Journal RVL n° 135 - novembre 2010


Édito : 


De la rigueur…


Depuis plusieurs mois, l’ambiance hexagonale est morose, mais il a fallu un certain temps pour que l’on mette un mot sur cet état : rigueur.

Mon propos n’est pas de commenter les décisions gouvernementales. Il est plutôt d’examiner comment la RVL peut appliquer cette rigueur à son comportement. Rigueur économique, sans aucun doute, les subventions fondant comme neige au soleil. Nous subissons une politique de contraintes. Or, c’est là que le bât blesse car voici ce qu’on nous explique : n’ayant pas des comptes déficitaires, nous sommes plutôt mieux lotis que d’autres et avons moins besoin... d’être soutenus ! Un raisonnement plutôt décourageant quand - par souci d’économies - nous nous voyons privés d’outils qui faciliteraient pourtant notre fonctionnement.

En même temps, ce souci de rigueur peut (et doit) nous obliger à nous référer sans cesse aux objectifs de notre association, à nous y tenir au plus près. Il nous pousse aussi à imaginer de nouveaux modes d’actions, voire à nous professionnaliser.

Rigueur partout, donc, y compris dans notre réflexion, où elle ne manquera pas d’être rapportée à notre souci de fidélité à ce que chacun, particuliers ou collectivités, est en droit d’attendre de nous : présence dans le quartier ; présence dans la ville ; apport culturel ; ouverture  à des publics divers ; dynamisme des propositions pour une amélioration du quotidien dans un espace dont les limites dépassent depuis longtemps le strict Vieux-Lyon ; enrichissement par l’apport d’autres expériences, souci d’information, etc.

L’an dernier, nous avons défini nos « fondamentaux ». Il nous faut aujourd’hui poursuivre, rigoureusement, c’est-à-dire en restant au plus près de ce qui fait la richesse de la RVL, un trésor d’expériences humaines ne pouvant souffrir, lui, d’aucune mesure de rigueur.


Annick Lioud

Présidente de la Renaissance du Vieux-Lyon