Journal RVL n° 124 - novembre 2006


Édito : 


60 bougies pour éclairer la RVL à la veille de la fête des lumières…

La Renaissance du Vieux-Lyon fête aujourd’hui 60 ans d’action pour la sauvegarde et la mise en valeur d’un patrimoine dont la notion même, au cours de ces soixante années, a pu évoluer, en partie grâce à elle : du monument on est passé à l’ensemble urbain et, de la pierre respectable à sauver coûte que coûte, à la volonté de mettre en avant les hommes, leurs créations ingénieuses et diverses, mais aussi singulières.  

Deux photographies (que près d’un demi-siècle sépare) me semblent parfaitement traduire cette durée qui a permis, d’abord de sauver, puis de valoriser ce patrimoine.

Sur la première, une petite Mireille joue dans l’une des cours du Vieux-Lyon, une de ces cours à l’intérieur desquelles un lointain Calixte n’osait se risquer que pour se donner le malin plaisir de s’encanailler.

Sur la seconde, la même Mireille montre au photographe l’étage du logement de son enfance dans cette magnifique « Cour des Loges », métamorphosée dans les années 1980 en un hôtel « quatre étoiles ».

Alors que se jouait le destin de cet immeuble, Mireille était devenue une militante de notre association. Elle continue de l’être aujourd’hui, toujours prête à faire découvrir la résurrection d’un quartier que certains Lyonnais – et non des moindres – vouaient placidement à « l’équarrissage ».

Ce numéro spécial de notre Journal tente de retracer les riches heures de la Renaissance du Vieux-Lyon à travers les choix défendus par ses présidents successifs, des choix éclairant certes la personnalité de chacun d’eux mais révélant surtout la cohérence, la permanence et le dynamisme d’un véritable vivier de militants qui, comme Mireille, ont entretenu et entretiennent cet esprit de veille, une volonté de faire vivre.

Car l’histoire de la RVL ne pourrait se résumer à celle de ses présidents – et de ses présidentes – tout comme aux propos que ceux-ci et celles-ci ont tenu dans les colonnes de ce qui fut d’abord un Bulletin de liaison avant de devenir un véritable Journal.

Quatre personnes, au moins, méritent, de ce point de vue, d’être saluées tout particulièrement pour leur engagement et pour la qualité de leur implication au sein de l’association, qualité qui a pu susciter certaines actions entreprises et en accompagner beaucoup d’autres.

Véronique Nether, puis Annick Lioud (encore en poste pour quelques mois) ont plus que largement outrepassé leur strict rôle de secrétaire - au grand bénéfice de la RVL.

Bernard Birot, impliqué dans plusieurs associations, a fait bénéficier la nôtre de ce qu’il pouvait récolter de son expérience plurielle.

Quant à Annie Neyret, que dire d’autre sinon que la RVL n’aurait certainement pas été ce qu’elle est sans sa présence quasi quotidienne sur le terrain, ni sans sa méthode très particulière (ténacité et sourire) pour procéder au harcèlement - positif - des autorités les plus diverses.

Enfin, le nombre impressionnant de nos adhérents, parmi lesquels se comptent beaucoup de bénévoles toujours prêts à apporter aide et soutien, n’est-ce pas cela aussi qui constitue la force imposante – et tranquille – de la RVL ?

Un grand et chaleureux merci à toutes et à tous.

Lumineux anniversaire ! 


Yves Neyrolles
Président de la Renaissance du Vieux-Lyon