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Maison du Chamarier


Chantier fait et à faire depuis 1990 !

La maison du Chamarier, 37 rue Saint-Jean : une belle endormie

(extrait du journal RVL n° 151, novembre 2018)

L’historique de la maison du Chamarier n’est plus à faire. Étudiée en profondeur par les historiens et les archéologues en 1986 -1990 et en 2000 pour la Ville de Lyon, propriétaire, on sait qu’elle est magnifique, tant sur rue que sur cour, avec son appareillage en pierre de taille et des éléments décoratifs sculptés exceptionnels.
Cette magnificence est attribuée en partie à François d’Estaing. Descendant d’une antique famille du Rouergue et de l’Auvergne, celui-ci est né en 1462 au château de la Salle, près de Pradesd’Aubrac. Il n’arrive pas à Lyon par hasard : son oncle, Jean-Pierre d’Estaing, est chanoine du chapitre de Lyon à partir de 1446, puis chamarier de 1480 à 1494, date à laquelle il devient gouverneur du comté de Rodez, laissant le 21 juin 1496 la place de chamarier à son neveu François, qui était chanoine-comte de Lyon depuis le 10 septembre 1489.
Si ce dernier entreprend immédiatement de faire reconstruire l’hôtel, qui se trouvait en très mauvais état, il n’a pas le loisir d’en profiter longtemps, puisqu’il est élu évêque de Rodez par le chapitre, en 1501. En 1510, il entreprend la reconstruction du clocher de la cathédrale de son évêché, détruit par un incendie. Dans le même temps (1492 – 1504), il est abbé de Saint Chaffre du Monastier, dont il restaure l’église. Homme prestigieux, mais de caractère modeste, il est un grand bâtisseur, fervent du gothique flamboyant, comme on peut le voir sur les façades de la maison lyonnaise.
Les décors Renaissance de la cour de la maison du chamarier, notamment le puits et son lavabo particulièrement remarquables, qui sont attribués à Philibert de l’Orme, sont à mettre, eux, sur le compte de Charles d’Estaing, neveu de François, devenu chanoine de Lyon en 1504, puis chamarier en 1531 ; il est décédé en 1544. Féru de musique et fin lettré ami de Symphorien Champier, il peut très bien avoir contacté le jeune architecte de retour de Rome en 1536. Autre personnage notable au niveau historique : Charles de Châteauneuf de Rochebonne, chanoine-comte en 1630, prévôt de Fourvière et chamarier. Son nom passera à la postérité pour avoir logé, par deux fois, Madame de Sévigné, mère de sa belle-sœur, Madame de Grignan, tandis que celle-là se rendait en Provence, le 25 juillet 1672, et qu’elle en revenait, le 10 octobre 1673 : la marquise en témoigne dans des lettres à sa fille.
Le cloître de Saint-Jean a été progressivement démembré au cours du XVIIIe siècle et le chamarier a perdu de son importance. Devenue bien national en 1790, « la maison du chamarier » tombe plus ou moins dans l’oubli et dans le délabrement jusqu’à son classement comme Monument Historique, le 15 septembre 1943. À part la pâtisserie du rez-de-chaussée qui l’anime (créée par Paul Maillet un peu avant 1856), elle est inoccupée depuis 1987. Une campagne de restauration a été lancée en 2004 sous la direction chevronnée de Didier Repellin. Depuis 2016, divers projets d’affectation sont envisagés et sont en attente de réalisation.


Reconversion de la Maison du Chamarier : un trait d’union entre le passé et l’avenir.

(22 novembre 2016)

Grâce à nos archives, nous savons que depuis plus de 100 ans la Ville, qui en est propriétaire depuis 1907, se pose la question de sa réaffectation. 

Cette maison fait partie des maisons les mieux conservées de la ville. Une première restauration avait eu lieu en 2005. Cette fois-ci tout le bâtiment sera restauré de façon pérenne. Ses décors intérieurs et extérieurs seront remis en valeur, la réutilisation du site sera durable, respectueuse et fidèle à l’esprit du lieu et l’accessibilité au public sera préservée au rez-de-chaussée grâce à l’installation, sous l’égide du Cnam et de la Serl, d’un lieu inédit à Lyon, un “Fab Lab”, contraction de l’anglais “fabrication laboratory”, ouvert au public et qui met à sa disposition différents outils, en particulier des machines-outils pilotées par ordinateurs pour la conception et la réalisation d’objets. 
Ce sera un lieu d’échange et de partage des connaissances, des savoirs, des savoir-faire, pour accompagner les utilisateurs dans l’élaboration de leurs projets. La pâtisserie sera conservée et un caviste s’installera dans les anciennes cuisines sur la rue de la Bombarde. Les étages supérieurs seront affectés à des logements de qualité.
Didier Reppelin, ACMH, pilotera l’opération ce qui est pour la RVL une vraie garantie de qualité et de respect des éléments patrimoniaux.


Quel projet pour la Maison du Chamarier ?

(extrait du journal RVL n° 144, juin 2015)

Si le Vieux-Lyon est un trésor pour la Ville, la Maison du Chamarier en est, sans conteste, la perle.
Une restauration totale de ce bijou pourrait être bientôt entreprise… 

Au 37 rue Saint-Jean, la Ville de Lyon est depuis 1907 propriétaire d’un trésor inscrit le 12 avril 1937 au titre des Monuments Historiques : la Maison du Chamarier. Bâtie près de l’ancienne fortification du Cloître Saint-Jean, cette maison est l’un des rares édifices du Vieux-Lyon à présenter une telle richesse historique et archéologique.

La maison fait partie d’un ensemble immobilier qui, fonctionnant comme un « bâtiment-îlot » et comprenant aussi le 2 rue Mandelot, offre une configuration exceptionnelle. En forme de « U » délimité par la rue Saint-Jean à l’Ouest, la rue de la Bombarde au nord, la rue Mandelot à l’est et par un mur au sud le long de la rue Sainte-Croix, la Maison du Chamarier s’ouvre sur une cour qui a fait l’objet d’une restauration, en 2005, révélant au grand jour « l’esprit du lieu ». Cette description, pour succincte qu’elle soit, serait incomplète si les décors peints exceptionnels des espaces intérieurs, galerie, fenêtres n’étaient pas cités. 
Le 26 mars 2015, la Maison du Chamarier voit une nouvelle page de son histoire s’ouvrir lorsque la Ville de Lyon lance un appel à candidatures. L’avis publié précise que la Ville, propriétaire des lieux, « recherche un opérateur à même de proposer un projet associant une restauration de qualité et une reconversion pérenne de cet espace prestigieux d’une surface de 1 000 m² environ ». 

À cette occasion, l’étude préalable, réalisée en 2001 par Didier Repellin (Architecte en Chef des Monuments Historiques), a été actualisée par un document en date du 18 juillet 2014. Tout au long du travail de rédaction de l’appel à candidatures, la Renaissance du Vieux-Lyon a été tenue informée par les services techniques de la Ville, qui lui on présenté les documents en cours d’élaboration.
Ce fut pour nous l’occasion de rappeler les axes que nous avons toujours défendus et qui nous ont mobilisés à plusieurs reprises pour des projets de qualité qui n’ont malheureusement pas pu voir le jour lors des décennies précédentes pour cet édifice au caractère unique.
Nous avons donc insisté sur la nécessité de mettre à disposition du grand public un tel monument historique lorsque l’on sait que près de deux millions de visiteurs viennent dans le Vieux-Lyon chaque année mais n’entrent dans aucune maison. La qualité de l’édifice et sa situation géographique font de celui-ci la perle de la vie touristique lyonnaise, mais aussi le chœur d’un quartier habité et vivant. La maison du Chamarier n’est donc pas un objet isolé ! Sa réhabilitation et, par voie de conséquence, la question de la réutilisation de cet îlot doit s’envisager, non pas isolément, mais à l’échelle du quartier voire, au-delà, à celle de la Métropole de Lyon.
Le projet de réutilisation d’une telle « Maison » doit être à la mesure des ambitions d’une cité enviée pour la richesse de son histoire ! À maison hors normes, projet créatif, lui aussi hors normes !
Le choix du programme reste décisif et doit faire l’objet d’un compromis conciliant au mieux intérêt économique et mise en valeur patrimoniale. La Maison du Chamarier demeure la maison historique la plus importante du Vieux-Lyon : la considération du patrimoine, dans sa restauration et sa réutilisation, doit donc constituer un critère de sélection majeur dans le choix du preneur. La question ne doit pas s’apprécier à l’aune de la nostalgie, mais à celle de notre propension à transmettre le témoin aux générations futures.
Nous apprécions vivement le soin porté à cet appel à candidatures qui, à la question : « quel avenir pour la maison du Chamarier ? », permettra de répondre : « Grâce à cette opération privée, la maison du Chamarier devient plus publique que jamais ! »
 © Yves Neyrolles
 © Yves Neyrolles
 © Yves Neyrolles
 © Yves Neyrolles
 © Yves Neyrolles
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 © Yves Neyrolles
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Historique

Les vestiges les plus anciens de cette maison canoniale qui deviendra la demeure du Chamarier - haut dignitaire du chapitre chargé des clefs et de la police du cloître - remontent au XIIIe siècle ; à cette époque, elle semble déjà constituée d’au moins deux corps de logis perpendiculaires : l’un sur la rue Saint-Jean, dans l’angle sud-ouest de l’îlot et l’autre sur la cour dans l’angle nord-est.
Au cours des XIVe et XVe siècles, ce bâti connaît quelques modifications dont il ne reste que peu de chose hormis l’aménagement de l’accès vers la cour depuis la rue Saint-Jean. Les vestiges des transformations effectuées à cette époque sont très fragmentaires car ces dernières ont été largement effacées par les restructurations importantes entreprises à la période suivante.
Au XVIe siècle, des travaux considérables sont réalisés par le Chamarier François d’Estaing (évêque de Rodez en 1529) puis, par son neveu Charles. A l’intérieur du cadre rigide fixé dès le XIIIe siècle, ils réorganisent l’espace et transforment un habitat morcelé en une vaste demeure qui adopte le schéma classique de la maison urbaine de la Renaissance : plusieurs corps de logis reliés par un escalier en vis et des galeries extérieures. cette nouvelle architecture est complétée par un programme décoratif d’enduit peint dont de nombreux fragments sont mis à jour ; le décor probablement le plus remarquable étant la fresque peinte du cabinet d’humaniste italianisant de la galerie ouest. Un puits et un lavabo, attribués à l’architecte Philibert de l’Orme, ornent la cour de cet hôtel devenu une des plus belle demeure du quartier. Ce sont principalement les décors qui vont être modifiés au cours des siècles suivants. Ainsi peut-on suivre la succession des différents chamariers du XVIIe siècle à travers la succession des décors peints et des blasons.
Source : Site du Service Archéologique de la Ville de Lyon
 © Yves Neyrolles
 © Yves Neyrolles
 © Yves Neyrolles
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La Maison du Chamarier : son histoire

(extrait du Journal RVL n° 118, novembre 2004)

L'enceinte canoniale

À partir de la fin du VIIIe siècle, les clercs qui assistent l'évêque se regroupent en chapitre et vivent en communauté auprès de la cathédrale où ils disposent de bâtiments collectifs : cloître, dortoir, réfectoire. la lettre de l'évêque Leitrade (810) fait état de la construction d'un cloître où les clrecs logent ensemble dans la même clôture...
On ne sait à partir de quelle date les chanoines abandonnent en partie la vie communautaire pour s'installer dans des maisons particulières, mais, déjà en 1175, il est fait mention de maisons canoniales à Lyon. Au XIIIe et XIVe s. certaines maisons sont attribuées à un dignitaire : au Doyen, à l'Archidiacre, au Précenteur, au Chantre, au Chamarier...
Le tracé du mur de l'enceinte canoniale suivait celui de l'actuelle rue de la Bombarde (nord), de la rue Tramassac • dénommée à l'époque rue de la Bombarde - (est) et enfin d'une partie de la rue Jean Carriès et de l'ancienne rue Mourguet (sud). L'enceinte était percée de 6 portes ; située à l'angle de la rue de la Bombarde et de la rue St.Jean, la porte Froc (ou porte Fro) était la porte principale. (source : Lyon St-jean, les fouilles de l'ilot Tramassac, Documents d'Archéologie en Rhône-Alpes no 10, 1994)

 Le mur de l'enceinte du cloître aurait été construit en 1173. Il délimite un quadrilatère irrégulier d'environ 3 ha, dont on connaît précisément le tracé au XVIe s., grâce notamment au plan scénographique (voir illustration). 
A l'intérieur, vivent environ 300 personnes : chanoines, prêtres, clergeons, enfants de chœur, domestiques et employés. Le Chapitre, regroupant les seuls chanoines, exerce la haute, la moyenne et la basse justice. Le recrute- ment de ces dignitaires est aristocratique (une ascendance noble sur au moins quatre générations est exigée) et leur nombre, fixé à 32 en 1321, restera le même jusqu'à la Révolution. 
Durant les guerres de religions, au cours de la seconde moitié du XVIe s., le parti protestant avec, à sa tête, le baron des Adrets, s'empare du quartier canonial de Saint-Jean : il détruit les archives du Chapitre, pille les maisons, mutile la cathédrale et ouvre des brèches dans l'enceinte du cloître (cf. l'actuelle rue de "la Brèche"). 

La Maison du Chamarier

 Le Chamarier (camerarius = camérier) veille à la police et à la voirie à l'intérieur de l'enceinte canoniale, dont il détient les clefs des portes, ayant sous ses ordres des portiers et des coponiers chargés de la surveillance et de la justice. Ce dignitaire dispose de deux types de ressources : celles que lui apporte sa terre et celles que lui donne sa fonction, notamment grâce aux amendes infligées aux laïcs délinquants, à l'intérieur du cloître, et aux taxes qu'il prélève sur les marchandises exposées lors des foires. Ce qu'aujourd'hui nous nommons la Maison du Chamarier a d'abord été un groupe de maisons, érigées contre le mur de l'enceinte canoniale, à proximité immédiate de la porte Froc. Par un accord, donné en 1491 et renouvelé en 1495, le Chapitre autorise à prendre des pierres de "choin 'l à Fourvière, afin de reconstruire une partie de ces maisons. Une vaste opération de restauration de ces maisons est lancée par le Chamarier François d'Estaing, futur évêque de Rodez, entre 1494 et 1529. Celle-ci gomme l'essentiel des structures préexistantes pour laisser place à un bel hôtel composé de trois corps de logis, répartis autour d’une cour et reliés par un ample escalier en vis. Un programme décoratif, témoignant de ses préoccupations d'humaniste, complète ce dispositif. Succédant à François, son neveu poursuit ce programme et fait recouvrir de peintures la façade sur cour du logis principal. D'autres transformations sont opérées au fil des siècles. Les fouilles archéologiques, menées en 2000, ont permis de mettre à jour une superposition de décors, blasons peints, sculptés ou incisés (du XIII e au XVIII e s.) et de papiers peints des XVIIIe et XIX e s., révélant les états successifs d’une maison noble, attachée à la fonction canoniale jusqu'à l'époque révolutionnaire. La charpente du bâtiment oriental est à pannes et arbalétriers, la dendrochronologie la datant de 1509. Il s'agit d'une des rares charpentes d’origine encore en place dans un immeuble lyonnais. Celle du bâtiment sur rue est récente. Le puits Renaissance, attribué à Philibert de l'Orme et datant de 1530 environ, a été remis à son emplacement d’origine, à I l angle sud-est de la cour intérieure (voir notre Journal de Novembre 2000). Classée Monument Historique par l'arrêté du 15 septembre 1943, la Maison du Chamarier a été libérée de ses occupants - sauf l'excellent pâtissier à l'enseigne de La Marquise - en 1987, dans l'attente d'une nouvelle affectation. La "Convention Patrimoine", signée entre l'État et la Ville de Lyon pour la période 2003-2007, stipule la restauration de la cour de la Maison et de ses galeries.

L'autre Histoire

Cette autre histoire est celle des restaurations successives de cette maison. Tout un livre n'y suffirait pas, mais faisons court.
1 • Début du XXe siècle : redécouverte du caractère exceptionnel de cette "demeure Renaissance", nettoyage de sa façade principale, donnant sur la rue Saint-Jean et déplacement, par mesure de protection, du puits et de la "piscine" (dont le dessin est attribué à Philibert de l'Orme) au musée Saint-Pierre, puis dans la cour du musée historique de Lyon, installé dans la cour de l'hôtel de Gadagne.
2 • Printemps 1989 : Patrimoine Rhônalpin fête dans la cour de cette maison la sortie du Guide no 13 de sa collection, réalisé par la RVL et consacré au Vieux-Lyon. Jacques Oudot, adjoint à la Culture, découvre le projet de Didier Repellin d'ouvrir ici, comme à Genève, à Amsterdam, à New York et à Paris, un centre d'accueil touristique et une Maison Renaissance à visiter.
3 • 1992 : ravalement de la façade principale (redevenue noire) suivant la technique du gommage, afin de préserver la pierre. La RVL aurait souhaité qu'à cette occasion tous les meneaux fussent remis en place.
4 • 1998 : la Maison du Chamarier fait partie d'un ensemble de "monuments l' du Vieux-Lyon pour lesquels l'État et la Ville engagent une convention mutuelle de restauration pour la période 1999-2003. Dans un premier temps, la maison sera confortée et explorée par les archéologues qui en dresseront l'histoire à partir de laquelle la réhabilitation complète pourra être décidée.
5 • Mai 1999 : une étude pour la création d'un "centre d'interprétation du site historique de Lyon" est lancée par l'office de tourisme du Grand Lyon, à la demande de Denis Trouxe, adjoint à la Culture et au Patrimoine.
6 • Automne 2000 : retour du puits et de la '(piscine" de Philibert de l'Orme à leur emplacement d'origine et, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, en collaboration avec la RVL, visite, par la DRAC Rhône-Alpes, de la cour avec exposé des découvertes archéologiques récentes.
7 • 2003 : deuxième convention État/Ville de Lyon pour la restauration du Patrimoine (2003-2007) et ouverture d'un chantier pour la remise en état des toitures, de la cour et des galeries recréées comme à l'origine.
Ce chantier doit prendre fin en novembre 2004.

Cette restauration est réalisée sous l'autorité de Didier Repellin, architecte en chef des Monuments Historiques et de Pascal Duméril, architecte.
Les principaux acteurs en sont :
• l'Etat (Direction Régionale des Affaires Culturelles Rhône-Alpes), la Ville de Lyon,
• les compagnons et les artisans, avec un remerciement tout particulier pour le chef d'équipe, Tony Mauro de l'entreprise Comte, que la Renaissance du Vieux-Lyon a souvent dérangé en vue de la préparation des Journées Européennes du Patrimoine,
• les restaurateurs de l'atelier Bœuf, dont Nathalie Sovel et Perrine Hébraud, qui ont travaillé sur les peintures du XVI e s. (peintures dans les galeries et le blason en haut de la façade est) et Laurent Bery pour les enduits stuqués autour des fenêtres.

Et maintenant ?

L'enveloppe, prévue dans le cadre de la deuxième convention pour les travaux sur la Maison du Chamarier, étant épuisée, il est urgent... d'attendre la signature d'une nouvelle convention, qui n'aura de valeur que si elle prévoit - enfin ! - de donner une destination à cette maison.
Il est donc plus qu'urgent de rouvrir les dossiers antérieurs et de réunir les institutions et les personnes qualifiées pour définir la vocation de cette maison, afin d'évaluer le coût des travaux à venir, sachant que nous avons à faire à une demeure plus prestigieuse encore que nos aînés le pressentaient et que la place de celle-ci doit être considérée à présent comme faisant partie d'un ensemble plus vaste, comprenant le musée Gadagne, le Jardin archéologique et l'ancien 'domaine épiscopal" (Primatiale, Palais Saint-Jean, Manécanterie), pour constituer le plus beau "trésor" du Vieux-Lyon, ce que le langage moderne traduirait en parlant d'un "pôle touristique majeur".
L'importance de la surface de plancher permet d'ores et déjà d'envisager plusieurs hypothèses pour une destination plurielle de la maison. Celle-ci pourrait, par exemple, abriter un Centre Culturel d'Interprétation du Patrimoine ; un Atelier du Patrimoine, avec une présence accrue de l'Architecte des Bâtiments de France et de la Ville de Lyon, pour répondre aux attentes d'habitants du Site Historique à la recherche de conseils sur les travaux d'entretien et de restauration qui restent à entreprendre ; un siège permanent de l'Office de Tourisme ; un vaste lieu d'accueil pour des réunions, des conférences - et même des concerts sans compter, pour le pâtissier qui, en poursuivant son activité durant les travaux, n'a pas cessé de "garder" la maison, la possibilité d'aménager une terrasse estivale dans la cour rénovée.
II est urgent de réfléchir à la meilleure façon de rendre cette maison à ceux "qui se disent Lyonnais« comme à ceux sont d'ailleurs"... et de partout, mais que nous serons plus heureux de recevoir dans un quartier redevenu vraiment magnifique,

Sources :

R. Mounier : Etude historique et archéologique de la Maison du Chamarier. Mémoire de maîtrise (Université Lyon 2 1986)
Catherine Arlaud : Rapport de sondages archéologiques (DRAC SRA - 1990).
Chantal Delomier et Guillaine Macabéo : Etude archéologique (AFAN : Association pour les Fouilles Archéologiques Nationales)
Bérangère Chaix : tapisseries anciennes Dendrochronologie effectuée par Christine Dormoy pour Archéolabs.


Fête des lumières 2004

(extrait du Journal RVL n° 117, juin 2004)

La cour du Chamarier illuminée ?

En octobre prochain, la cour du 37 rue Saint-Jean, celle de la Maison du Chamarier, aura complètement recouvré sa beauté originelle. Depuis quelques années déjà, le puits et le lavabo, conçus par Philibert de l'Orme, avaient été remis à leur place initiale (voir notre Journal de novembre 2000) et pu être admirés à l'occasion des Journées du Patrimoine de l'an 2000 (notre photo). Actuellement, les fenêtres voient leurs meneaux rétablis, les galeries sont réouvertes, et l'on y restaure des fresques, récemment mises à jour. La tour d'escalier, enfin, va bientôt reprendre l'éclat de son décor gothique flamboyant.
Avec l'appui de l'Etat, partenaire de l'opération, la Ville, à qui appartient cet immeuble, a su dégager les crédits nécessaires pour permettre à Didier Repellin (Architecte en chef des Monuments Historiques) et aux compagnons de redonner toute sa magnificence à cet édifice exceptionnel.
Une telle réalisation ne peut rester secrète : la Cour du Chamarier ainsi restaurée doit être mise en lumière comme l'a été l'église Saint-Paul, dans le cadre de la Fête des Lumières 2003.

Merci d'avance à la Ville de bien vouloir accomplir cet effort supplémentaire.


La Maison du Chamarier..., en 1911, déjà

(extrait du Journal RVL n° 107, novembre 2000)

Le Nouvelliste du 6 janvier 191 1 titre : "On restaure l'hôtel de la Chamarerie, rue Saint-Jean".

Il nous faut rendre grâce à la Commission du Vieux-Lyon, car c'est à son initiative que l'on doit les travaux de restauration que la municipalité est en train d'exécuter dans quelques demeures historiques de nos quartiers de Saint-Jean et du Change. Nous parlions l'autre jour de la réfection de l'hôtel de Gadagne que l'on transforme en musée historique lyonnais. Il est dans ces vieux quartiers, si pittoresques et si peu visités, un antique hôtel que l'on achève de restaurer. Le "Bulletin municipal" de cette semaine nous apprend en effet que le service de l'architecture a entrepris, après la réfection de la façade, celle de la cour de la Chamarerie de la cathédrale, au n° 37 de la rue Saint-Jean.
L'ancien hôtel de François d'Estaing se présente maintenant avec toute la splendeur d'Ime façade neuve, où la pierre blonde, décrassée de sa couche de suie, offre à notre admiration les délicates sculptures des larges fenêtres, auxquelles manquent cependant les meneaux, ce qui en altère fâcheusement la véritable physionomie.
Celte maison du Chamarier de l'église Saint-Jean est une de celles de nos vieux quartiers qui ont le mieux conservé leur aspect primitif
Nous n'avons pas la prétention de la révéler au public, ne voulant pas imiter ceux qui, chaque année, par tradition, prennent le "bateau à pompes" pour découvrir l'Amérique. Aussi bien, la plupart des Lyonnais connaissent-ils la maison qui porte le 37 de la rue Saint-Jean, à l'angle de la petite rue Sainte-Croix, non loin de la cathédrale.
Ainsi que le rappelle une inscription que la commission vient de faire placer sur la façade, elle fut bâtie à la fin du XVe siècle, à l'angle de la rue Porte-Froc, par François d'Estaing, Chamérier de Saint-Jean. Un souvenir historique intéressant s'y rattache que rappelle aussi l'inscription. Madame de Sévigné y fit un séjour chez le chamérier de Rochebonne et elle déclara fort belle la vue qu'on avait alors du balcon d'angle.
C'est dans la cour de ce superbe logis, de style ogival, où on peut admirer un escalier remarquable de richesse ornementale, que se trouvait un magnifique puits à coupole attribué à Philibert Delorme (vers 1530 NDLR). ce puits, de style Renaissance, a été transporté, en 1890, au musée du Palais SaintPierre, où tous les visiteurs ont pu le remarquer dans une encoignure du musée de sculpture.
Il serait question, nous diton, de le rétablir dans la cour de la Chamarerie que l'on débarrasserait des constructions parasites qui l'enlaidissent. A notre avis, il serait préférable de le placer dans la cour de l'hôtel de Gadagne, qu'il contribuerait à embellir avec son élégante coupole sculptée d'imbrications que supportent de fines colonnettes, le lion tenant un écusson qui la surmonte, et la charmante petite piscine, également en forme de niche qui est placée tout à côté. Cet ensemble si harmonieux, d'aspect si décoratif, ne peut être ailleurs qu'au musée historique lyonnais.
Il avait été, jadis, question, justement, d'installer ce musée dans l'hôtel d'Estaing, qui se prêtait certainement mieux que celui de Gadagne à cette transformation et qui avait en outre l'avantage d'être située à proximité de la cathédrale et d'un accès facile pour les touristes qui, soit avant de monter, soit en redescendant de Fourvière, visitent notre si glorieuse Primatiale. Puisqu'on a renoncé à ce projet, il serait bon d'étudier l'utilisation que l'on pourrait donner à ce monument, loué à des particuliers et sujet par suite à des détériorations.
Il y a donc 90 ans ... les mêmes questions étaient posées, les mêmes restaurations envisagées, voire engagées.
Le musée Gadagne, musée historique de la Ville de Lyon est bien en cours de restauration. Mais la Maison du Chamarier, qui accueille depuis peu le puits et la petite "piscine", a une destination encore bien hypothétique et nébuleuse.
N'attendons pas 100 ans pour prendre des décisions !


Les travaux ont enfin commencé

(extrait du Journal RVL n° 103, juillet 1999)

Les premiers crédits ont été débloqués par l'Etat (400/0) et la Ville de Lyon (60%) pour réaliser la première tranche des travaux de la Maison du Chamarier.
Ces travaux sont actuellement en cours, faisant travailler les maçons de l'entreprise Comte, deux archéologues de l'AFAN et deux spécialistes des peintures murales de l'Atelier ARCOA, sous l'autorité de Didier Repellin, Architecte en Chef des Monuments Historiques et de son adjoint, Pascal Duméril.
Il s'agit d'abord de démolir les cloisons intérieures multiples, ce qui permet de retrouver les volumes originels et de découvrir un peu partout d'anciennes portes et fenêtres à meneaux cachées au cours des âges et de nombreuses traces de fresques.
Détail d'une fresque, venant juste d'être retrouvée © Yves Neyrolles
Détail d'une fresque, venant juste d'être retrouvée © Yves Neyrolles
La deuxième tranche doit suivre dans la foulée pour lancer la restauration du bâtiment, murs, sols, toitures etc...
L'étude d'un projet de maison à visiter ou, "pour parler comme les anglo-saxons", de centre d'interprétation pour le Site Historique de Lyon est en cours. Cette étude est réalisée par un cabinet irlandais, spécialiste de ce type de centre.
Elle a été lancée par l'Office du Tourisme, à la demande de Denis Trouxe, Adjoint à la Culture et au Patrimoine, entouré des conseils de Didier Repellin, Simone Blazy, Conservateur du Musée Gadagne et de Régis Neyret son Chargé de Mission Patrimoine.


Il pleut dans la Maison du Chamarier...

(extrait du Journal RVL n° 97, juillet 1997)

La restauration de cet immeuble majeur du secteur sauvegardé (37 rue Saint-Jean), appartenant à la Ville de Lyon, est inscrite dans le Plan de Mandat de la Municipalité.
Il y a de plus en plus urgence... d'autant que la toiture fuit de tous côtés.
La réfection de celle-ci est programmée pour 1997. Elle s'effectuera sous la conduite de l'Architecte en Chef des Monuments Historiques, Didier Repellin, avec un financement Ville-Etat, car toitures et façade sont classées "Monument Historique".
Dans la foulée, étant donné l'existence, déjà avérée de fresques, il faudrait programmer aussi, sans plus de retard, les sondages indispensables, préalables au projet de restauration... que l'on attend toujours : une « maison à visiter » telle qu'il en existe dans de nombreuses villes des pays anglo-saxons, avec le succès que l'on connaît.


1991, année de la renaissance ?

(extrait du Journal RVL n° 76, juillet 1991)

La Ville de Lyon est propriétaire du plus ancien immeuble d'architecture Renaissance dans le Vieux Lyon : la Maison du Chamarier, construite à la fin du XVème siècle - il y a bientôt 500 ans ! - par François d'Estaing, "chamarier" de la cathédrale. Le rôle de ce chanoine-comte était semblable à celui d'un ministre de I 'Intérieur : il assurait la surintendance de la sécurité, de la justice, de la voirie et des foires dans les limites du cloître Saint Jean.
En 1986, la Ville de Lyon et la Direction Régionale des Affaires Culturelles, ont chargé Didier REPELLIN, Architecte en Chef des Monuments Historiques, de proposer un projet de réutilisation de cet immeuble, complété par une étude de faisabilité financière que nous avons confiée au Cabinet lyonnais d'expertise comptable et de Conseil de BOIS DIETERLE (DBA).
En même temps que ces études, la Ville procédait au relogement des habitants de l'immeuble - à l'exception du pâtissier dont l'enseigne rappelle que la Marquise de Sévigné a vécu dans cette maison - et lançait fin 1987 les premiers travaux de déblayage.
En 1988, un crédit de 190 000 francs était dégagé pour commencer les études archéologiques préalables aux travaux de restauration.
Malheureusement, depuis cette date, malgré plusieurs réunions de concertation, à l'initiative de l'architecte ou de la SEMIRELY, plus rien ne bouge. Pourtant, Jacques OUDOT et Henry CHABERT avaient marqué leur intérêt pour ces projets, lors du cocktail de lancement du guide "Images du Vieux
Lyon", organisé par Patrimoine Rhônalpin et Renaissance du Vieux Lyon au printemps 1989, dans la cour de la Maison du Chamarier.
Le projet établi par Didier Repellin propose, à l'image de nombreuses réalisations étrangères (Genève, Amsterdam, Anvers, Bruxelles, Paris, New-York etc.), de transformer la Maison du Chamarier en centre d'accueil touristique et en "Maison Renaissance" à visiter, permettant aux touristes et aux lyonnais de redécouvrir, de façon plus vivante qu'à Gadagne, la vie lyonnaise à I'époque de François Ier et de Louise Labé.
Aux Ier et 2ème étages deux salles (vraisemblablement décorées de fresques aujourd'hui cachées sous des enduits) permettraient de recréer l' ambiance de la Renaissance dans une sorte de "musée de poche", qui serait complété par des salles d'accueil et de renseignements touristiques, de projections audiovisuelles, de vente de livres et d'objets, outre le salon de thé de "la Marquise". Le tout serait, bien entendu, ouvert au moment où le public est présent dans le quartier, y compris le soir jusqu'à 21h ou 22h et le dimanche.
Plusieurs millions de personnes (4 ou 5 selon les estimations les plus récentes) passent chaque année dans le Vieux Lyon. Le Musée de Gadagne, le Musée du Trésor, la Cathédrale, le Palais St Jean, l'Eglise St Paul sont souvent fermés au moment où les touristes sont là : seuls les bistrots, les restaurants, les boîtes de nuit et quelques boutiques répondent à leur curiosité.

Il serait temps que la Ville, dans le cadre de ses ambitions internationales, aménage à leur intention un équipement culturel original et de qualité comme la Maison du Chamarier. 

Elle répondrait ainsi à une demande culturelle et pédagogique de plus en plus instante.
Une lueur d'espoir apparaît pourtant : Henry Chabert vient de transmettre des instructions pour que le crédit de 190 000F, prévu dès 1988 pour les recherches archéologiques, et non encore utilisé, soit "consommé" en 1990. Mais il est urgent qu'une véritable programmation soit faite en liaison avec les Services des Monuments Historiques pour le lancement réel de I 'opération de réhabilitation dès 1991. Sinon, au train où vont actuellement les travaux de restauration rue St Jean, le seul immeuble non restauré du quartier risque bientôt d'être la Maison du Chamarier, propriété de la Ville de Lyon.
Régis Neyret


L'année 1991 sera-t-elle celle de la renaissance de la Maison du Chamarier

(extrait du Journal RVL n° 70, juin 1990)

La Ville de Lyon est propriétaire du plus ancien immeuble d'architecture Renaissance dans le Vieux-Lyon : la Maison du Chamarier, construite à la fin du XVe siècle - il y a bientôt 500 ans I - par François d'Estaing, "Chamarier" de la Cathédrale. Le rôle de ce chanoine-comte était semblable à celui d'un ministre de I'intérieur : il assurait la surintendance de la sécurité, de la justice, de la voirie et des foires dans les limites du cloître Saint-Jean.
En 1986, la Ville de Lyon et la Direction Régionale des Affaires Culturelles, ont chargé Didier REPELLIN, Architecte en Chef des Monuments Historiques, de proposer un projet de réutilisation de cet immeuble, complété par une étude de faisabilité financière que nous avons confiée au cabinet lyonnais d'expertise comptable et de conseil de BOIS DIETERLE (DBA).
En même temps que ces études, la Ville procédait au relogement des habitants de l'immeuble - à I'exception du pâtissier dont l'enseigne rappelle que la Marquise de Sévigné a vécu dans cette maison - et lançait fin 1987 les premiers travaux de déblayage.
En 1988, un crédit de 190 000 francs était dégagé pour commencer les études archéologiques préalables aux travaux de restauration.
Malheureusement, depuis cette date, malgré plusieurs réunions de concertation, à I'initiative de I'architecte ou de la SEMIRELY, plus rien ne bouge. Pourtant, Jacques OUDOT et Henry CHABERT avaient marqué leur intérêt pour ces projets, lors du cocktail de lancement du guide "Images du Vieux-Lyon", organisé par Patrimoine Rhônalpin et Renaissance du Vieux-Lyon au printemps 1989, dans la cour de la Maison du Chamarier.
Le projet établi par Didier Repellin propose, à I'image de nombreuses réalisations étrangères (Genève, Amsterdam, Anvers, Bruxelles, Paris, New-York... etc.), de transformer la Maison du Chamarier en centre d'accueil touristique et en "Maison Renaissance" à visiter, permettant aux touristes et aux lyonnais de redécouvrir, de façon plus vivante qu'à Gadagne, ìa vie lyonnaise à l'époque de François Ier et de Louise Labé.
Aux 1er et 2e étages, deux salles (vraisemblablement décorées de fresques aujourd'hui cachées sous des enduits) permettraient de recréer I' ambiance de la Renaissance dans une sorte de "musée de poche", qui serait complété par des salles d'accueil et de renseignements touristiques, de projections audiovisuelles, de vente de livres et d'objets, outre le salon de thé de "la Marquise". Le tout serait, bien entendu, ouvert au moment où le public est présent dans le quartier, y compris le soir jusqu'à 21h ou 22h et le dimanche.
Plusieurs millions de personnes (4 ou 5 selon les estimations les plus récentes) passent chaque année dans le Vieux-Lyon. Le Musée de Gadagne, le Musée du Trésor, la Cathédrale, le Palais Saint-Jean, I ‘Eglise Saint-Paul sont souvent fermés au moment où les touristes sont là : seuls les bistrots, les restaurants, les boîtes de nuit et quelques boutiques répondent à leur curiosité.

Il serait temps que la Ville, dans le cadre de ses ambitions internationales, aménage à leur intention un équipement culturel original et de qualité comme la Maison du Chamarier. 

Elle répondrait ainsi à une demande culturelle et pédagogique de plus en plus instante.

Une lueur d'espoir apparaît pourtant : Henry Chabert vient de transmettre des instructions pour que le crédit de 190 000F, prévu dès 1988 pour les recherches archéologiques, et non encore utilisé, soit "consommé" en 1990. Mais il est urgent qu'une véritable programmation soit faite en liaison avec les Services des Monuments Historiques pour le lancement réel de I'opération de réhabilitation dès 1991. 
Sinon, au train où vont actuellement les travaux de restauration rue Saint-Jean, le seul immeuble non restauré du quartier risque bientôt d'être la Maison du Chamarier, propriété de la Ville de Lyon.


Le puits de Philibert Delorme

(extrait du Journal RVL n° 12, octobre 1969)

Ce puits fut construit par Philibert de l'Orme au XVIe siècle dans la Maison du Chamarier, 37, rue Saint-Jean.
Il fut démonté en .1890, transporté au Musée Saint-Pierre dans les réserves et retransporté au Musée de Gadagne où il est encore et toujours démonté.
C'est un splendide spécimen de la sculpture fonctionnelle du XVIe siècle, important par ses dimensions (hauteur 5 m 20) et par la beauté de ses sculptures.
Démonté et dans les entrepôts de Gadagne, il ne sert à rien et n'est vu par personne. Il y aurait un intérêt évident à le remettre à la place qu'il occupait dans la cour de l'hôtel Fr. d'Estaing, à l'angle S-E. Il redonnerait à cette cour, amputée des hangars qui la déshonorent, son ancienne beauté telle que la voyait Madame de Sévigné.
La Maison du Chamarier et le puits appartenant tous deux à la Ville de Lyon, il semble que cette reconstitution puisse être facilement réalisable.
(Document publié grâce à l'aimable autorisation de M. J. Drevet.)