Des terrasses, oui : mais moins, et mieux !


(extrait du journal RVL n°155, décembre 2020)

Vous aimez les places du Vieux- Lyon ? 

À la sortie du déconfinement, il fallait les deviner tant les terrasses y étaient devenues envahissantes... Si les habitants se sont montrés compréhensifs envers un secteur d’activité touché de plein fouet par la crise sanitaire, il ne saurait être question que cela se reproduise.
Il existe une réglementation, que quelques-uns ont cependant bien du mal à respecter. Or, les terrasses génèrent nombre de nuisances : sonores, quand les clients sont présents, mais aussi lors de l’installation et de la désinstallation, à partir d’une heure du matin ; visuelles, par le « mobilier » parfois exposé en plus des tables et des chaises, en toute illégalité ; visuelles encore, mais aussi malodorantes par la production de déchets supplémentaires, qui remplissent les arrière-cours... débordant parfois des poubelles et attirant nombre de rongeurs.
Afin de rétablir un équilibre entre les intérêts des habitants et ceux des commerçants de bouche disposant de terrasses, plusieurs décisions nous paraissent indispensables : réduire la surface des terrasses et réaliser un marquage permettant le respect de l’espace public concédé ; réduire la durée d’installation, de juin à septembre, pour permettre aux habitants de se reposer hors saison touristique ; réduire enfin les horaires d’ouverture, à ramener entre 11 h et 23 h, pour respecter le sommeil des habitants. 

Une seule terrasse peut empoisonner la vie de tous les riverains d’une place.

Un contrôle plus fort des autorités est aussi indispensable pour la minorité qui, en ne respectant pas les règles, bénéficie d’une concurrence déloyale par rapport à ceux qui sont honnêtes et a même le toupet de considérer que ce sont les habitants qui dérangent et… « que ceux-là n’ont qu’à aller vivre ailleurs ! »
Rappelons à cette minorité que la fréquentation du quartier n’est pas dû à leur terrasse ou à leur activité, mais aux investissements d’habitants qui, amoureux de leur patrimoine, financent les restaurations nécessaires pour conserver toute sa beauté au Vieux-Lyon.