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L'Antiquaille


En cours depuis 2003

Antiquaille : Miracles d’une reconversion

(extrait du Journal RVL n° 148, juin 2017)

Comme souvent, lorsqu’on se promène sur un site réaménagé, l’impression qui domine est que tout est à sa place, à sa bonne place, et que ce qui se propose à nos yeux est le fruit d’évidences, manifeste une harmonie qui transparaît dans le dialogue des formes se développant devant nous. Nous avons tort : cette métamorphose-là est le résultat d’une succession de miracles remportés sur autant de difficultés.
Le premier miracle est que le site de l’Antiquaille, dont les Hospices Civils de Lyon voulaient se défaire avec raison (les difficultés d’y exercer la médecine et la chirurgie d’aujourd’hui étant devenues insurmontables) aurait pu tomber dans l’escarcelle d’un groupe privé qui, animé par le désir de réaliser une bonne affaire, risquait de le défigurer et d’en trahir l’histoire. En acquérant ce bien, par le biais de la SACVL (Société anonyme de construction de la Ville de Lyon), la municipalité s’engageait, au contraire, à le réaménager avec respect, à l’ouvrir pour en faire un nouveau quartier de la ville, en liaison étroite avec celui de Saint-Just. L’achat s’accompagnait aussitôt d’une invitation à quelques associations, dont la RVL, pour mener une réflexion sur le devenir du lieu. 
Deuxième « miracle » : treize ans plus tard, les Lyonnais (mais pas seulement eux) circulent à pied, mais aussi en voiture, dans un ensemble rénové, pluriel, aéré, agréable, ayant conservé l’essentiel des éléments qui, siècle après siècle, ont constitué ce fragment de ville, dont les noms des rues racontent désormais l’histoire, où se côtoient des logements, des bureaux, une résidence étudiante, un musée, un restaurant réputé, un hôtel de luxe, illustrant, à sa manière, cette démarche lyonnaise qui a valu à notre ville d’être montrée en exemple au monde entier à la suite de l’inscription de son site historique sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. 
À ce stade, le récit semble tourner à l’hagiographie. Or, même si le résultat qui aujourd’hui s’offre à nous est bien à la hauteur des projets initiaux, il faut admettre que tout cela ne s’est pas accompli sans avoir à surmonter des contraintes et des obstacles nombreux et variés, conjuguant l’Histoire (nous sommes ici au centre même de Lugdunum) et la géographie, le site lui-même, en forte pente, défiant depuis toujours les hommes soucieux de l’urbaniser. 
La plupart des opérations entreprises ont donc obéi à un cahier des charges très strict. Ainsi, à l’emplacement du Bâtiment I, le cabinet Vergely, chargé de construire un immeuble de logements, a dû s’interdire de creuser profondément un sol riche en vestiges antiques attestés (les restes de la Domus Juliana), mais jamais encore fouillés. À la demande de l’Architecte des Bâtiments de France, la construction nouvelle devait apparaître de la façon la plus discrète possible depuis les gradins de l’odéon : c’est pourquoi, les terrasses prolongeant les appartements vers le sud se trouvent séparées par de hauts murs, revêtus de pierres, pour masquer les baies, créant du même coup un rythme tout à fait singulier dans la perception de cet immeuble. 

Le site est proche de la zone de l’éboulement de 1930, évènement resté dans les mémoires sous l’appellation de « catastrophe de Fourvière ». Cette contrainte géo- technique, rappelée par la SACVL, a évidemment accompagné dans leur réflexion l’ensemble des cabinets d’architecture appelés à intervenir sur un périmètre traversé, de plus, dans sa profondeur, par de nombreuses galeries drainantes (certaines réalisées dès l’Antiquité) et émaillé ici et là de puits ou de réservoirs, construits, par exemple, par les Soeurs de la Visitation. Il a fallu tenir compte, aussi, de la proximité avec le tunnel du funiculaire Saint-Jean - Saint-Just et du passage, à un niveau plus profond, de la ligne D du métro.

L’Antiquaille : le bâtiment B en 2005. © Yves Neyrolles
L’Antiquaille : le bâtiment B en 2005. © Yves Neyrolles
D’autre part, nous sommes ici en zone dite URP, une zone où il est interdit de bâtir plus que ce qui existait avant le commencement des opérations, afin de conserver au site une densité raisonnable. Si l’on ajoute que l’ABF, que l’on peut considérer comme le « gardien du Temple » et dont les avis doivent être respectés, a souhaité, à juste titre, que cette métamorphose conserve des traces de toute l’histoire du site et que l’ouverture de celui-ci maintienne cependant l’existence de la plupart des murs le séparant des espaces voisins, on mesure la complexité d’une telle entreprise et l’on en comprend la durée.

L’Antiquaille : le bâtiment B en 2017. © Yves Neyrolles
L’Antiquaille : le bâtiment B en 2017. © Yves Neyrolles
La Renaissance du Vieux-Lyon a suivi avec intérêt l’évolution de ce long chantier. Par le biais de son Journal, elle a rendu compte de quelques-uns des aspects qui viennent d’être rappelés. Notre n° 144, de juin 2015, a consacré une page à la création de l’ECCLY. Alors que les derniers travaux se terminent, ou sont en voie d’achèvement, c’est sur l’intervention du Groupe Maïa, que nous souhaitons mettre l’accent aujourd’hui.
L’Hôtel Villa Maïa : façade est et entrée. © Yves Neyrolles
L’Hôtel Villa Maïa : façade est et entrée. © Yves Neyrolles
D’abord, parce que ce Groupe a choisi d’implanter son siège social au coeur même de ce nouveau quartier Ensuite, parce que son intervention y est devenue. prépondérante et a contribué, à travers les restaurations du bâti ancien comme par les constructions nouvelles, et notamment celle de l’hôtel Villa Maïa, à conserver au site sa volumétrie antérieure et son allure, au point que certains s’étonnent lorsqu’on leur parle de l’hôtel, affirmant qu’ils ne le distinguent pas dans le paysage. Cette remarque est peut-être le plus beau compliment à faire aux responsables de cette construction, notamment l’agence d’architecture Wilmotte & Associés, qui, résolument contemporaine dans ses matériaux, ses traitements et ses détails, a su inscrire la façade donnant sur la ville dans une continuité historique, en reprenant le rythme des ouvertures, des pleins et des vides. Du côté ouest, prolongeant la composition urbaine des bâtiments autour de cours et de terrasses, elle a fait aménager par le paysagiste Louis Benech, un vaste jardin que les visiteurs d’un soir (ou de plusieurs) peuvent admirer de leur fenêtre, sans qu’aucune présence ne vienne déranger la méditation à laquelle cette contemplation invite : dans ce jardin « à voir », on ne pénètre pas !
Ce que l’on sait moins, c’est l’intervention, après sa construction, sur le bâtiment du restaurant Têtedoie, amenant une véritable intégration de celui-ci à l’intérieur du site, dans l’esprit même qui a prévalu pour la construction de l’hôtel.
Un tel investissement, qui a fait suite à un coup de coeur de cette entreprise pour le site de l’Antiquaille, méritait bien ces lignes.
L’Hôtel Villa Maïa : façade ouest et jardin. © Yves Neyrolles
L’Hôtel Villa Maïa : façade ouest et jardin. 
© Yves Neyrolles
L’Hôtel Villa Maïa : façade ouest et jardin. © Yves Neyrolles
L’Hôtel Villa Maïa : façade ouest et jardin. 
© Yves Neyrolles
L’Hôtel Villa Maïa : jardin et spa. © Yves Neyrolles
L’Hôtel Villa Maïa : jardin et spa. © Yves Neyrolles
Rue Pierre Marion, seule voie autorisée aux automobilistes, à sens unique, entre l’hôtel et la résidence pour étudiants. © Yves Neyrolles
Rue Pierre Marion, seule voie autorisée aux automobilistes, à sens unique, entre l’hôtel et la résidence pour étudiants. 
© Yves Neyrolles
2003 - 2004 : départ des HCL et achat du site par la SACVL.
2004 - 2007 : étude de mutabilité conduite par Laurent Volay (Archipat).
2007 - 2008 : démolitions des extensions « utilitaires » de l’ancien hôpital (pavillon d’entrée, îlot central, morgue, maison du directeur) pour n’en conserver que les bâtiments inscrits aux Monuments historiques (constructions du XVe au XIXe s.).
Depuis 2008 : réaménagement progressif des autres bâtiments, datant de différentes, époques et des espaces entre ceux-ci ; constructions nouvelles.
Février 2009 : livraison du Bâtiment B, réhabilité et destiné à accueillir des bureaux (bâtiment acquis en 2011 par le Groupe MAÏA, qui y installe son siège social).
Mars 2009 : livraison du Bâtiment A, transformé en résidence pour étudiants.
Novembre 2009 : livraison du Bâtiment E où s’installe le restaurant de Christian Têtedoie. 
Avril 2010 : inauguration du Bâtiment H, transformé en logements (architecte : Raffi Beyan).
Septembre 2010 : inauguration d’un immeuble de logements à la place du Bâtiment I (architecte Clément Vergely).
2011 - 2014 : restauration du Bâtiment M, où se trouve l’ancien cloître de la Visitation, le caveau dit de Saint- Pothin (architectes : Didier Repellin, Laurent Volay) ; ouverture de l’Espace Culturel du Christianisme à Lyon, l’ECCLY (architecte : agence Vurpas).
Janvier 2015 : livraison des Bâtiments D et G, réhabilités, pour accueillir des logements (architecte : Detry & Lévy).
Avril 2017 : inauguration d’un hôtel de luxe, construit par le Groupe Maïa (architecte : Jean-Michel Willemotte ; décorateur : Jacques Grange ; paysagiste : Louis Benech).
À venir : transformation en logements du Bâtiment J (ancienne chaufferie de l’hôpital érigée en 1930 par Pierre Bourdeix) ; construction (K) de petits immeubles de logements à énergie positive (architecte : Thierry Roche).
Bâtiment J, ancienne chaufferie de l’hôpital érigée en 1930 par Pierre Bourdeix. © Yves Neyrolles
Bâtiment J, ancienne chaufferie de l’hôpital érigée en 1930 par Pierre Bourdeix. © Yves Neyrolles

Mémoire de la ville et de l’ancien hôpital

Les noms donnés aux nouvelles voies et rues intérieures sont autant de titres pour des pages d’histoire. La montée du Cardo évoque la fondation de Lugdunum. L’esplanade Saint-Pothin rappelle le martyre des chrétiens de Lyon en la personne de leur premier évêque. L’allée du Champ de Colle reprend le nom d’une voie existant au Moyen-Âge, Colle devant être compris comme un diminutif de Colline. La rue Professeur Marion, seule artère ouverte à la circulation automobile, honore l’un des nombreux et illustres médecins ayant exercé dans cet hôpital : celui-ci fut un pionnier de la chirurgie cardiaque. Le Belvédère Cardinal Henri de Lubac, d’où la vue embrasse une grande partie du site historique et les tours de la Part-Dieu, rend hommage à un penseur jésuite, membre éminent du catholicisme social de Lyon. Toutes ces plaques ont été inaugurées le 25 avril 2012.

ERRATUM et complément au dossier

Monique Mordant, du CIL Saint- Just – Saint-Irénée – Fourvière, nous fait remarquer à juste titre que la chaufferie, conçue par Pierre Bourdeix, date de 1955 et non de 1930. Ajoutons que l’ABF avait jugé bon de conserver ce bel exemple de l’architecture en béton, d’abord destiné à accueillir une association culturelle ouverte sur le monde et actuellement réhabilité pour y proposer des logements.
Monique Mordant nous rappelle également le rôle joué par son association lors du lancement par la Ville de Lyon d’une concertation en vue de donner des noms aux rues de ce nouveau quartier. Sur l’important dossier fourni, trois propositions avaient été retenues : Montée du Cardo, Esplanade Saint Pothin, Allée du Champ de Colle.
Belvédère Cardinal Henri de Lubac était un souhait du Cardinal Barbarin et Professeur Pierre Marion une demande d’Alexandrine Pesson, alors maire du 5e arrondissement.

Sons de cloches…

Sait-on que le clocher de la chapelle de l’Antiquaille était équipé d’un carillon comparable à celui de l’église Saint-Paul ? Cet ensemble campanaire mériterait, à coup sûr, une restauration du niveau de celle qui a prévalu pour l’ensemble du site. Et, qui sait, peut-être que dans un avenir proche, le carillon de l’Antiquaille, réhabilité, dialoguera avec celui de la basilique de Fournière, enrichissant le chant de la colline….
© Yves Neyrolles
© Yves Neyrolles

Un projet de reconversion unique

Maître d’ouvrage : SACVL
Surface totale du site : 34 000 m2
SHON : 27 000 m2
Maîtrise d’oeuvre :
Urbaniste coordinateur : atelier Thierry Roche
Paysagiste : Ilex
Voierie et réseaux divers : Cap Vert
Lumières : atelier Lumières
Contrôle : Alpes contrôle
Coordinateur SPS : Socotec
Ventes réalisées pour les réhabilitations en logements :
4 000 m2 à la société Sogimm
2 300 m2 à la société Elite Invest
2 726 m2 à la société Maïa

Opérations menées par Maïa Immobilier sur le site de l’Antiquaille

2011 : Installation du siège du Groupe

2011 – 2012 : dépôt des premiers permis et autorisations d’urbanisme ; conception générale des volumes : parking / hôtel/ attique ; mise en œuvre des soutènements et blindages de l’espace central ; réalisation des fouilles archéologiques et autorisations de fouille (architecte : agence Gautier Conquet – Dominique Gautier).
2012 – 2013 : obtention des permis et autorisations d’urbanisme.
2013 – 2014 : réalisation du programme de logements dans les bâtiments historiques réhabilités en appartements haut de gamme (architectes : agence Detry & Lévy – Nicolas Detry et Pierre Lévy).
2014 – 2015 : réalisation d’un parking central sur huit demi-niveaux en infrastructure, la dalle supérieure étant aménagée en jardin paysager.
2016 : Travaux d’embellissement du restaurant Têtedoie : habillage de pierres, reprises des façades, modification de la verrière et de l’entrée ; aménagement du parvis, des promenades, intégration paysagère (architectes : Stone Architecture – Mathias Soulier ; paysagiste : Ilex – Guerric Péré et Céline Durand).
2016 : travaux d’aménagements paysagers des belvédères haut et bas : jardins paysagers, promenades, mise en valeur des voûtes et mise en lumière (paysagiste : Ilex – Guerric Père et Céline Durand).
2015 – 2016 : Réalisation de l’hôtel Villa Maïa (architecte : Wilmotte & associés – Jean-Michel Wilmotte ; décorateur : atelier Grange – Jacques Grange ; paysagiste : agence Benech – Louis Benech).
2017 : ouverture de l’hôtel Villa Maïa.


À l’Antiquaille : l’Eccly

(extrait du Journal RVL n° 144, juin 2015)

Espace Culturel du Christianisme à Lyon

Sur la colline de Fourvière, riche de plusieurs lieux témoignant de l’histoire du christianisme à Lyon, ce nouvel espace a été inauguré en décembre 2014, dans le « nouveau » quartier de l’Antiquaille.

La genèse

L’hôpital de l’Antiquaille a cessé toute activité en 2003.
Parmi les projets de réaménagement des espaces libérés, il fallait réfléchir au devenir et à la sauvegarde du caveau de Saint-Pothin, lieu de mémoire consacré au premier évêque de Lyon.
Une équipe formée autour du père Emmanuel Payen, recteur à cette époque de la basilique de Fourvière, de Jacques Moulinier et d’un ensemble de scientifiques et d’historiens de tous bords soutenus par Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, lança alors une réflexion sur la création d’un par- cours du christianisme. Ils avaient en mémoire cette phrase d’Édouard Herriot : « les trois gloires de Lyon : avoir été en l’espace de deux siècles une colonie de l’empire romain, la cellule initiale de la nation française et le premier foyer du christianisme en Gaule. »
Ce fut une grande aventure : il fallait travailler sur le contenu de ce par- cours, son financement, sa mise en œuvre. Elle a duré plus de 8 ans.
Convaincues de l’intérêt de ce projet lié à l’Histoire, les collectivités locales l’ont financé pour moitié, l’autre moitié étant trouvée grâce à des dons privés.

La réalisation

4 architectes, dont le lyonnais Pierre Vurpas, un scénographe, Piotr Zaborski ont su aménager sur 950 m2 un ensemble de 15 salles dotées d’équipements interactifs et de nombreux éléments de scénographie.
Près du « caveau de Saint Pothin », les mosaïques du XIXe siècle ont été déposées puis restaurées par les ateliers de Saint-Romain en Gal.

L’esprit du lieu 

Cet ensemble n’est pas un musée à proprement parler, mais un centre d’interprétation de l’histoire du christianisme à Lyon pendant 18 siècles, avec quelques éléments forts comme la lettre des Chrétiens de Vienne et de Lyon identifiant Fourvière comme le lieu de réclusion des martyrs de 177.

Ce n’est pas non plus un lieu confessionnel, mais un lieu de transmission d’une part importante de l’histoire de notre ville.
Toutes les expressions de la confession chrétienne sont présentes : orthodoxe, catholique, protestante. Le travail de réflexion a été mené avec les représentants de chaque communauté.
C’est sur la Réforme, intervenue au XVIe siècle, que se termine le parcours. Il pourra être complété par des conférences ou des expositions temporaires.
L’Antiquaille-Eccly est un lieu dédié à tous les publics : familles, étudiants, chercheurs, touristes.
L’équilibre budgétaire est encore fragile. Aussi, le personnel du musée (y compris le directeur) est-il bénévole, le lieu ne disposant que d’une seule salariée. D’autres bénévoles se forment pour accompagner les visites.
L’Antiquaille-Eccly :
49 montée Saint-Barthélemy, 69005 Lyon
09 72 41 14 98 - www.antiquaille.fr
Ouvert du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h


Dossier : L’Antiquaille, une reconversion attendue

(extrait du Journal RVL n° 119, février 2005)

Les habitants du 5e arrondissement, comme de nombreux Lyonnais ayant hanté les salles et couloirs de l'hôpital de l'Antiquaille, sont particulièrement curieux de connaître le devenir, les transformations et les nouvelles affectations de ce site prestigieux.
Convoité par de nombreux promoteurs ou investisseurs (30 dossiers déposés aux Hospices Civils de Lyon) à cause de sa position exceptionnelle, l'ensemble du site a finalement été vendu à la SACVL (Société Anonyme de Construction de la Ville de Lyon) après étude d'un dossier particulièrement audacieux, puisqu'il propose un réaménagement mixte d’un nouveau "morceau de ville".
C’est ce projet que nous vous présentons de façon synthétique. Nous le trouvons particulièrement riche et varié, alliant l'Histoire aux exigences de la vie actuelle, laissant la part belle aux espaces verts et à la promenade, et l’ouvrant largement sur un quartier vivant.
Le projet de l'Antiquaille : la SACVL a été lauréate pour l’appel d'offres lancé par les Hospices Civils de Lyon au moment de la mise en vente du site.
  • La SACVL : description
  • Les grandes lignes du projet
  • L'Antiquaille en quelques mots, en quelques chiffres
  • Histoire et devenir de chacun des bâtiments
  • Pôle touristique : Maison des Cultures du monde
  • Espace Culturel du Christianisme à Lyon : ECCLY
Tous ces différents sujetss sont traités dans le dossier du journal n° 119, fichier à télécharger ci-dessous.


L’Antiquaille : bientôt une nouvelle vie (réaménagement du site)

(extrait du Journal RVL n° 118, novembre 2004)

La SACVL (Société Anonyme de Construction de la Ville de Lyon) a acquis récemment le site de l'AntiquailIe (3,4 ha), mis en vente par les Hospices Civils de Lyon.

Il ne manque plus que l'accord de I’Agence régionale d'hospitalisation pour entériner cette transaction de façon définitive.
Depuis un an, la SACVL avait constitué un groupe de réflexion composé d'architectes, de représentants du diocèse et de personnes issues du monde de la culture et de la mise en valeur du patrimoine, pour travailler sur le contenu du projet.

L'opération prévoit donc : des logements (sociaux ou en accession à la propriété) une résidence hôtelière, une résidence étudiante, des bureaux, un hôtel de charme et un restaurant gastronomique, un espace culturel lié au christianisme et une maison des cultures du monde. Le caveau de Saint-Pothin sera mis en valeur pour permettre des visites dans de meilleures conditions. 

Le groupe de réflexion a été unanime à vouloir créer une extension du quartier Saint-Just, ouverte et accessible à tous. La SACVL ne veut donc pas d’un site "monofonction", mais d'un nouveau "morceau de ville", comme l'indique bien la diversité des équipements prévus.

Les travaux pourraient débuter avant la fin de cette année.


Conférence : « Histoire de l’Antiquaille »

(extrait du Journal RVL n° 110, décembre 2001)

Par le Professeur René Mornex, Président Suppléant du Conseil d'Administration des HCL.

L'hôpital de l'Antiquaille est un établissement particulier tant par la situation dans la ville que par l'atmosphère qui y a toujours régné et qui a entraîné un attachement de tous ceux qui y ont été soignés ou qui y ont travaillé.
Cela ne peut être analysé si l'on ne remonte pas aux sources.
Pendant 300 ans, l'Hôpital de l'Antiquaille a eu une toute autre vocation que I‘hébergement des malades.
Cette maison des champs "l'AntiquailIe" construite par l'humaniste Pierre Sala au XVIe siècle, est devenue successivement couvent des Visitandines aux XVIIe et XVIIIe siècles, hôpital et asile d'aliénés de 1804 à 1876, avant de devenir l'hôpital que nous connaissons.
Le conférencier nous expliquera pourquoi dans ces bâtiments, le dynamisme des médecins a conduit à identifier douze spécialités nouvelles dans le cadre de l'hospitalisation lyonnaise dont la dermato-vénérologie, la neurologie, l'ophtalmologie, l'endocrinologie et la néphrologie pour ne citer que les principales.
Visite de l'Antiquaille
L'exposé - illustré de diapositives - précèdera une visite des parties historiques de l'hôpital dont certaines habituellement fermées au public, de la crypte de Saint-Pothin ainsi que des points de vue sur la ville.

Rendez-vous à 8h45 à la Maison des Associations, I rue de la Brèche, 69005 Lyon

Début de la conférence à 9 heures précises.

VISITE

Nous nous rendrons directement à l'AntiquaiIIe depuis la Maison des Associations, en montant par le funiculaire Saint-Just (arrêt "Les Minimes"). 
Merci de vous munir de votre titre de transport (il existe un ticket aller-retour funiculaire).


Extraits de BMO (Bulletin municipal officiel de Lyon)