Un Vieux-Lyon bien protegé


(extrait du journal RVL n°152, juin 2019)

La spécificité du bâti du Vieux- Lyon n’échappe pas à la vigilance de ceux qui sont chargés d’en assurer la sécurité, les pompiers, qui ont naturellement intégré celle-ci dans la formation de leurs jeunes recrues comme dans l’entretien des décisions rapides et des gestes précis des soldats du feu plus aguerris.
L’école du SDMIS* dispose à Saint- Priest d’un vaste plateau technique que l’on pourrait comparer à un studio de cinéma, tant on y a scrupuleusement reconstitué différents types d’habitation, une station de métro, une portion d’autoroute et d’autres lieux significatifs, que des rampes à gaz soumettent à volonté au feu, permettant aux néophytes d’acquérir rapidement les gestes réflexes à accomplir.
Cette formation s’accompagne d’exercices réguliers en vraie grandeur sur différents sites de l’agglomération et, particulièrement, dans le Vieux- Lyon, dont la protection dépend de deux casernes : celle, traditionnelle, de la rue Pierre Corneille et, depuis 2010, celle de Lyon-Confluence, rue Smith. Les équipages se déploient le matin ou l’après-midi dans tel ou tel secteur, sous l’autorité de plusieurs officiers à même d’apprécier les progrès réalisés par chaque « apprenti » dans la pertinence d’un métier dont les maîtres mots sont : urgence, sang-froid, connaissance des lieux, précision des gestes.
Au cours des dernières années, si la problématique du risque d’attentat l’a emporté sur d’autres risques, le Vieux-Lyon n’a pas pour autant été oublié et, aussi bien par les exercices liés à la formation que par le passage régulier d’engins à travers les rues et les places en vue de vérifier l’accès permanent aux éventuels lieux de sinistres, les pompiers de Lyon veillent scrupuleusement sur la préservation des quartiers historiques de notre ville.
 
(*) Service Départemental et Métropolitain d’Incendie et de Sécurité