Bulletin RVL n° 01 - avril 1962


Sommaire :


  • Encouragements, (Louis Pradel, maire de Lyon)
  • Trois impératifs (Régis Neyret) (objectifs de l’association)
  • Sur la trace des pionniers (Paul Goujon)
  • La caisse de prêts (Jean Ferdinand) (aide aux artisans du quartier)
  • Ce que vous pouvez voir (présentation du Vieux-Lyon)
  • Le change, les bourgeois et les fêtes (Henri Hours) (historique)

  • Édito :


    Trois impératifs : conserver, mettre en valeur, faire connaitre

       La Renaissance du Vieux Lyon en créant le bulletin dont voici le premier numéro, ne cherche pas à lancer une revue lyonnaise.
       Mais ses animateurs se sont rendu compte que le développement et la transformation de notre rive droite de la Saône, en s’accélérant, créent des problèmes d’information difficiles à résoudre autrement que par un périodique, fut-il modeste.
       Information des adhérents de notre association d’abord, dont le nombre croît chaque année. Information des habitants et des commerçants du quartier ensuite, d’autant plus nécessaire que le Vieux Lyon est comme un village isolé dans la grande ville, où les bruits les plus fantaisistes se répandent souvent de porte en porte en se déformant. Information des autorités locales ou nationales enfin, qui suivent avec intérêts nos actions.
       Nous essayerons donc de vous présenter ici chaque trimestre les différents éléments de cette action, qui se développe dans trois directions complémentaires.
    1°) une action de conservation des splendides richesses du passé qui font du Vieux Lyon le plus vaste ensemble Renaissance de France, ensemble qu’il serait imbécile de mutiler ou de couper en deux.
    2°) une action de mise en valeur afin que ce patrimoine se transforme en richesse d’avenir, pour le plus grand profit des habitants de Saint Jean, Saint Georges et Saint Paul et pour celui de notre ville toute entière.
    3°) un action de propagande enfin, par l’utilisation des moyens modernes d’information (presse, radio, télévision, cinéma, affichage, vitrines, etc.) comme par la résurrection des fêtes populaires traditionnelles de la mi-carême, de la Saint Jean ou du 8 décembre.

       Il est bien évident que les adhérents de la Renaissance du Vieux Lyon, seuls, ne pourraient pas grand-chose. Nous tenons donc à rendre hommage dans ce premier numéro (et nous aurons l’occasion d’y revenir)à tous ceux qui travaillent avec nous en étroite collaboration, et ils sont nombreux :
    -- L’administration préfectorale comme la municipalité et ses services (et tout particulièrement la commission municipale du Vieux Lyon) qui facilitent notre tâche dans de nombreux domaines : trésorerie, autorisations diverses, création de la caisse de prêts dont nous parlons plus loin, éclairage du quartier, etc.
    -- Le Syndicat d’Initiative et le Commissariat Régional au Tourisme, qui s’attachent à faire connaître le Vieux Lyon aux quatre coins du monde en organisant de multiples visites commentées pour des dizaines de milliers de touristes et de Lyonnais chaque année.
    -- les services des monuments historiques, qui ont aujourd’hui la charge de la conservation et qui seront sans doute demain les animateurs de la restauration.
    -- la jeune chambre économique, qui a été le catalyseur grâce auquel le Vieux Lyon retrouve aujourd’hui une nouvelle jeunesse.
    -- les commerçants et les artisans du quartier, installés ici depuis longtemps ou les nouveaux venus, qui participent par la vie de leur boutique à l’animation de la rive droite de la Saône.
    -- les habitants de Saint Jean, Saint Georges et Saint Paul enfin, qui sont comme nous préoccupés à juste titre par les problèmes posés par l’hygiène déplorable de trop nombreux immeubles.

       Les uns et les autres s’attachent, avec nous, à défendre, mettre en valeur et faire connaître les richesses du Vieux Lyon. Qu’ils en soient ici publiquement remerciés.

    Regis Neyret
    Président de la Renaissance du Vieux Lyon


    Les 16 pages du 1er bulletin de la RVL