Bulletin RVL n° 060 - novembre 1987


Édito


Les traboules quel avenir ?

En organisant une demi-journée, le 19 Septembre 1987, consacrée aux traboules et aux cours intérieures, la Renaissance du Vieux Lyon, S.E.L. (Sauvegarde et Embellissement de Lyon) et I'U,C.I.L. (Union des Comités d'Intérêt Locaux) souhaitaient sensibiliser l'ensemble des partenaires publics et privés, propriétaires, occupants, administrateurs d'immeubles, architectes, opérateurs - sur l'intérêt que représentent ces traboules et ces cours intérieures, tant sur le plan culturel qu'économique. 

C'est aussi un problème de l'urbanisme de demain pour conserver à la vie une échelle humaine.

Au demeurant, l'organisation, le même jour, à Bruxelles d'un colloque européen sur les passages piétonniers en milieu urbain, démontre, s'il le fallait, l'actualité du sujet qui, à Lyon, attira une centaine de participants. Grâce aux différents intervenants et surtout aux diapositives d' Yves NEYROLLES et de René DEJEAN, chacun a pu constater à la fois la qualité du patrimoine lyonnais, la nécessité d'une prise de conscience, et surtout de mesures énergiques, pour sauvegarder ce patrimoine et son usage.

Personne n'espérait de décision d'ensemble à l'issue de cette journée. Toutefois elle a permis, pour la 1ère fois de réunir tous les partenaires concernés. De plus Jacques MOULINIER, Adjoint au Maire de Lyon, chargé de l'Urbanisme, a pris, au nom de la Ville, l'engagement d'exiger des différents opérateurs publics, le libre passage et le libre accès (durant la journée) dans les traboules et cours intérieures des immeubles dont ils ont la charge. Espérons que cet engagement servira d'exemple aux opérateurs privés quels qu'ils soient. La RV L s'emploiera, comme par le passé, à y veiller et, si besoin est, continuera à intervenir.

Des exemples de réhabilitation publique et privée témoignent déjà que, si la volonté existe, des dispositifs permettent de répondre aux préoccupations de sécurité des occupants.

Au-delà des moyens financiers et juridiques, c'est plus par une volonté ferme et par un effort d'organisation que les solutions souhaitées seront obtenues. Essayons, entre autres de recenser les cours intérieures dans lesquelles une activité d'ateliers d'art pourrait être exercée, afin de faire des propositions comme il nous a été demandé le 19 Septembre. Nous pourrons ainsi apprécier les résultats.


Pierre JAMET

Président de la Renaissance du Vieux-Lyon