Vieux-Lyon en humanité


5/6/7 juillet 2019, festival (coordination Philippe Carry  "Empreintes Rue Juiverie" - Etienne Régent "Les Dragons de St Georges")

Tous nomades !

"Vieux-Lyon en humanité" est le festival annuel des initiatives associatives, culturelles et institutionnelles du Vieux-Lyon.
Parce que le Centre Historique de Lyon est aussi un patrimoine au-delà des vieilles pierres, un patrimoine composé de femmes et d'hommes, aux singularités multiples, qui le font vivre au présent et en conscience.
60 initiatives artistiques et citoyennes pour réaffirmer les valeurs d'ouverture au monde, de fraternité et de solidarité qui sont celles du Vieux-Lyon.
"Tous nomades !" est le thème porteur du festival de cette année au travers de spectacles, expositions, films, livres, visites guidées, ateliers, rencontres, débats et repas de quartier qui sont autant de "mises en récit du patrimoine in vivo", c'est-à-dire tel qu'il est vécu et transmis par tous.
Dans le Vieux-Lyon, ce nomadisme est le reflet d'une réalité multiculturelle telle que le démontre quantité de faits historiques et d'expériences vécues : des foires du Moyen-Age aux arts de la Renaissance, des voyages de Mourguet aux populations migrantes, des étudiants aux touristes d'aujourd'hui.
L'extrême jeunesse des très vieilles pierres, ouvertes à tous les vents de la culture et de l'humanité, est ici un hymne à la vie, à sa permanence et aux voyages sans cesse recommencés.
Violoncelliste mexicain  © Yves Neyrolles
Violoncelliste mexicain  © Yves Neyrolles

Le programme de la RVL :

D'où viennent-ils ? Où vont-ils ?

Renaissance du Vieux-Lyon, 50 rue St Jean / vendredi 5 et samedi 6 juillet de 14 h à 18h.

« Le musée des horreurs poétiques » d'Annie Neyret ou hommage au kitsch touristique / collection d'objets hétéroclites rapportés de ses voyages

Jeu sur les voyages et objets du monde de Mme Fouilloux qui a fait de la RVL son légataire universel

Vieux-Lyon - artistes de rues, artistes du monde / photographies d'Yves Neyrolles

Renaissance / film de François Ribière et Martine Tallet, traduisant l'esprit du lieu

Témoignages / les habitants nous parlent de leurs diverses origines culturelles, une mosaïque d'humanités


Vieux-Lyon en humanité. An 2

(extrait du journal RVL n°153, novembre 2019)

Les 2 petites animations au siège de la RVL, 50 rue Saint-Jean

Après un lancement réussi l’an passé, le festival Vieux-Lyon en humanité s’est tenu début juillet à l’enseigne de « Tous nomades ! » : 65 initiatives d’associations pour réaffirmer les valeurs d’ouverture au monde, qui sont celles du Vieux- Lyon et d’un patrimoine fondateur de dialogue et de paix.
Le pilotage collectif (autour des Dragons de Saint-Georges) s’est fait, comme l’an dernier, en partenariat avec Dialogues en humanité, la Ville de Lyon, la Mairie du 5e et notre député. Dès le 22 juin, en avant-première, la montée du Garillan accueillait Une Chambre en ville, le film de Jacques Demy.
La RVL a coordonné deux expositions sur le thème : « D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? » : d’abord, une présentation du « Petit musée des horreurs poétiques » qu’Annie Neyret avait constitué à partir d’escapades qu’elle et Régis ont faites à travers le monde ; ensuite, un jeu sur les voyages de Lucienne Fouilloux, notre donatrice (voir l’édito).
Ajoutons à cela des témoignages d’habitants, ainsi que la projection du film Renaissance, de François Ribière et Martine Tallet, et d’un diaporama d’Yves Neyrolles : Vieux-Lyon, artistes de rues, artistes du monde. 
Deux expositions également à la Gale- rie L’OEil Écoute : Nous et les autres : des préjugés au racisme et Enfants réfugiés d’hier et d’aujourd’hui.
L’association Empreintes/Rue Juiverie a proposé des lectures au Trancanoir, soi- rée suivie d’un repas partagé, accompagné des mélodies de Jonathan Mathis et de son orgue mécanique.
Le samedi soir, la troupe lyrique Voix en développement et la mezza-soprano Malika Bellaribi-Le Moal ont joué Didon et Énée, de Purcell, dans l’ancien palais archiépiscopal, avant que Philippe Carry ne rappelle la réalité multiculturelle historique d’un quartier qui s’est construit au contact des peuples, de ces « migrants » porteurs de la respiration dont il a toujours eu besoin pour prospérer. Renouvelant sans cesse sa jeunesse par les échanges, ce Vieux-Lyon peut continuer de faire… humanité. ●

Une multitude d'animations dans les 3 quartiers du Vieux-Lyon