Journal RVL n° 110 - décembre 2001


Sommaire



❏ L’édito    p. 1
L'édito de Maurice Ferdinand , Président :
Un début ?

  • Le « jardin du bout » de la place abbé Larue
  • 11 place St Paul
  • Le parc St Jean : un parking dessiné grâce à la lumière
  • Le Vieux Lyon empoissé de voitures
  • La grande misère des montées du Vieux Lyon
  • Rez-de-chaussée commercial, place de la Baleine
  • Fontaine de la montée des Chazeaux et statues du palais de justice
  • Nouvelles enseignes, vitrines et activités
  • Les chantiers : parking B. Crépu, Place Valensio, St Irénée
  • La maison du garde-barrière, un patrimoine sauvé
  • Quai de la Pêcherie : problème de l’affichage
  • Loisirs : Musée Gadagne, assoc. culturelle St Just/St Irénée, culture et humanisme,
  • Les hommes et les pierres, Vieux Lyon de la Renaissance
  • L’histoire de la rénovation de la ville : actions de M. LOIZY (ancien président)
  • La RVL à Nantes, 21/23 septembre 2001
  • Claude Cottet nous a quittés
  • La RVL célèbre l’anniversaire du « site historique »
  • Conférence : Un hôpital sacrifié ? 4 siècles d’histoire de la Charité de Lyon
  • Journée d’études annuelle : Hôpital et pouvoir communal, hier et aujourd’hui
  • Conférence : Histoire de l’Antiquaille 


Édito : 


Un début ?

Il y a un an, nous exprimions pour la première fois notre inquiétude sur la saturation touristique de certaines rues de nos vieux quartiers. 

Le point de vue trop simpliste " il n'y a pas assez de touristes à Lyon, donc il n'y a pas de souci à se faire " nous avait quelque peu irrités, lorsque nous constations la dégradation de la rue Saint-Jean, objet de la concentration touristique la plus forte. Nous plaidions pour un développement touristique harmonieux et volontariste, basé sur l'ouverture d'autres lieux patrimoniaux et pour une recherche de tous les moyens susceptibles d'étaler la pression touristique sur l'ensemble du Vieux-Lyon, voire du site Historique et de la ville entière.

Avons-nous été entendus ? Peut-être... De nombreuses voix se sont élevées pour faire le même constat. Celui-ci semble maintenant partagé par nos élus.

Déjà, de nouvelles conventions d'ouverture de jour des cours ou traboules ont été signées à la Croix-Rousse.

On parle du développement de produits nouveaux comme le tourisme gastronomique.

Une charte avec les commerçants du Vieux-Lyon est en projet, afin de mieux harmoniser respect du patrimoine et nécessité commerciale.

C'est un début, il faut vivre d'espoirs !...

Nous devons convaincre aussi tous les professionnels du secteur : Office du Tourisme et ses guides, guides indépendants, tours-opérateurs et agences de tourisme, de la nécessité d'inventer des produits touristiques et des circuits adaptés pour éviter la concentration. Il en va du développement même du tourisme à Lyon. L'intérêt patrimonial du Vieux-Lyon passe aussi par la vie de ses quartiers.

Les laisser se transformer en musée, par la fuite de leurs habitants, c'est aussi condamner le tourisme et son développement.

Nous le disions dans un précédent éditorial : c'est l'histoire de la poule aux œufs d'or !


Maurice Ferdinand
Président de la Renaissance du Vieux-Lyon