Journal RVL n° 156 - juin 2021


Le Journal a été envoyé le lundi 14 juin

Sommaire


❏ L’édito p. 2
de Frédéric Auria, président :
Le centre historique, un quartier vivant parce que… habité !

❏ Patrimoine p. 3 à 11
• Dossier : L’Horloge Charvet : de la rue de la
Poulaillerie à l’Hôtel de Gadagne
• Réfection plutôt que simple ravalement : un bel exemple au 3 rue du Boeuf
• Feuilleton : Maison du Chamarier - 1er épisode
• Convention ville/état
• Une promenade pour Annie et Régis Neyret
• Des pierres et des hommes : au 3 rue des Trois-Maries : deux architectes pour une
maison
• La Mirabelle : retour (partiel) à la merveille
• Chazette : de la place au parc

❏ La RVL et le Vieux-Lyon p. 12
• Les trois premiers dossiers d’aide au petit patrimoine
• Pavés, mais quels pavés ?
• Une pirogue-vivier du XVIe siècle à Gadagne

❏ Entre-nous p.13 à 14
• Assemblée générale 2020 en 2021
• Bureau et conseil d’administration 2020 - 2021
• À la découverte du Bourbonnais, célèbre duché des ducs de Bourbon

❏ À lire p. 14 à 15

❏ Chronique du Père Craquelin p. 16

❏ Jeu p. 16


Édito :


Le centre historique, un quartier vivant parce que… habité !

Les éditos se suivent et se ressemblent, avec pour lancinante conclusion : « Pas de retour à l’anormale dans le Vieux-Lyon ! »
Le déconfinement du printemps 2020 s’est fait au détriment des habitants, qui ont dû supporter bruits, odeurs, chaleur et déchets causés par des terrasses surdimensionnées, exceptionnellement accordées pour favoriser la reprise d’activité. De nombreux établissements reconnaissent d’ailleurs qu’ils ont fait une excellente saison... Ce n’est pas le cas des riverains !
Et les bars ou restaurants qui ont causé le plus de nuisances, ne respectant ni taille des terrasses, ni horaires réglementaires, sont souvent ceux qui ont profité des confinements pour engager des travaux sans aucune autorisation...
Les sanctions doivent être assez importantes pour que le fait de bafouer la réglementation ne soit plus rentable, et elles pourraient aller jusqu’à une confiscation de mobilier. Un tracé des limites autorisées des terrasses, ou l’affichage d’un plan, freinerait les tentations et permettrait à la police d’intervenir avant d’en arriver à ces mesures.
Rappelons que ce sont les habitants qui font l’âme du centre historique, qu’ils en financent l’entretien, la restauration, et en assurent l’authenticité... Venise ou Dubrovnik doivent nous servir de leçon : une réelle prise en compte de leurs besoins et une meilleure répartition des flux touristiques sont indispensables. Nous sommes donc résolument opposés à une déclaration en « zone de tourisme international ».
Rappelons aussi que l’attractivité du site historique vient de son caractère patrimonial : les terrasses envahissantes font surtout passer le Vieux-Lyon pour un « amas », non plus de taudis comme le disait Édouard Herriot, mais d’attrape-touristes, faisant tout autant fuir Lyonnais et Grand-lyonnais, qui y trouveraient pourtant nombre d’artisans et de commerçants de qualité... bien plus discrets !
Le Vieux-Lyon est avant tout un cadre de vie pour ses habitants, ses artisans et ses commerçants, et nous prenons notre part à son amélioration sans, bien sûr, le fermer aux visiteurs. C’est dans cet esprit que les premiers dossiers de notre aide à la conservation ou à la restauration du petit patrimoine ont été constitués, et que nous participons à la commission locale du Site Patrimonial Remarquable (SPR) de Lyon, en portant l’idée de son extension au site historique inscrit par l’Unesco.
Mais le plus grand défi à venir est le changement climatique : nous agissons au sein des initiatives citoyennes visant à une plus grande place de la nature en ville, avec des arbres dont l’ombre pourrait devenir un atout... pour des terrasses aussi respectueuses du patrimoine que des habitants : nous y partagerions volontiers le verre de l’amitié avec tous les amoureux du Vieux-Lyon !

Frédéric Auria
Président de la Renaissance du Vieux-Lyon