Journal RVL n° 157 - novembre 2021


Le Journal a été envoyé le jeudi 18 novembre

Édito :


Dernier édito d’un mandat mouvementé

Grâce au legs que nous a fait France Fouilloux, notre local a été réaménagé pour mieux vous recevoir et mieux ranger notre bibliothèque et nos archives, que consultent régulièrement architectes, notaires ou étudiants. En plus de ces visites ponctuelles, la Renaissance du Vieux-Lyon a accueilli deux stagiaires de Master 2 histoire de l’art / patrimoine architectural - étude et valorisation de l’Université Lumière Lyon2 :
- Miriam Gimenez a travaillé sur une réhabilitation de la Galerie des Terreaux pour abriter une Maison Unesco, centre d’interprétation du Site historique et centre de ressources pour visiteurs ou habitants avec la présence des métiers de la restauration du bâti ancien, - Margaux Perret a commencé à constituer des archives sonores pour « incarner le VieuxLyon », travail qu’elle poursuit en service civique. Contactez-nous si vous avez été acteurs ou témoins des transformations du quartier, en particulier entre les années 1940 et 1990.
Notre association est membre de la commission locale du site patrimonial remarquable et de la commission locale Unesco, ayant pour objectifs une meilleure répartition des visiteurs sur le site historique et une meilleure « habitabilité » par la réduction des nuisances subies par les habitants, sans renoncer à toute vie économique.
Nous devons faire évoluer les normes de conservation du bâti pour faire face au dérèglement climatique. Dans un cadre de vie contraint par sa géographie et son histoire, l’ajout de végétation est un élément déterminant pour accroître l’hospitalité, qui menace moins « l’esprit des lieux » que la fuite de ses habitants. Depuis 5 ans, nous inspirant d’exemples étrangers, nous réfléchissons au recours à des plantes grimpantes, en tonnelle ou poussant contre les murs exposés au sud : pourquoi pas des rosiers anciens créés à Lyon ? Le remplacement de deux arbres, attestés historiquement place Saint-Jean, ainsi que de quelques autres, plantés sur le bas-port du quai Pierre Scize, contribuerait déjà à remettre un peu de fraîcheur et de biodiversité, qui font souvent défaut dans nos villes. Une indispensable « désartificialisation » des sols pourrait commencer par la promenade Annie et Régis Neyret, ou la rue François Vernay, devenue piétonne, avec un alignement d’arbres apportant de l’ombre à l’école Gerson, tout en assurant un lien fort entre les places Ennemond Fousseret et Saint-Paul... Une place Saint-Paul dont nous espérons qu’elle sera bientôt, enfin, restructurée. Pourquoi pas à l’occasion d’une remise en service de l’ancienne ficelle montant à Fourvière ? Avec une micro-forêt, côté rue Augros ? Dans cette perspective, nous avons rejoint un large « Collectif végétalisation », qui doit esquisser une cohérence et des priorités dans l’actuel foisonnement d’idées, auquel la Renaissance du Vieux-Lyon contribue largement...
Tout en ayant traité une grande diversité de dossiers pour le Vieux-Lyon (par exemple, la mise en place d’une subvention pour la valorisation du petit patrimoine), notre association continue de porter son regard au-delà de son territoire historique : de l’autre côté de la Saône, pour une mise en son et lumière de l’intérieur de l’église Saint-Nizier ou, plus loin à l’est, pour la création d’un site patrimonial remarquable, réunissant l’usine TASE et ses cités-jardins. Legs, élections, coronavirus... ce dernier édito d’un mandat mouvementé me permet de vous remercier d’avoir répondu présents à maintes occasions, car une association est avant tout riche de l’engagement de ses membres. Rejoignez nos commissions, à bientôt à la RVL !

Frédéric Auria
Président de la Renaissance du Vieux-Lyon