Journal RVL n° 149 - novembre 2017


Édito : 


Un petit peu d’histoire…

L ’identité de la ville de Lyon, carrefour géographique, économique et culturel, a été façonnée depuis la préhistoire par des habitants de toutes origines et de toutes croyances, parfois venus de loin.
Bien avant l’arrivée des Romains et la création de Lugdunum par Lucius Munatius Plancus les Arvernes, les Séquanes, les Ségusiaves, les Allobroges, les Helvètes se côtoient… de chaque côté de la Saône.
À partir du XVe siècle, la création des foires attire des Florentins, des Milanais, des Vénitiens, des Allemands, des Suisses, etc.
Au XXe siècle, ce sont des ouvriers savoyards, grecs, polonais, arméniens, turcs qui vont fournir la main d’oeuvre nécessaire à l’industrie et au bâtiment. Plus récemment, avec la décolonisation, ce sont les Vietnamiens et les Maghrébins qui sont venus chez nous pour travailler.
Petit à petit, ces populations diverses se sont fondues dans notre paysage et font partie intégrante de notre ville et de notre pays.
Pour preuve, s’il en était besoin, les différentes origines des noms de famille des artisans que nous avons mis à l’honneur lors de notre exposition récente : “Le Vieux-Lyon a du talent”.
Le Patrimoine que nous défendons ardemment, c’est aussi cela, cette somme des cultures que nous retrouvons aussi bien dans l’architecture de la ville que dans notre langage ou notre gastronomie.
Depuis quelques années, des groupuscules cherchent à s’approprier ce territoire, menacent verbalement et physiquement des associations, des lieux culturels ou des personnes, bref tous ceux qui n’adhèrent pas à la vision aberrante qu’ils ont de notre pays.
Recourant à la violence, ils tentent de nous imposer leur loi.
Une des principales missions de la Renaissance du Vieux-Lyon est de veiller à l’harmonie du quartier et au bien vivre de ses habitants, quelles que soient leur origine, leur couleur ou leur croyance. La RVL s’est donnée depuis toujours cette ligne de conduite.
Que ce soit à l’échelle du Vieux-Lyon ou même à celle de la France, elle combattra constamment les extrémismes, qu’ils soient de gauche, de droite ou d’ailleurs, et continuera d’oeuvrer à réunir les êtres par la culture et par la connaissance.
Le Vieux-Lyon appartient à tous, à tous les êtres de bonne volonté !

Elisabeth Blanc-Bernard
Présidente de la Renaissance du Vieux-Lyon