’ont pas toujours le temps d’apprécier les richesses. Ils répondent nombreux à cette invitation. 

Avec les autres associations     

La RVL participe activement
- à la célébration des 50 ans de l’Ucil (Union des comités d’intérêts locaux) en 2010, 
- à l’organisation, avec l’Ucil, des 6e Assises du Patrimoine (avril 2012). 
Début 2013, la RVL et l’Ucil décident - pour des raisons financières - de mutualiser le poste de secrétaire et l’utilisation des locaux de la rue Saint-Jean. 
Avec un ensemble d’auteurs, associatifs ou individuels, en 2013, la RVL participe à la rédaction d’un livre « Lyon 5ème arrondissement – Aux origines de la ville », sous la direction d’André Pelletier. 
A plusieurs reprises, elle s’associe à la MJC – Maison pour tous du Vieux-Lyon pour participer à la fête de quartier du mois de juin. 

Au sein de l’association      

Plusieurs changements ont lieu :
- 2007 : départ à la retraite d’Annick Lioud, remplacée par Elisabeth Blanc-Bernard. 
- 2012 : départ à la retraite d’Elisabeth Blanc-Bernard remplacée par Perrine Beau. 
- 2017 : départ de Perrine Beau remplacée par Laurence Ordan. 
 
Quant aux présidents, ils se suivent… et ne se ressemblent pas, ce qui permet... un constant renouvellement des idées !  
Quelques changements interviennent dans nos activités : abandon du rallye – découverte dans les quartiers de Lyon mais création, pour les Journées européennes du Patrimoine, de visites destinées aux personnes à mobilité réduite, aux personnes présentant un handicap visuel ou auditif : un patrimoine accessible à tous devient une de nos ambitions. 

Le 70 ème anniversaire de la Renaissance du Vieux-Lyon.

En  2016, nous avons célébré le 70 ème anniversaire de la RVL : 70 ans de présence dans le Vieux-Lyon, 70 ans au service du Vieux-Lyon et plus généralement de la ville de Lyon. 
Cet événement fut centré sur notre quartier, notre lieu de vie. 
Un jeu-concours, associant les commerçants et artisans du Vieux-Lyon, permettait d’en découvrir l’histoire et les richesses. Un concours spécial fut élaboré à destination des enfants de CM2 des écoles du quartier.  De nombreux prix récompensaient les gagnants. 
Une exposition « Le Vieux-Lyon a du talent » mettait en valeur ceux qui font de ce Vieux-Lyon un lieu exceptionnel.  
Enfin, une grande fête, animée par le Père Craquelin (Gérard Truchet, notre complice du Journal RVL depuis plusieurs années) a réuni, en présence de nos élus, les adhérents dans l’ancienne chapelle du Palais de Justice historique. 
Moments conviviaux, témoins des liens qui se tissent dans les associations. 
Pour en savoir + sur toute la célébration de ce 70 ème anniversaire, cliquer ici

 En 2017, une commission a été réactivée : la commission éducation-jeunesse, destinée à rapprocher la RVL du milieu scolaire. Nous sommes persuadés que la sensibilisation au patrimoine peut se faire dès le plus jeune âge. Cette commission propose des interventions dans les écoles et des jeux de piste pour une découverte active du Vieux-Lyon. Elle est animée par Monique Ferret. 

Rayonnement international : la RVL en Moldavie. 
Sollicitée pour venir parler de son expérience de protection et de mise en valeur du patrimoine, Elisabeth Blanc-Bernard et Yves Neyrolles ont fait deux séjours en Moldavie, à Chisinau sa capitale. Participation à des colloques et mise en place d’expositions de photos mettant en parallèle des éléments d’architecture similaires de nos deux pays. Cette collaboration devrait se poursuivre. Elle montre que nos actions, depuis 70 ans, ont pu servir et peuvent encore servir d’exemple au-delà de notre ville.

Retour sur l'année 2014...,

50e anniversaire de la création du 1er secteur sauvegardé de France (12 mai 1964). Cliquer ici

Retour sur l'année 2016...,

70e anniversaire de la création de la Renaissance du Vieux-Lyon (18 octobre 1946). Cliquer ici