Journal RVL n° 154 - juillet 2020


Le Journal a été envoyé le vendredi 10 juillet

Sommaire



❏ L’édito    p. 2  
de Frédéric Auria, président : 
Et après...?

❏ Patrimoine    p. 3 à 10
• Communiqué de presse post-confinement
• Dossier : L’ancien hôtel particulier de Monconis retrouve son prestige
• Le 31 rue du Boeuf et les Monconis
• La nouvelle madone du 31 rue du Boeuf
• Pour l’amour du Vieux-Lyon
• Le patrimoine à l’honneur à l’Hôtel de Ville
• Restauration de la façade du 5 quai Romain Rolland
• Legs de France Fouilloux à la RVL. Aide au « petit patrimoine ».
• Cathédrale Saint-Jean : un changement de doctrine ?
• Des pierres et des hommes : les maisons de l’impasse Turquet.

❏ La RVL et le Vieux-Lyon    p. 11
• Trois nouvelles enseignes à découvrir

❏ Entre-nous    p.12 à 15
• Les Trophées du Tourisme 2019
• Bureau et conseil d’administration 2019 - 2020
• Un site à découvrir ou à redécouvrir
• Et si l’on repartait ? Visites et voyage d’automne.

❏ À lire   p. 15
• Le nouveau livre de la RVL

❏ Chronique du Père Craquelin p. 16

❏ Jeu  p. 16 

Édito : 


Et après...?

Nous avons rencontré début mars les candidats aux élections et souligné l’extrême fragilité du Vieux-Lyon, avec sa mono-activité basée sur les loisirs (tourisme, métiers de bouche et vie nocturne), démontré l’ampleur du problème que suscite une offre commerciale ignorant les habitants, allant même jusqu’à les faire disparaître au profit de locations touristiques :
- seuls les commerces jugés « essentiels » ont pu rester ouverts : ils sont rares et isolés, une pharmacie, une boulangerie ou une épicerie ici ou là. Seule exception, telle une oasis dans le désert, autour de la rue Monseigneur  Lavarenne, où l’on trouve une variété de commerces de proximité.
- beaucoup d’immeubles étaient entièrement vides, révélant ainsi le grand nombre de logements transformés en locations de type Airbnb, même si une partie des habitants était sans doute allée se confiner ailleurs, notamment les étudiants, quittant leurs colocations. 

Après la sidération devant les allures de ville-fantôme du Vieux-Lyon, davantage touché que le reste de la ville, est arrivée la certitude qu’il n’est pas possible de continuer ainsi. Le secteur sauvegardé n’a certes pas atteint le niveau de sur-tourisme de Venise, Barcelone ou Dubrovnik, mais la menace est bien là.  

C’est le sens de notre communiqué de presse que vous lirez ci-contre, demandant aux pouvoirs publics d’engager deux actions aussi urgentes qu’indispensables :
• ramener des habitants dans le centre historique, en poursuivant la politique de logement social, mais, surtout, permettre à des familles de venir s’installer, en contrôlant et en limitant les locations touristiques qui font exploser les prix de l’immobilier ;
• implanter des activités variées à même d’attirer les Lyonnais et les Grand-Lyonnais, tout en répondant aux besoins des riverains, avec deux voies possibles :
- préempter des rez-de-chaussée pour accueillir des « locomotives », services, commerces, artisans ;
- utiliser des lieux prestigieux, propriétés de la Ville de Lyon et de la Métropole, aujourd’hui vides ou sous-utilisés, pour des projets ambitieux, sans les céder ou les concéder au privé.

Les habitants qui, durant le confinement, ont apprécié la beauté et le calme de leur quartier, ne doivent pas être les victimes d’une reprise « comme avant ». Notre association n’est pas opposée au tourisme, nous avons à coeur de partager le Vieux-Lyon, où il y a de la place pour tous. Mais il s’agit de restaurer d’urgence un équilibre entre ceux qui y habitent, ceux qui y travaillent et ceux qui y passent. C’est forts de cette conviction que, dès cet été, nous irons à la rencontre des nouveaux élus de notre cité.


Frédéric Auria
Président de la Renaissance du Vieux-Lyon