Journal RVL n° 141 - novembre 2013


Sommaire


❏ L’édito  p. 2
de Véronique Nether, présidente : Rives de Saône et strip-tease

❏ Patrimoine  p. 1 à 12
• Dossier : La restauration des logements de la gare Saint-Paul
• Résurrection du chœur de la cathédrale
• Rives historiques : le réenchantement
• Les JEP, façon RVL
• Le Vieux-Lyon, un patrimoine pour tous
• Des pierres et des hommes
• La RVL, de Vienne à gadagne
• Le Sésame du Vieux-Lyon
• Vieux-Lyon 2014
• Un centre d’interprétation industrielle au carré de Soie

❏ Vie de Quartier  p. 13
• La glace a dissout l’aspirine
• Le 5e arrondissement vu sous un autre angle
• Hommage à Matthieu Méras

❏ Entre-nous  p.14
• Cap sur la Catalogne
• Conférences
• La RVL reconnue d'intérêt général

❏ À lire  p. 15

❏ Chronique du Père Craquelin  p. 16

❏ Jeu  p. 16

Édito : 


Rives de Saône et strip-tease

Le 1er septembre, c’était la journée d’ouverture des  « Rives de Saône ». Faisant le pendant au projet des  « Berges du Rhône », « Rives de Saône » propose donc  de rétablir des liaisons entre les quartiers et villages que la  rivière traverse, et avec leurs habitants. 

À la hauteur du Vieux-Lyon, Dumétier Design et Charlotte Vergély  ont  réalisé l’aménagement du débouché de la passerelle dont l’objectif était  d’améliorer les liaisons piétonnes entre la Presqu’île et le Vieux-Lyon :  « Notre projet propose de redessiner l’espace public en prenant en  compte prioritairement la déambulation, le confort et le repérage des  piétons. Nous cherchons à retrouver un lien entre le lieu et l’habitant,  entre l’espace social et le corps individuel. Il s’agit de donner aux  déplacements une importance qualitative et plus seulement utilitaire »  (Bruno Dumétier). Améliorer le lien entre rive gauche et rive droite et la liaison avec le marché de la création et de l’artisanat, créant un écrin à  la restauration du palais de Justice, tel est le crédo de cet aménagement magistral, un projet auquel la RVL ne peut qu’adhérer (voir page 8). 

Si Lyon ressert ses liens autour de la Saône, il semblerait que « L’état se  déshabille, mais le strip-tease n’est pas très séduisant » (Le Monde du 1er  septembre 2013). C’est par ces mots qu’Alexandre Melissinos, architecte  urbaniste, qualifiait le projet de loi qu’Aurélie Filipetti va proposer au  parlement en décembre prochain et dont la mesure phare consistera à  remplacer les périmètres de protection existants des monuments et sites  historiques par une catégorie unique, la Cité historique. L’élaboration de  ce document d’urbanisme ne serait donc plus le fait de l’État, comme  c’est le cas aujourd’hui, mais reviendrait aux communes. 

Si ce projet de loi est adopté, « finis les 104 secteurs sauvegardés créés  depuis 1962 grâce à la Loi Malraux, oubliés les 678 zones de protection  du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPauP), ainsi que les 30 aires de valorisation de l’architecture et du patrimoine (aVaP). Et, dans ce  cas, un  plan  local  d’urbanisme patrimonial (PLu  patrimonial) s’imposerait dans la cité historique ». 

Nul doute que nous serons très attentifs au débat parlementaire de cette fin d’année ! 

Sur ces deux sujets, la RVL fait preuve d’anticipation. 

Précurseurs, nous proposions un aménagement des rives de la Saône dans le document remis à chaque candidat lors des dernières élections municipales. Anticipant toujours, au moment où le cadre de la collectivité (émergence de la Métropole) et le cadre institutionnel (disparition ou non de la notion de secteur sauvegardé) sont mouvants, nous avons mis la question de la prospective institutionnelle et locale à l’ordre du jour du colloque qui, en octobre 2014, clôturera le cinquantième anniversaire du classement du premier secteur sauvegardé de France. 

Rendez-vous donc en 2014 pour fêter ensemble 50 ans de patrimoine  classé, 50 ans de patrimoine vivant !


Véronique Nether

Présidente de la Renaissance du Vieux-Lyon