Bulletin RVL n° 010 - octobre 1968


Sommaire


❏ L’édito p. 2
L'édito de Jean-Jo Brun , Président :
La vitalité du Vieux-Lyon est essentielle

  • Civitas Nostra se réunit à Charlieu et à Romans (problèmes rencontrés par les quartiers anciens)
  • Mieux vaut polir la pierre que la lancer (les jeunes au sein de la RVL)
  • Note sur la régionalisation culturelle
  • Intégration d’un quartier ancien dans un urbanisme contemporain

Édito


La vitalité du Vieux-Lyon est essentielle  

Affirmer que notre Association considère la vitalité du Vieux-Lyon dans une forme contemporaine comme essentielle est, je le crois, une répétition.

T.I serait grand dommage que les restaurations entreprises et la conjugaison des efforts aboutissent à une variante de musée sans âme. Aussi, nous pensons bien que notre tâche dépasse le cadre de la mise en valeur et de la connaissance et qu'elle réside également dans la défense de la vie qui est dans nos vieux quartiers, tant sur le plan habitat que commercial.

La restauration des immeubles, l'amélioration de l'habitat individuel et de l'urbanisme et, par voie de conséquence, l'augmentation des prix et la diminution du nombre d'appartements, créent des situations pénibles pour les individus et préjudiciables à la vie d'ensemble. Concilier ces impératifs et trouver une solution d'équilibre l'objet d'une étude que nous nous proposons d'entreprendre et qui, bien sûr, ne saurait s'intégrer dans ce propos.

Le travail en profondeur effectué par la Délégation régionale au Tourisme au bénéfice du Vieux-Lyon qui provoque la curiosité et le désir de connaître dans les pays les plus lointains, ainsi que le dynamisme du Syndicat d'Initiative, Office du Tourisme dont la technique très au point permet un nombre croissant de visiteurs, apportent une aide efficace aux commerces venus dans nos quartiers en raison de leur nature magasins d'antiquités, magasins d'art, restaurants, lieux de spectacle, etc...
Cette progression sera constante dans la mesure où ces commerces persévèreront dans une régularité et une qualité que les Lyonnais et les étrangers à notre région aiment à trouver dans cette ville. 
Il est plus délicat d'apporter des solutions pratiques et durables aux problèmes que posent le maintien et l'évolution des traditionnels. Soumis en général aux mêmes difficultés que les mêmes commerces dans l'économie actuelle, ils subissent de surcroit la perte de clientèle que les restaurations rendent inévitable. 
La Renaissance du Vieux-Lyon, puisqu'elle attache une très grande importance à la présence de ces commerces, et cela dans des conditions d'exploitations normales, étudie avec des spécialistes de première compétence les moyens de leur apporter une aide pratique, sans omettre les fatales reconversions. 
Il peut paraître contradictoire de provoquer le plus grand nombre possible de restaurations et de souhaiter le maintien, au moins, de la vie de ces quartiers, et pourtant il s'agit bien là, par la poursuite simultanée de ces deux buts, de préserver le caractère propre du Vieux-Lyon, ce qui est, je le crois, le but de notre Association. 

Jean-Jo Brun
Président de la Renaissance du Vieux-Lyon