Pavés : de bonnes intentions…


(extrait du journal RVL n° 146, juin 2016)

Pour la plupart des usagers (habitants et visiteurs) les pavés du Vieux-Lyon sont devenus un vrai problème.

Et pas seulement pour les personnes âgées ou en situation de handicap. Des piétons se font réellement mal, en se tordant une cheville, ou même, en tombant. C’est pourquoi, nous nous sommes tournés du côté des élus pour transmettre cette importante question, assortie d’une proposition de réfection générale figurant dans le dossier Vieux-Lyon 2020 que nous proposions aux candidats à l’élection municipale de 2014.

Bertrand Jabouley (adjoint du 5e arrondissement en charge de la Voirie) nous a fait parvenir la réponse suivante :
« Les pavés du Vieux Lyon sont souvent critiqués pour les difficultés de marche que rencontrent les seniors et les personnes à mobilité réduite.

La reprise globale de ces pavés n’étant pas inscrite dans le plan de mandat, la Mairie du 5e a proposé de reprendre progressivement certaines zones dégradées et d’étudier les procédés techniques permettant la meilleure organisation du chantier.

Car reprendre les pavés sur ce secteur n’est pas une mince affaire. Un tel chantier ne peut se faire que sur une période très courte (trois mois dans l’année) pour ne pas gêner l’activité touristique. Et il nécessite de fermer la rue aux véhicules pendant près d’un mois, avec une large emprise qui limite la circulation piétonne.
Or, les dernières expériences de reprise des pavés (chantiers pour le Gaz et pour l’eau) se sont faites dans l’urgence, pour rendre rapidement la chaussée à la circulation piétonne et aux livraisons pour les commerces. Avec les résultats que l’on constate aujourd’hui.

Un essai a eu lieu cet automne, sur 25 mètres de la rue Saint-Jean, entre les places du Gouvernement et de la Baleine. D’un côté, la chaussée a été reprise intégralement avec une dalle béton drainante et deux techniques différentes de jointage des pavés. De l’autre côté, les pavés ont été juste reposés correctement, avec les deux techniques différentes. Sur la base de ces quatre zones test, seule la reprise globale de la chaussée semble efficace (mais à quel prix !) et l’un des joints emporte l’adhésion.
Ces procédés devront être utilisés à l’avenir, avec l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France, en particulier pour la teinte des joints, qui doit être revue.