Palais de justice historique (24 colonnes)


Réalisé de 2008 à 2012 (page en construction)

Chronique d’une restauration

24 colonnes à la Une


Palais de justice : la métamorphose

Une réhabilitation nécessaire

À l’âge vénérable de 160 ans, le Palais de Justice Historique de Lyon a besoin d’une sérieuse cure de jouvence. Conçu par l’architecte Louis-Pierre Baltard pour abriter deux juridictions distinctes séparées par une gigantesque salle des pas perdus, côté Saône, ainsi que par une prison, côté colline, il se trouve aujourd’hui inadapté à ses nouveaux usages de siège de la Cour d’Appel de Lyon (dans l’ancien Palais) et de divers services du Département (dans l’ancienne prison). En outre, il est facile de constater que tous ses équipements techniques sont obsolètes et ses finitions dégradées par les outrages du temps.
Réadapter les circuits fonctionnels de cet édifice aux besoins actuels et futurs de ses occupants et usagers, lui intégrer toutes les techniques modernes de confort et de communication, assurer sa sécurité incendie et sa sûreté, le rendre accessible aux personnes à mobilité réduite, tels sont les objectifs principaux de sa restructuration.
Mais ces nécessaires transformations ne pourront se faire que dans le respect de ce monument historique majeur de notre agglomération, bien connu de tous les Lyonnais qui l’ont baptisé de manière imagée: le « 24 colonnes ». La mise en valeur de ce patrimoine commun constitue donc également un enjeu très important de cette opération à laquelle l’équipe de maîtrise d’œuvre se consacre avec passion et enthousiasme.

Les maîtres d’ouvrage et les concepteurs

En avril 2005, le Département du Rhône et le Ministère de la Justice ont confié au cabinet d’architectes Métropolis, associé à Didier Répellin, Architecte en Chef des Monuments Historiques, le projet de réhabilitation complète du Palais de Justice Historique de Lyon. Ce vaste bâtiment de 11 000 m2 utiles, situé sur le quai de Saône dans le Vieux Lyon, a été classé en totalité monument historique par arrêté du 13 février 1996 (extérieur, intérieur, mobilier). L’équipe de maîtrise d’œuvre comprend également :

  • un cabinet d’architectes du patrimoine : Archipat ;
  • une architecte décoratrice : Catherine Bizouard ;
  • un bureau d’études techniques fluides : Setam ;
  • un bureau d’études techniques structures : Cabut ;
  • un économiste de la construction : Voutay ;
  • un économiste spécialisé en monuments historiques : Jermer

Pourquoi le Département du Rhône se retrouve-t-il maître d’ouvrage mandataire de la réhabilitation d’un Palais de Justice ?
Simplement parce qu’il était de tradition que les départements abritent les tribunaux de grande instance et les cours d’assises. Ainsi, lorsqu’en 1995 le Tribunal de Grande Instance (TGI) quitte l’édifice pour le nouveau Palais qui vient d’être construit à la Part-Dieu, le Département est-il propriétaire de plus de la moitié du bâtiment. Il était alors prévu le départ de toutes les juridictions mais, après une mobilisation des magistrats et des habitants du Vieux Lyon (sous l’égide de la RVL), la décision fut prise de maintenir la Cour d’Appel et la Cour d’Assises dans ce lieu emblématique de l’histoire judiciaire lyonnaise.
Alors que la Cour d’Appel étendait ses activités sur les salles d’audiences et sur les bureaux de la moitié nord du Palais (libérée par le TGI), le Département installait dans sa partie est, rue Saint Jean, certains de ses services :
  • Maison du Rhône,
  • Comité Départemental du Tourisme,
  • Association des Maires Ruraux,
et mettait également des locaux à disposition de la ville de Lyon pour y implanter un poste de police municipale.

Toutefois, l’introduction dans ce bâtiment de services extérieurs à ceux du Ministère de la Justice n’allait pas sans poser des problèmes de sécurité et de sûreté pour le fonctionnement du Palais de Justice proprement dit. Cette situation intermédiaire, inconfortable, a perduré dix ans, faute de crédits pour restaurer et modifier les lieux. Depuis deux ans, le projet de réhabilitation et de restructuration complètes est lancé sous la maîtrise d’ouvrage conjointe de l’Etat et du Département, ce dernier étant mandataire et la Direction Départementale de l’Equipement du Rhône assurant la mission de conducteur d’opération.

















Je ne sais pas où...., mais il ne faudrait pas oublier d'insérer le paragraphe ci-dessous...???

La direction de la culture de la Métropole s’installe au Palais de Justice Historique.

(extrait du journal RVL n° 145, novembre 2015)

Née le 1er janvier 2015, lors de la création de Grand Lyon la Métropole, cette direction a repris les compétences détenues auparavant par le Grand Lyon et par le département du Rhône, en matière de culture. Ainsi, Michel Rotterdam (ancien directeur de la Culture de la Ville de Saint-Étienne) et son équipe de 18 personnes administrent-ils les deux Biennales (Danse et Art Contemporain), le Festival Lumière, la charte de coopération culturelle, les Journées Européennes du patrimoine, les Nuits de Fourvière, les musées des Confluences et Gallo-romain de Fourvière. À ces missions s’ajoute celle de l’organisation de la lecture publique et de l’enseignement artistique diligentés par les communes.
Nous sommes désormais voisins et nous espérons vivement que, du 35 au 50 rue Saint-Jean (et vice et versa ), des passerelles seront tendues pour développer des projets communs !







Les textes ci-dessous sont des essais de l'été 2018.
Probablement à supprimer, après les maj d'Annick B.

Le projet global

(extrait du journal RVL n° 127, novembre 2007)

Au printemps dernier, un important chantier a permis la restauration du grand escalier accédant au Palais. Ce n’était là que le prélude d’un chantier bien plus important, qui se déroulera au cours des quatre années à venir, redonnant son prestige et sa cohérence à un édifice partagé entre deux propriétaires : L’État et le Département. 

Voir notre dossier à télécharger

Un nouveau feuilleton :

la restauration du Palais de Justice historique

(extraits des journaux RVL n° 129, juin 2008 au n°139, juin 2013)

Comme nous l’avons indiqué dans le n° 127 de notre Journal (novembre 2007), la très importante intervention sur cet édifice est prévue pour durer quatre ans. Le chantier a débuté le 14 mai dernier sur un site dont la particularité est qu’il restera partiellement occupé par la Cour d’Appel de Lyon et la cour d'Assises. Deux phases de travaux comparables, de deux ans chacune, se succéderont : sur la moitié nord, puis sur la moitié sud.