Renaissance de… la Renaissance


(extrait du journal RVL n° 151, novembre 2018)

Nous étions très nombreux, ce 3 octobre, dans la cour du 8 rue Juiverie, les yeux rivés sur le joyau d’architecture que constitue la galerie Philibert de l’Orme, récemment restaurée.

Depuis la réhabilitation, en 1986, de l’ensemble des immeubles de ce numéro, cette galerie avait subi, entre autres outrages, d’importantes infiltrations d’eau, qu’il fallut résorber avant d’entreprendre un traitement à la hauteur de la prestigieuse construction, classée Monument Historique.
En édifiant cette galerie sur « trompes », Philibert de l’Orme avait introduit à Lyon le style Renaissance, qu’on ne connaissait pas encore. Une révolution, certes, ou plutôt, un retour à l’antique, qui se donne à voir dans l’extrême délicatesse du décor et des sculptures, inspirés du théâtre de Marcellus, à Rome.
Le mystère de cette construction reste entier : une galerie ? deux galeries ? Dans ses écrits, Philibert de l’Orme parle des galeries qu’il a réalisées pour l’hôtel Bullioud… Et que font ces deux arcs asymétriques qui s’appuient sur la cour, alors que le pari du jeune architecte était justement, par l’utilisation de ces « trompes » devenues célèbres, de construire un ouvrage paraissant suspendu au-dessus de celle-ci ? 
Mais point n’est besoin de tout savoir pour s’émerveiller devant un chef-d’oeuvre retrouvé !
SCIC Habitat Rhône-Alpes (CDC Habitat) est le maître d’ouvrage de cette restauration, menée avec l’aide de la DRAC, de la Ville de Lyon et de la Caisse des Dépôts. 
Architecte : RL&A. Repellin Larpin et Associés. 
Coût de l’opération : 344 600 €.