52 et 54 Rue Saint-Jean, deux nouvelles adresses à noter


(extrait du journal RVL n° 137, novembre 2011) 

Au-dessus de l’entrée du 52, une sorte de «placard» rappelle qu’ici a vécu Guillaume Leroy, premier véritable imprimeur lyonnais, puisque Barthélémy Buyer, son maître, était plutôt un «homme d’affaires», tandis que l’ouvrier, qui avait appris le métier à Liège, composait réellement et seul les livres. 

Le propriétaire de La Mandragore (voir notre Journal n° 130) a eu la bonne idée d’installer un panneau très complet consacré à cet imprimeur dans la cour intérieure qui précède sa boutique. Merci à lui pour cette heureuse initiative qui enrichit encore le long et beau parcours que le visiteur est amené à faire pour atteindre l’échoppe médiévale. 

À ce même numéro, mais donnant directement sur la rue, la boutique «Crazy Cat» a été remplacée au printemps dernier par un très accueillant «Chez nous», un café exposition ouvert par Corinne, qui nous dit avoir voulu fuir la ville (la Presqu’Île) pour s’épanouir dans le beau village du Vieux-Lyon. L’hôtesse propose petits-déjeuners, déjeuners et goûters, et ferme le soir pour ne pas troubler la paix des habitants. Les œuvres d’artistes locaux sont accrochées sur les murs, renouvelées chaque mois. 
"Chez Nous", une boutique exposition. © Yves Neyrolles
L’aménagement de l’intérieur, comme celui de la terrasse, a été traité avec le plus grand soin par le mari, architecte. Un exemple : le couple ayant gardé un très mauvais souvenir du tintamarre que, sous leurs fenêtres de la Presqu’Île, des commerçants produisaient pour installer ou ranger leur mobilier de terrasse, l’architecte s’est ingénié à mettre des roulettes à ses pieds de parasols, que Corinne déplace ainsi sans faire de bruit. Une recette à ne pas manquer de populariser dans le Vieux-Lyon !  
Au 54 s’est aussi ouverte une boutique très agréable, spécialisée dans les miels. Toutes sortes de miels et de délices concoctées à partir du précieux cadeau que nous font les abeilles. Si vous ne l’avez pas remarquée, elle aura su, elle, attirer vos narines. N’hésitez donc pas à entrer pour faire quelques achats gourmands, tout en appréciant la façon remarquable dont on a su tirer parti d’un décor très «Saint-Jean» et l’intégrer au design contemporain.