Tags et graffitis


(extrait du journal RVL n°155, décembre 2020)

Sans vouloir entrer dans un débat sur la valeur artistique de ces « productions », nous tenons simplement à rappeler que celles-ci envahissent de plus en plus l’espace urbain, faisant fi du droit de propriété, publique ou privée, obligeant à des dépenses telles, pour la remise en état des surface recouvertes, que les propriétaires, publics ou privés, ne les engagent pas toujours, même si des contrats de nettoyage systématique sont proposés par la Collectivité.
Ce nettoyage, effectué le plus souvent par des employés de la Ville, qui n’interviennent pas sur des édifices inscrits ou classés, ou par des entreprises agrémentées, ne garantit pas un effacement parfait, car il reste toujours des traces, et le procédé utilisé pour cela peut fragiliser les supports, surtout quand c’est de la pierre.
Dans les exercices acrobatiques auxquels ils s’adonnent lors de leurs défis, ces « artistes », ou prétendus tels, contribuent aussi à dégrader les parties hautes des immeubles, notamment les toits, brisant des tuiles sous leurs pas, pouvant provoquer des infiltrations d’eaux de pluie.
Les rives du Rhône et de la Saône sont aussi des lieux très « sensibles ». Leur cheminement reste ponctué de nombreuses marques regrettables, même si le service spécialement mis en place par la Métropole intervient régulièrement. *
Depuis de nombreuses années, la RVL demande aux autorités de s’emparer de ce problème avec le plus grand sérieux. Espérons que nous serons entendus.
* Pour « signaler un problème sur l’espace public », se rendre sur le site : https://www.toodego.com/services