Accueil / Les grands dossiers / Dossiers en cours / Les Rives de Saône /

Les Rives de Saône


Depuis 2009 (Première tranche)

De La confluence à l'île Barbe et de Fontaines-sur-Saône à Rochetaillée-sur-Saône, les Rives de Saône forment un espace de vie et de bien-être pour les habitants et les promeneurs au plus près de la rivière et de la nature.

Au fil du parcours, les architectes, paysagistes et artistes mobilisés sur ce projet par la Métropole de Lyon ont réalisé une longue promenade historique et culturelle.

Les Rives de Saône sont aujourd'hui le support de nombreuses activités sportives, culturelles et de loisirs :

  • promenade à pied au plus près de l'eau, 
  • pique-nique en pleine nature, 
  • balade culturelle au rythme des 23 œuvres d'art pérennes qui ponctuent le parcours. 
Les rives (re)végétalisées prennent appui sur un cheminement piéton quasi-continu qui permet la protection des espaces naturels jalonnant le parcours : des parcs, des jardins aquatiques, des prairies et même des plages aux endroits les plus larges.
Rives de Saône, quai. © Asylum
Rives de Saône, quai. © Asylum
Rives de Saône, quai. © Idaniere
Rives de Saône, quai. © Idaniere


Le port d’occident : la mémoire d’une Saône urbaine et active

(extrait du Journal n° 144, juin 2015

Le port d’Occident se trouve au sud d’Ainay, sur la rive gauche de la Saône, juste avant Perrache. Il a été aménagé sur le bas-port du quai Maréchal Joffre, de 1913 à 1920. Il est aisément identifiable grâce à son estacade, qui s’avance dans la Saône, et à deux bâtiments où sont installés des bureaux et le restaurant « Le Pop », qui dispose d’une grande terrasse extérieure.

Voici les différents thèmes et question abordés dans le dossier du journal n° 144, fichier à télécharger ci-dessous.
  • Quel devenir pour les installations du port d’Occident ?
  • Quai d’Occident, point d’orgue du projet de Perrache
  • Pôle d’échanges entre transports, fluvial, ferré et routier
  • Création d’un port moderne
  • Un port actif et bien équipé
  • Témoignage d’une première architecture industrielle lyonnaise
  • Port d’Occident et projet Rives de Saône


Historique du dossier "Rives de Saône"


Les Rives de Saône désormais en continu entre l’île Barbe et le centre de Lyon

(17 février 2015)

Sur les Rives de Saône, au niveau du bas-port Gillet (Lyon 4ème), la promenade piétonne (1) au bord de l’eau est désormais possible. Le bas-port, occupé jusqu’alors par le chantier du pont Schuman, a pu être libéré en juin dernier et les travaux d’aménagement de la promenade ont pu débuter. Terminés ce mercredi 18 février, chacun peut désormais découvrir cette nouvelle jonction.
La promenade du bas-port Gillet, dans son ensemble, marque la transition entre les deux visages de la Saône grand lyonnaise : des rives naturelles, dont le paysage verdoyant du Val de Saône se transforme progressivement, vers des rives urbaines, construites par l’homme au cours des derniers siècles.
Cette nouvelle partie du bas-port Gillet est l’un des plus larges de la promenade. Son aménagement a été imaginé comme un espace public à vivre, à habiter : larges espaces enherbés, bancs et tables formant de petits salons, marelles de l’artiste Meschac Gaba, péniches d’habitation… sont autant d’éléments qui ponctuent le parcours et invitent les promeneurs à prendre le temps de s’arrêter.
Grâce à l’aménagement de cette jonction, la promenade du chemin nature et celle du bas-port Gillet sont aujourd’hui reliées. Depuis l’île Barbe ou le centre de Lyon, il est désormais possible de parcourir les Rives de Saône en restant continuellement au plus près de l’eau !
(1) Pour mémoire, les Rives de Saône aménagées sont uniquement autorisées aux piétons ; les vélos sont interdits en raison de l’étroitesse des rives et de la fragilité de certains espaces. En quai haut, des pistes cyclables sont aménagées, et la continuité cyclable sera progressivement créée.


Les Rives de Saône aux Journées européennes du patrimoine !

(20 et 21 septembre2014)

Voici la programmation du Pavillon Rives de Saône à l'occasion des Journées européennes du patrimoine les 20 et 21 septembre prochain dont le thème cette année est "Toute la nature est dans le patrimoine".
L'équipe du Pavillon vous accueillera de 10 h à 13 h et de 15 h à 19 h. Lors de votre passage, vous pourrez (re)découvrir nos nouvelles expositions, rencontrer les archéologues, mais aussi partir en balade pour en savoir plus sur la dimension environnementale du projet !
• Les fouilles archéologiques du parking Saint-Antoine
Venez échanger avec les archéologues de la Ville de Lyon pour découvrir les premiers résultats des fouilles archéologiques liées à la construction du parking Saint-Antoine. Elles permettront de mieux connaître les relations qui ont unis au fil des siècles la ville à la rivière.
• Rives de Saône, des espaces naturels au bord de l’eau
A l’occasion de cette édition, profitez d’une balade autour du Pavillon pour comprendre comment le projet Rives de Saône réintroduit la nature au coeur du patrimoine UNESCO.
• Les expositions du Pavillon
Venez (re)découvrir nos nouvelles expositions : les premières séquences aménagées entre Rochetaillée-sur-Saône et la Confluence, ses œuvres et les balades qui s’offrent à vous, mais aussi le projet des Terrasses de la Presqu’île qui sera réalisé dans le centre de Lyon.
Pavillon Rives de Saône, angle pont Maréchal Juin et quai Saint-Antoine, 69002

Un guide pour accompagner les balades

(Juillet 2014)

Un guide des balades Rives de Saône vient d’être édité par le Grand Lyon. Il accompagnera le promeneur dans la découverte des Rives de Saône.
Il présente séquence par séquence, les aménagements réalisés entre 2012 et 2013, les différents points d’intérêt et éléments remarquables de la promenade au plus près de l’eau depuis Rochetaillée-sur-Saône jusqu’à Ainay :
- les oeuvres du River Movie
- l’environnement
- l’histoire et patrimoine
- les usages nautiques
- des informations pratiques (distances, temps de parcours, aires de picnic etc…)



Rives historiques : le réenchantement...

(extrait du journal RVL n°141, novembre 2013)

Le premier dimanche de septembre a été « Jour de fête » pour les deux rives historiques de la ville : d’un côté, inauguration du belvédère devant le palais de justice ; de l’autre, préfiguration d’une promenade au fil de l’eau.

La circulation est enfin redevenue fluide sur le quai Romain Rolland. Les travaux d’aménagement d’une véritable esplanade au droit du palais de justice ont pris fin cet été, faisant aussitôt oublier les embouteillages et offrant aux piétons qui empruntent la passerelle l’occasion de saisir d’un coup d’oeil admiratif le magnifique ensemble qu’avait dessiné Louis-Pierre Baltard lorsque celui-ci peaufinait son projet de construire un palais « romain » sur le lieu même où jusqu’alors se rendait la justice : le palais de Roanne, accolé à une prison et donnant déjà sur une vaste place au bord de la Saône.

La résolution de contraintes multiples

Depuis le mois de mai 2012, date de la fin des travaux de restauration du palais, les entreprises ont mené à bien ce chantier piloté par le Grand Lyon, après une période de concertation sur le projet, lauréat du concours lancé dans le cadre du réaménagement des Rives de Saône. La RVL a participé activement aux diverses réunions qui se sont tenues pendant près d’un an. Le résultat est à la hauteur de nos attentes. Les contraintes majeures, liées à la circulation des automobiles (et, en particulier, à celle des véhicules de transport exceptionnels qui, pour traverser la ville, ne peuvent emprunter que cet itinéraire bordant la Saône) ont pu être résolues. Les trottoirs ont été élargis. Une piste cyclable a été ouverte et rejoint (ou presque) celle qui, à partir du pont La Feuillée, se poursuit jusqu’à Vaise. La station Vélov’ a pu retrouver son emplacement, alors que disparait du regard l’ensemble des constructions et installations de Lyon Parc Auto, déplacées plus au nord, à l’entrée du pont Maréchal Juin. L’entrée sud du parc Saint-Jean demande sans doute à être reconsidérée pour permettre un croisement en toute sécurité des voitures et des vélos. La vaste scène dont le plan incliné prolonge la pente de la passerelle réinvente une sorte de forum à l’antique et invite à une halte pour la contemplation et pour le dialogue entre passants. Aux beaux jours, le lieu est d’autant plus convivial que des brumisateurs dispersent dans l’air une fine poussière d’eau, cadeau ludique particulièrement apprécié des enfants.
Certes, la « moustache » nord du pont Juin est désormais à sens unique, et les riverains doivent désormais franchir le pont La Feuillée pour se rendre du côté de la Presqu’île, mais ce petit inconvénient, pour les uns, est compensé par un gros avantage, pour les autres : les automobilistes venant du sud peuvent se rendre plus rapidement au nord, en allant vers le pont, ce qui réduit d’autant le risque d’embouteillage à cet endroit.

Une continuité conviviale 

Nous n’avons plus qu’à attendre la fin des travaux de ravalement de l’ancien palais de l’archevêque (et, peut-être, l’annonce d’une réaffectation digne de la qualité de cet édifice) pour bénéficier d’une continuité de restauration et de mise en valeur des quais de Saône, depuis Saint-Georges jusqu’à la Place du Change. Reste, bien sûr, la question du parc de stationnement lui-même, pour le remplacement duquel nous avions émis un beau projet (voir le n° 131 de notre Journal – février 2009). Les travaux actuels, pour intéressants qu’ils soient, n’empêchent pas qu’à terme (mais quel terme ? là est la question…), celui-ci devrait être remplacé par un parc du même type que celui de Saint-Georges ou que celui dont la construction démarre en ce moment sous le quai Saint-Antoine, avec un retard dû aux contraintes liées à d’autres chantiers : tunnel de la Croix- Rousse, bas-ports des rives de la Saône.

Depuis l’inauguration, la rive droite est devenue un lieu incontournable de la ville : nombreux sont les passants à s’arrêter pour se faire photographier dans le léger brouillard du belvédère ou pour prendre en photo le palais se mirant dans l’eau de son parvis ainsi que l’énigmatique statue qui s’élève au-dessus de la rivière. L’homme présentant son double à la pesée de la justice apparaît aux yeux de beaucoup comme le sauveteur d’un désespéré qu’il vient juste de tirer des eaux. Pas trace du moindre effort sur le corps ni sur le visage du porteur, qui n’est que sourire…

Fiche technique

• Maître d’ouvrage : Grand Lyon
• Maître d’œuvre : Dumétier Design mandataire (Bruno Dumétier), Alep architecte du patrimoine (Charlotte Vergély),LEA ( éclairagistes), ICC (Bet VRD)
• Entreprises : De Filippis (VRD Terrassements), Jean Lefebvre (Revêtements asphaltes), Maia Sonnier / De Filippis / EBM (Revêtements de sols et bassins en pierre naturelle calcaire), Deal (fontainerie), Munoz (serrurerie métallerie), CITEOS (éclairage public)
• Surface : 17 500 m2


Les actualités des Rives de Saône de ces derniers mois !

La nouvelle exposition "Balade au cœur de la nature" au Pavillon Rives de Saône, l'avancement des chantiers, l'installation des œuvres d'art, et encore de nombreuses choses !
Aménagements aux marches du palais...



Aménagements aux marches du palais...

(extrait du journal RVL n°140, juin 2013)

Travaux sur l'esplanade du palais de justice © Yves Neyrolles
Travaux sur l'esplanade du palais de justice
© Yves Neyrolles
Les travaux de restauration du Palais de Justice historique étaient à peine terminés, en mai 2012,qu'ils étaient aussitôt relayés par d'autres, entrepris sous l’égide du Grand-Lyon, pour aménager un accès somptueux à un édifice redevenu magnifique et moduler l’ensemble des circulations sur le quai Romain- Rolland.
Travaux sur l'esplanade du palais de justice © Yves Neyrolles
Travaux sur l'esplanade du palais de justice
© Yves Neyrolles
Nous approchons de la fin de ce chantier, également très imposant, et dont la difficulté majeure aura été de maintenir, parfois a minima, l’écoulement des véhicules devant le palais, tout comme la traversée de la passerelle par les piétons. Les conditions climatiques, exceptionnellement mauvaises au cours de l’hiver et du printemps, n’ont pas facilité la tâche des entreprises.
La livraison se profile cependant pour cet été.


Dernières nouvelles du projet ‘‘Rives de Saône’’…

(Janvier 2013)

«L’esplanade belvédère» du Palais de Justice prend forme.
Le lundi 14, la rentrée solennelle de la Cour d’Appel de Lyon s’est déroulée en présence de Mme Taubira, garde des sceaux et ministre de la Justice, et de Mme Vallaud Belkacem, ministre des droits des Femmes et porte-parole du Gouvernement, ainsi que de M. Mercier, ancien garde des sceaux et « jeune » ancien président du Conseil général.
A cette occasion était dévoilée une plaque rappelant le caractère exceptionnel du chantier consacré à la restauration de cet édifice (voir le « Feuilleton » que la RVL a publié au long des quatre années de ce travail remarquable).
Cependant l’aménagement du quai au droit des « 24 colonnes » se poursuit et permet aux passants de se faire une idée de plus en plus précise de ce qui devrait être inauguré au printemps prochain par le président du Grand Lyon.
Le vaste plan incliné depuis lequel il sera loisible de contempler l’admirable inscription du palais de justice au pied de la colline de Fourvière, réalisée par Louis-Pierre Baltard au XIXe siècle, prend véritablement forme et l’on peut d’ores et déjà juger sur place de l’évolution qu’a connue le projet « Rives de Saône » depuis le premier schéma publié en 2010.

Le plan paraît s’être élargi, prenant la place des constructions de béton abritant la sortie du parc de stationnement et d’une part importante de la terrasse sud de celui-ci. Surtout, grâce à sa légère inclinaison, il ressemble à un plateau de théâtre destiné à accueillir une scène abondamment animée de personnages d’aujourd’hui, dont le rôle consistera à partager impressions et émotions devant le monument restauré, enfin regardé comme son créateur le souhaitait et devenant lui-même le décor d’une scène plus vaste encore, laissée à l’imagination des acteurs spectateurs...
La passerelle du Palais, rouverte dès la fin décembre 2012, se prolonge vers le quai par un plancher provisoire en pente douce, évoluant au fur et mesure de la progression des travaux effectués pour édifier cette vaste esplanade belvédère.
Ainsi les passants peuvent-ils, jour après jour, suivre les dernières phases de cet aménagement, tout en appréciant déjà la vue que l’on a, de jour comme de nuit, de cette partie imposante du Vieux-Lyon en passe de redevenir tout à fait impressionnante, pour ne pas dire spectaculaire.
Le Parc de stationnement Saint-Jean, considérablement remanié à cet endroit (à noter, entre autres modifications, l’inversion complète de la rampe d’accès aux niveaux inférieurs), connaît dorénavant son entrée sud définitive, signalée provisoirement par une banderole aux couleurs de Lyon Parc Auto.


Le projet Rives de Saône a pour objectif de rendre la Saône aux habitants en reliant les quartiers à ses rives oubliées.

Informations au 01 juillet 2012

La RVL participe à toutes les réunions de concertation et d’information organisées par le Grand-Lyon.
La RVL est membre des groupes de réflexion, ainsi que des ateliers de travail mis en place sur ce dossier.
Ce projet original, conjuguant urbanisme et art public, s’étend sur 14 communes de l’agglomération dont 5 arrondissements de la ville de Lyon (soit 50 km de rives).
Chaque aménagement tiendra compte de l’identité des sites et révèlera les multiples facettes de la Saône, pour que chacun la vive à son rythme, au gré de ses envies et de ses sensibilités.
Les travaux débutent à partir de mi-juin 2012, pour une durée d’environ 1 an (les sites étant inondés chaque année, la durée des travaux reste soumise à l’intensité et la durée de la période de crue en 2013).
Pour s’informer sur le projet : le pavillon Rives de Saône (Angle Quai Saint-Antoine / Pont Maréchal Juin) : mercredi, samedi, dimanche.
Info sur la séquence 3 : débouché de la passerelle du Palais de Justice - Lyon 5e
Cette séquence est la seule de la rive droite réalisée dans la première tranche du projet Rives de Saône. Elle s’étend du pont Bonaparte aux bretelles du pont Maréchal Juin, où plusieurs édifices historiques se succèdent en front de quai : l’ancien Palais de Justice, le chevet de la primatiale Saint-Jean, le Palais Saint-Jean.
Le projet intègre la passerelle du Palais de Justice, suspendue par des haubans plantés dans un mât unique ancré sur la rive gauche de la Saône.
Reliant les quartiers de Saint-Jean et de la Presqu’île, cette séquence franchit littéralement la Saône.
Le projet propose de « resculpter » un site marqué par l’ordre, le classicisme et la verticalité, qu’accentuent les colonnes de l’ancien Palais de Justice, dont la façade sera mise en valeur.
C’est dans cet esprit que seront créés un seuil à la passerelle, un belvédère métallique contemporain contrastant avec le quartier ancien, et un parvis monumental pour le Palais de Justice, en lien avec sa réhabilitation. Deux larges bassins seront aménagés de part et d’autre de l’escalier du Palais de Justice, deux pièces d’eau qui en reflètent la silhouette et en assoient la stature.
Ces ouvrages seront reliés par une rampe en pente douce au mail planté, qui accueille tous les dimanches les marchés de l’artisanat et de la création.
Le réaménagement du quai prévoit l’élargissement des trottoirs et la création d’une piste cyclable à double sens.
Calendrier prévisionnel : la fin de réalisation est prévue pour juillet 2013



La Saône à Lyon : quand les rêves se font réalité...

(extrait du journal RVL n°133, février 2010)

Heureux de découvrir le plan des “Rives de Saône”, nous devons cependant attendre encore pour ce qui touche le Vieux-Lyon.

Recevant les candidats à l’élection municipale de 2008, les responsables de la RVL avaient insisté sur l’urgence de mettre en œuvre, après le réaménagement des berges du Rhône, un beau et grand projet pour la Saône.
Réélu pour un second mandat, Gérard Collomb a bien entendu notre appel. Après avoir lancé des études approfondies (et déjà des sondages d’archéologie préventive sur le quai St Antoine), le Grand Lyon vient de faire connaître son engagement à traiter le sujet dans un proche et un plus lointain avenir. Notre dossier d’aujourd’hui en présente les grandes lignes.
De son côté, la RVL avait publié la proposition de Michel Marec, vice-président de l’association Centre-Presqu’île, en vue du remplacement simultané des deux parcs de stationnement qui se font face au cœur même du centre historique de la ville (voir le n° 131 de notre Journal – février 2009). Nous avions jugé cette proposition très intéressante.
Les services du Grand Lyon et de VNF ne l’ont cependant pas retenue pour des raisons d’incompatibilité avec la continuité du trafic fluvial pendant la durée des travaux, mais aussi à cause des contraintes techniques que ce type de construction ne maîtrise pas encore, et pour des raisons financières. Dont acte.
Le Conseil d’administration de la RVL, qui s’est tenu à l’automne, a été l’occasion d’accueillir Céline Migliore et Nicolas Magalon, chefs de projet au Grand Lyon. Après nous avoir présenté le projet en cours, ils ont bien voulu nous confier quelques éléments du dossier, nous permettant ainsi de transmettre l’information auprès de nos adhérents et des lecteurs habituels du Journal. Un grand merci à eux et au Grand Lyon.

La Saône, un projet singulier 

Le projet d’aménagement des rives de Saône est très différent de celui des berges du Rhône. En effet, si ce dernier se déroulait sur le seul territoire de Lyon et sur 4 km environ, le projet des rives de Saône concerne la rivière dans toute sa traversée du Grand Lyon : 14 communes dont 5 arrondissements de la ville, sur 50 km sur les deux rives.
La Saône reste, dans la partie nord de l’agglomération, une rivière paysage, intime et contrastée. Dans sa traversée de la ville, elle est un élément essentiel du patrimoine de Lyon. Le projet se doit donc d’établir un trait d’union entre cette urbanité et le caractère naturel du Val de Saône.

Synthèse du diagnostic de l’étude de cadrage urbain

L’étude réalisée par l’Agence d’Urbanisme et par la Direction Générale au Développement Urbain (DGDU) fait ressortir les constatations suivantes :

  • des bas ports et des berges basses peu larges, discontinus, parfois inexistants
  • la grande valeur écologique des îles et berges basses
  • un espace viaire voué de manière dominante à une logique routière, avec des aménagements cyclables encore trop peu incitatifs
  • des quartiers, des villages et des ports anciens « orphelins » de la rivière
  • l’existence, à proximité de la rivière et sur les hauteurs environnantes, de nombreux réseaux de cheminements et d’espaces naturels
  • un patrimoine riche et imposant, mais peu de sites ouverts au public
  • une grande variété des séquences paysagères

Le projet

Porteur d’enjeux multiples, il participera à la dynamique communautaire et répondra aux objectifs de développement durable, par des actions contribuant à la cohérence sociale, économique, environnementale et territoriale de l’agglomération.
Il assurera le développement urbain : aménagement d’espaces ouverts à tous et reliés entre eux ; réouverture sur la rivière des quartiers et des villages et remise en relation des éléments bâtis et de l’eau.
Il consacrera la valorisation des espaces naturels et la préservation de l’environnement : traitement des berges de la rivière pour le développement d’usages nouveaux et pour la préservation de la biodiversité.
Il contribuera au confortement et au maillage des espaces publics et favorisera les déplacements en modes doux.
Il développera les usages nautiques et mettra les rives en cohérence avec les orientations définies par le « Plan Bleu » (1).
Il s’inscrira, enfin, dans une démarche globale, prenant en compte la culture, l’économie, le tourisme, l'événementiel, le patrimoine.

(1) Le « Plan Bleu » désigne le schéma global d’aménagement des berges de la Saône et du Rhône lancé par la Communauté Urbaine de Lyon, dès 1991, afin de coordonner les efforts, de planifier les actions et les financements. Ce Plan a été revu une première fois en 1998.

Les réalisations dans Lyon même

L’idée directrice consiste à établir un cheminement au fil de l’eau, entre la Confluence et l’Île Barbe. Pour cela, on procédera au toilettage de l’ensemble des bas ports, à l’aménagement de plusieurs sites (dédiés à des interventions spécifiques) et à la création d’estacades.
Le site de la Confluence est en cours d’aménagement, avec notamment la réalisation de la Place nautique : une aire de loisirs et de promenade autour d’un bassin de deux hectares, ouvert sur la Saône.
Le Parc de Saône et son bas port constituent ensuite une promenade de 2,5 km, dont l’aménagement est en grande partie réalisé.
De la Confluence au Pont Bonaparte : au nord du pont Kitchener-Marchand sera aménagé un espace de transition permettant de rejoindre le cœur historique de Lyon. La construction d’une estacade permettra d’élargir le passage sous la passerelle Saint-Georges.

Le centre historique

Poursuivant vers le nord, il s’agira de requalifier les « quais de l’histoire », ceux qui se trouvent au cœur même du centre ancien de la ville. C’est l’un des enjeux majeurs à réussir : des deux côtés, il y a nécessité de rétablir le lien entre la rivière et la ville. Du côté de la Presqu’île, on procèdera à la requalification de l’ensemble du quai pour que celui-ci devienne un espace public ouvert sur le Vieux-Lyon et la colline de Fourvière. Du côté de Saint-Jean et de Saint-Paul, on retraitera les quais Romain-Rolland et de Bondy afin de les inscrire à nouveau dans les circuits touristiques du Vieux-Lyon.
Les parkings Saint-Antoine (1973) et Saint-Jean (1971), vieillissants et peu fonctionnels, sont condamnés à être remplacés par des réalisations enterrées et mieux à même de répondre aux attentes d’aujourd’hui. Leur disparition permettra de retrouver le dessin originel des quais. Mais, dans un premier temps (mandat actuel) on lancera les travaux pour la réalisation du nouveau Parc Saint-Antoine, celui de Saint-Jean étant repoussé au mandat suivant (voir encadré).

De Saint-Paul / Saint-Vincent à Vaise

Création d’une estacade sur les bas ports des quais de la Pêcherie et Saint-Vincent. Sur la partie nord du quai Saint-Vincent, un bas port est déjà aménagé et utilisé, ainsi qu’une promenade en quai haut, située au plus près d’éléments d’une grande qualité patrimoniale (Subsistances, DRAC, Fort Saint-Jean, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse).
Au nord du pont Koenig, et jusqu’au futur pont Schuman, l’aménagement d’une large promenade, sur près de deux km, permettra de développer des usages de détente pour les riverains.

De Vaise à l’Île Barbe

Sur la rive gauche, un véritable chemin « nature » sera ouvert, sur plus de deux km, à partir du bas port du quai Gillet. Il suivra le tracé de l’ancien chemin de halage, déjà partiellement utilisé aujourd’hui pour la promenade, mais peu, mal ou pas entretenu depuis de nombreuses années.
L’ancienne écluse de Caluire sera revalorisée, en lien avec le développement des activités nautiques et touristiques.
Sur la rive opposée, une promenade de plus de deux km, empruntera les quais du Commerce, Sédaillan et Saint-Rambert, tandis que la circulation des véhicules se verra en grande partie déportée plus à l’ouest. Un concours sera lancé pendant ce mandat pour une réalisation au mandat prochain.
Le projet se poursuit au-delà de l’Île Barbe, jusqu’à Neuville-sur-Saône.

Traitement de parkings au cœur du centre historique

Les parcs de stationnement Saint-Jean et Saint-Antoine ont fait couler beaucoup d’encre. Ils ont rendu de grands services et continuent d’en rendre encore, mais ils constituent des obstacles au projet de réaménagement des rives de Saône au cœur du Site historique inscrit à L’Unesco. Les experts de cette organisation internationale les ont d’ailleurs pointés du doigt.
La réutilisation des dalles supérieures, techniquement complexe et financièrement coûteuse, ne permettra pas pour autant une bonne utilisation de celles-ci dans le cadre d’animations à venir.
Le remplacement complet de ces parcs est donc à l’ordre du jour.
Dans le mandat actuel, les études et les travaux seront conduits sur la rive gauche, le long du quai Saint-Antoine.

Rive gauche

Les concepteurs du futur parking Saint-Antoine devront tenir compte de nombreuses contraintes, actuelles et futures : la nécessité de conserver le parc existant pendant toute la durée des travaux (entre deux ans et demi et quatre ans et demi) ; l’impératif de maintenir trois voies de circulation sur le quai ; la nécessité de conserver les accès à la Presqu’île ; l’obligation de prendre en compte la cour de récréation de quatre écoles, celle aussi de respecter la présence quotidienne du marché alimentaire et de ne pas nuire à l’activité commerciale du secteur.
Après plusieurs campagnes de sondages et d’études, il a été décidé que le parc sera finalement positionné au nord du Pont Maréchal Juin (sous le quai et sous la place d’Albon). Cet emplacement permet, en effet, de maintenir l’activité du marché alimentaire et n’aura que peu d’impact sur les activités commerciales limitrophes (grâce à la présence d’un passage sous arcades le long des immeubles).

Dimensionnement final du parc

Pour définir le nombre de places utiles, il a été procédé à un diagnostic complet du stationnement souterrain et de surface sur l’ensemble du périmètre élargi Presqu’île / Vieux Lyon. Une analyse du fonctionnement des parkings limitrophes a ensuite été menée.
En prenant en compte la suppression d’environ 50% des stationnements de surface aux abords du parc Saint-Antoine et en la rapportant en totalité dans le parking.
D’autre part, différents sondages géotechniques ont montré la présence de la roche granitique entre -19m et -26m de profondeur, ce qui offre la possibilité de construire un parc de -5 ou -6 niveaux.
La capacité du parc à réaliser sera donc comprise entre 750 et 800 places, réparties sur 5 niveaux.

Aménagement d’une promenade transitoire

L’objectif est ici de créer une continuité transitoire de 450m le long du parking existant, qui soit un vrai lieu de déambulation tout en préfigurant des usages futurs.
Un traitement qualitatif sera opéré pour un cheminement continu, homogène et agréable.
Cet aménagement transitoire sera pérennisé dans le cadre de l’aménagement du futur espace public, réalisé en lieu et place du parking.

Rive droite

La situation, du côté du Vieux-Lyon est encore plus délicate que sur la rive opposée, car le lieu est plus complexe : présence de dénivelés compliquant la lisibilité et l’organisation de l’espace public ; mise en valeur très insuffisante de la liaison entre la Presqu’île et le Vieux-Lyon, en dépit de la présence d’une belle passerelle ; encombrement du lieu ; prédominance des circulations liées au fonctionnement du parking.
On observe ici une multiplicité d’usages sur un espace très contraint : en plus des véhicules en stationnement et des espaces dévolus aux entrées et sorties du parc (et contraignant fortement l’espace public), on note la présence d’une station de taxis, de parkings pour les deux roues et pour les cars de tourisme, ainsi que d’une station Vélo’v.
Dès lors, le réaménagement du débouché de la passerelle (seul chantier envisagé pour ce mandat) mené de façon cohérente et coordonnée avec la réhabilitation du Palais de Justice devra répondre à deux objectifs : mettre en valeur un lieu majeur d’accès au Vieux Lyon ; dégager l'espace public et simplifier le lieu pour le rendre plus accessible et confortable, en créant un seuil d’entrée digne du Vieux Lyon (2).
Il s’agira là cependant d’un aménagement transitoire, en attendant la réalisation du nouveau parc de stationnement Saint-Jean, qui se fera en suivant le même processus que celui décrit pour le parc Saint-Antoine.
(2) La RVL, pour sa part, souhaite qu’on n’en reste pas à l’aménagement du carré que fait apparaître le dessin de l’étude, mais que tout l’espace au droit du Palais de Justice, depuis son péristyle à l’Ouest jusqu’au mur extérieur du parking Saint-Jean à l’Est, soit traité, de sorte que ces travaux d’aménagement de la rive de la Saône s’achevant en même temps que ceux de la restauration du Palais, on ait la belle surprise de découvrir, en 2012, une grande et vraie place du Palais de Justice qui mettra en valeur sa façade monumentale, l’une des plus belles de Lyon (nommée autrefois « Place de Roanne »).
Calendrier (au 15/02/2010)
Concours de Maîtrise d’œuvre sur l’espace public : fin du second trimestre 2010.
Construction du nouveau parking : 2012 (date à reconsidérer en fonction de la durée des fouilles).
Aménagement de l’espace public : en fonction de la livraison de la dalle supérieure du parc.


1+1=3 et 1+1+1=1x2 : les parkings de Saône réinventent les maths

(extrait du journal RVL n°131, février 2009)

où il est montré que le remplacement du parc Saint-Antoine et du parc Saint-Jean conduit à la création d’un troisième parc (1+1=3) et que cette opération aboutit à la réalisation d’un seul parc reliant les deux rives (1+1+1=1x2).

L’exposition que la RVL a consacrée à la Saône n’est pas seulement un document d’Histoire de cette rivière dans sa traversée de notre ville.
Dans sa partie « Rêves et Utopies », elle présente quelques projets d’étudiants de l’École d’Architecture, avec le but de sensibiliser et d’inspirer ceux qui auront la charge de mener à bien les transformations nécessaires, semble-t-il, si l’on veut redonner vie et convivialité aux deux rives de ce cours d’eau.
Michel Marec, vice-président de l’association Centre Presqu’île, a réalisé, pour sa part, une étude très approfondie visant à résoudre l’épineuse question des deux parkings qui, en plein cœur du site historique, se font face, entre l’église Saint-Nizier et la cathédrale Saint-Jean.
Régis Neyret et Yves Neyrolles ont, très modestement, apporté leur concours à la révision finale de cet important travail conduit par un véritable professionnel : rappelons que Michel Marec, ingénieur des Ponts et Chaussées, a consacré une bonne partie de sa vie active à diriger la réalisation de tunnels et de galeries en tous genres.
Nous proposons ici une version très résumée de cette étude, avant de rendre compte, dans notre prochain numéro, nous l’espérons, du projet que le Grand Lyon envisage de mettre en œuvre au cours du présent mandat.

Pourquoi détruire et remplacer plutôt que conserver et transformer ?

Le niveau -2 du parc Saint-Jean après une crue de la Saône © Yves Neyrolles
Le niveau -2 du parc Saint-Jean après une crue de la Saône © Yves Neyrolles
- ces deux parcs sont en partie inondables lors des crues de la Saône (niveau -2, sur une durée de un à deux mois par an ; niveau -1, occasionnellement tous les trois à cinq ans) 
- de construction ancienne, ils sont d’une utilisation inconfortable et fastidieuse (cheminement laborieux, rampes droites, poteaux nombreux et gênants pour un remplissage optimal)
Les nombreux poteaux du parc Saint-Jean © Yves Neyrolles
Les nombreux poteaux du parc Saint-Jean © Yves Neyrolles
- malgré le souci des concepteurs, leur structure s’harmonise mal avec le paysage des bords de Saône.
- la réalisation de belles esplanades sur les rez-de-chaussée (seule partie non inondable) ne peut être sérieusement envisagée, les sols et structures de béton ne résistant pas aux surcharges nécessaires.

Quand 1800 devient 1900

La capacité actuelle des parcs est d’environ 1800 places : 1000, côté Saint-Jean ; 800, côté Saint-Antoine.
Afin de réduire encore l’encombrement du stationnement en surface sur le quai Romain Rolland et, pour rendre aux places d’Albon et Saint-Nizier un véritable aspect de place à proximité de l’église Saint-Nizier, on peut raisonnablement envisager de porter cette capacité à 1900 véhicules.

Une solution originale

Lancer des chantiers sous l’espace public (place d’Albon - quai Saint-Antoine, d’un côté ; quai Romain Rolland, de l’autre) entraînera nécessairement (on le sait depuis la réalisation du parc Saint-Georges) de nombreux problèmes de circulation et de vie quotidienne pour les riverains, sans compter la durée (non prévisible) des inévitables fouilles archéologiques.
Au lieu de cela, le chantier pourrait être installé essentiellement sur la rivière elle-même :
- création d’un premier parc de 500 places en fond de Saône, un parc « tampon », accessible des deux rives par quatre rampes hélicoïdales, construites sur les emprises des parcs actuels.
- destruction progressive des parcs existants, par tranches de 500 places et construction de parcs non inondables, sur deux niveaux seulement, la terrasse supérieure devenant esplanade et promenade haute. Les « façades » donnant sur la rivière reprennent les pierres du perré, restituant le paysage « historique », une promenade basse pouvant être aménagée dans la continuité des rives.

Comment réaliser un parc en fond de Saône ?

Comprenant un seul niveau, il sera constitué de 5 caissons préfabriqués, de 18 m de large et de 150 m de long, placés côte à côte dans le sens du fil de l’eau. L’ensemble constituera, une fois en place, un bloc de 90 m x 150 m, pouvant accueillir 500 véhicules dans d’excellentes conditions. Les ouvertures nécessaires seront aménagées entre les caissons afin que l’on puisse passer de l’un à l’autre, et des accès vers les parcs Saint-Antoine et Saint-Jean seront réalisés. Le projet sera localisé de telle façon que l’écoulement des eaux de la Saône ne soit pas significativement affecté. 

Les opérations

1ère phase : on construit les hélices et les galeries d’accès aux futurs caissons qui constitueront le parc en fond de Saône. On construit, en même temps, le parc en question. Les caissons seront construits à l’air libre, sur un chantier ad hoc qui pourrait se trouver en bordure de Saône au nord de Lyon. Des tranchées (souilles) auront été creusées ou les fonds remblayés suivant les endroits, à l’aide de matériels montés sur barges flottantes. Ceci ne devrait pas interrompre le trafic fluvial. L’importance du travail à effectuer dépendra essentiellement de l’importance des fonds rocheux situés éventuellement à moins de 8 m environ sous l’étiage. Il faudra éviter le voisinage du seuil rocheux de l’ancien pont du Change. Le chantier serait essentiellement mené à partir de barges amarrées en Saône le long des parcs actuels. 

Mais ce point devra être vérifié avec les entreprises de travaux publics spécialisés. On détruira dans le parc Saint-Antoine, comme dans le parc Saint-Jean, les emprises nécessaires à la construction des hélices, des ascenseurs et des escaliers, soit un rectangle de 20 m × 50 m. Cela supprimera 150 places environ sur chaque parc et fera disparaître les rampes de descente : des rampes provisoires devront être préalablement construites en élargissant les parcs, au droit des futures hélices, sur l’emprise des mails latéraux. Une part des places supprimées sera retrouvée en ouvrant provisoirement au stationnement des portions de ces mails. Afin d’éviter d’avoir à protéger les chantiers des venues d’eau par des parois moulées de grande profondeur (de l’ordre de -10 à -25 m jusqu’au rocher ?), les hélices seront constituées de caissons préfabriqués amenés par flottaison et déposés à -8 m dans des souilles. 
Des galeries d’accès horizontales, faites aussi de caissons préfabriqués et flottés, relieront, sous la Saône, les hélices au parc « tampon ». Elles auront chacune une longueur de 15 à 20 mètres environ. Les accès des piétons et les issues de secours, ainsi que les passages des conduits de ventilation seront prévus dans celles-ci. 
Le parc en fond de Saône et ses accès vus en coupe
Le parc en fond de Saône et ses accès vus en coupe
La circulation des péniches sur le fleuve ne sera interrompue, sur un jour ou deux chaque fois, que durant les manoeuvres de mise en place des caissons. C’est par de tels procédés qu’a été réalisé le tunnel sous le Vieux Port, à Marseille, ainsi que de nombreux autres ouvrages sous fluviaux, ou sous la mer, dans le monde.
2e phase : on détruit une première moitié de l’un des parcs (Saint-Antoine ou Saint-Jean). Pendant ce temps, les 500 nouvelles places du parc de Saône sont déjà mises à disposition des usagers, en remplacement des places supprimées par la destruction. On construit à l’emplacement de la tranche de parc détruite une tranche de parc nouvelle. On ouvre, au-dessus, une première tranche de l’esplanade.
3e, 4e et 5e phases : on procède de même jusqu’à l’achèvement de la 4e et dernière tranche des parcs nouveaux et de l’esplanade. Ainsi, on aura pu mener l’ensemble des opérations en maintenant en permanence un nombre de places de stationnement pratiquement inchangé. Mené essentiellement à partir de la rivière, le chantier n’aura que très peu perturbé la circulation et les activités des quartiers riverains.

Incertitudes

La faisabilité d’un tel projet reste dépendante de la profondeur et de la nature des fonds de la Saône, en particulier de la profondeur de la roche. La souille à creuser pour recevoir les caissons sera d’autant plus coûteuse qu’il y aura de pierre à dérocher sous l’eau.

Conclusion

Cette solution présente donc un caractère séduisant. Sa faisabilité à des coûts raisonnables ne pourra être confirmée qu’après la réalisation de sondages permettant de bien connaître la profondeur de la Saône, la nature du sous-sol et la profondeur des roches. La compatibilité des travaux avec le bon écoulement des eaux devra être vérifiée. Il apparaît enfin opportun que des entreprises spécialisées soient consultées sur les dispositifs constructifs des caissons. La concession actuelle des parcs Saint-Antoine et Saint- Jean se termine en 2010. C’est donc le moment où jamais d’approfondir ces réflexions. 
Les parcs reconstruits seront bordés par des murs de quai traditionnels © Yves Neyrolles
Les parcs reconstruits seront bordés par des murs de quai traditionnels © Yves Neyrolles


La Saône, cours d’eau et cours d’écoles

(extrait du journal RVL n°129, juin 2008)

Grâce à un accrochage à la Bibliothèque de Lyon 2e, notre exposition « La Saône à Lyon, rêves et réalités » continue de susciter l’intérêt du public et, en particulier, du jeune public. Une dizaine de classes, provenant d’écoles des 2e et 7e arrondissements de Lyon, ont pu la découvrir durant le mois de mai. Georges Millet, Yves Neyrolles, mais surtout Michel Dupupet se sont faits « passeurs » pour inviter les enfants à découvrir l’histoire (les histoires) de ce fleuve rivière, dont la réhabilitation des berges semble être à l’ordre du jour de l’actuel mandat municipal.
Michel Dupupet, habitué à s’adresser à des étudiants a été surpris devant la capacité de ces enfants à écouter, à absorber les infos et à répondre aux questions « avec une spontanéité et un savoir atavique déconcertants ». Il en conclut : « L’idée d’une pédagogie participative (pratiquement tous les enfants ont pris la parole) devrait ouvrir des perspectives pour une éducation où les bancs ne seront pas alignés, mais en cercle. » L’exploitation pédagogique à partir de l’exposition va se poursuivre à la rentrée prochaine avec quelques-unes de ces classes. 
La RVL, pour sa part, envisage d’ores et déjà de poursuivre l’heureuse aventure, menée grâce à l’accueil chaleureux et à l’appui constant des responsables de la Bibliothèque du 2e, en proposant d’installer l’exposition à la médiathèque Marceline Desbordes-Valmore, à Vaise.



La Saône au cœur

(extrait du journal RVL n°127, novembre 2007)

La Commission Saône du Conseil de quartier « Quartiers Anciens » avait renoué avec la RVL pour préparer cette fête du patrimoine. La belle idée était, au cours de ces deux journées, de convier les Lyonnais à découvrir « in situ » l'histoire, les activités, les potentialités qu'offre le deuxième « fleuve » lyonnais (la « rivière des rois »), qui ne demande qu'à redevenir vivant et à revivifier la ville qu'il traverse. En quelques points « névralgiques », de grands panneaux arrêtaient les regards des promeneurs : remarquablement conçus, illustrés et réalisés, ceux-d eurent malheureusement à souffrir d'un massicot guillotine (ou d'une erreur informatique) qui rendit leur lisibilité difficile.
L’exposition de la RVI- installée dans l'atrium du Palais de Bondy © Yves Neyrolles
L’exposition de la RVI- installée dans l'atrium du Palais de Bondy 
© Yves Neyrolles
Sur le site de l'ancienne Gare d'Eau, les bénévoles du CIL de Vaise font découvrir leur exposition et la maquette d'un ancien remorqueur © Yves Neyrolles
Sur le site de l'ancienne Gare d'Eau, les bénévoles du CIL de Vaise font découvrir leur exposition et la maquette d'un ancien remorqueur 
© Yves Neyrolles
Quai Fulchiron : départ d'une découverte à pied des bords de Saône © Yves Neyrolles
Quai Fulchiron : départ d'une découverte à pied des bords de Saône © Yves Neyrolles
Au pied du pont Masaryk, les pompiers évoquent la sécurité de la navigation et le sauvetage © Yves Neyrolles
Au pied du pont Masaryk, les pompiers évoquent la sécurité de la navigation et le sauvetage © Yves Neyrolles
Les bénévoles de plusieurs associations (les Amis du Lien, l'Alliance des Rhodaniens, les Conseils de quartier « Quartiers anciens » et « Saint-Rambert », le Comité d'intérêt Local de Vaise, la RVL, le Musée des sapeurs-pompiers, les clubs d'aviron de Lyon et Caluire) animaient ces points, répartis entre Saint-Rambert et le port Rambaud, non loin du confluent.
Malgré les difficultés rencontrées (accrochage des panneaux, signalétique insuffisante), l'expérience mérite, à coup sûr, d'être reprise, d'autant que nous approchons d'une nouvelle mandature. La RVL, comme les autres associations et le Conseil de Quartier Quartiers Anciens » souhaitent ardemment, en effet, que, après « l'ère du Rhône », nous entrions résolument dans celle de la Saône...


La renaissance de la Saône, février 2004

(extrait du journal RVL n°116, février 2004)

Depuis plus de cinquante ans, la RVL s'attache à la protection du site historique de Lyon, son patrimoine architectural, son patrimoine naturel encore trop souvent délaissé.
Celui-ci joue un rôle prédominant dans l'histoire du développement humain et économique de la ville. Depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à la Renaissance, la Saône est devenue une voie de passage desservie par de nombreux ports.
Cette voie de passage à permis de recevoir et d'exporter les marchandises des foires et ses produits alimentaires par les nombreux ports présents le long de la rivière. De ce fait, Lyon s'est imposée comme capitale européenne durant plusieurs siècles.
Après deux mille ans d'intense activité, la Saône a subi des travaux de réaménagement qui ont totalement modifié sa morphologie. La construction de nombreux parkings sur les bas-ports et l'élargissement des axes de communication ont retiré aux Lyonnais le plaisir de flâner sur les berges. Cependant, ceux-ci sont anxieux du devenir des rives de la Saône.
Aujourd'hui, la Ville s'attache à préserver et à protéger son patrimoine naturel, en mettant en place un projet de réaménagement des berges du Rhône, afin de rendre à celui-ci ses espaces de promenade. Malheureusement, la Saône ne s'inscrit pas dans cette initiative. Le XXIe siècle aurait-il définitivement tourné le dos à cette rivière historique ? Comme le Rhône, celle-ci a été déshumanisée durant le siècle dernier. Elle aussi, nécessiterait une réhabilitation, pour retrouver son caractère d'antan, grâce à un projet d'avenir.
Faisant ce constat, la RVL a voulu mettre l'accent sur cet oubli.
En 2003, l'idée nous est venue de mener une action pour faire renaître la Saône dans le cœur des Lyonnais. Très naturellement cela nous a conduit à réaliser une exposition : "La Saône. Hier, aujourd'hui, demain, rêves et réalités".
Il s'agit, pour nous :
• de présenter aux Lyonnais l'importance de la rivière dans l'histoire et la vie de Lyon,
• de veiller à la conservation de ce patrimoine,
• de montrer les dérives du passé,
• de sensibiliser le public à quelques propositions urbanistiques et architecturales pour l'avenir.
Grâce au soutien financier de la Ville de Lyon, de la DRAC et du Crédit Mutuel, ainsi qu'à l'aimable collaboration du Musée Gadagne, les visiteurs découvriront le passé, le présent et une projection du futur de la Saône, à l'aide d'estampes, de photographies, de maquettes et de projets.
Durant cette exposition, des cycles de conférences seront organisés à la Mairie annexe du 5e arrondissement. Les dates et horaires seront annoncées par voie de presse et sur le site internet de la RVL. Venez découvrir une Saône injustement oubliée !
La Saône vous attend du 19 au 30 avril 2004, à l'annexe de la Mairie du 5e arrondissement
5 place du petit Collège 69005 LYON, du lundi au samedi, de 10h à 19h.


Bientôt une exposition sur la Saône ! 

(extrait du journal RVL n°115, novembre 2003)

Notre vice-président, Pierre Guiral, concluait son éditorial dans le journal de juin 2002 par ces mots : « la Saône, cœur du Site Historique est bien à mettre au cœur de nos priorités ».
Eh oui ! C'est par cet axe de vie que du XIIe au XIXe siècles arrivaient la plus grande partie des marchandises des célèbres foires qui firent la richesse de Lyon aux XVe et X VIe siècles. C'est par là que les lyonnais recevaient tous les produits alimentaires : blé, viandes sur pied, vins, etc... et ceci jusqu'à l'avènement du train et du moteur à essence.
Hélas, le XXe siècle tournait résolument le dos à cette Saône. Ce fut l'époque du "tout pour la voiture", qui voyait le bétonnage des berges, pour faire des parkings, l'aménagement des quais en voies de plus en plus rapides et dangereuses pour les piétons.
Le vent tourne !
Déjà la Municipalité a entrepris de réhabiliter largement les berges du Rhône dans la traversée de la ville et le confluent.
Nous attendons maintenant un projet pour la Saône, oh combien plus chargée d'histoire pour notre ville. La RVL a décidé d'y consacrer une exposition en avril prochain.
Le thème en sera "La Saône, hier, aujourd'hui et demain — rêves et réalités". Nous évoquerons ce glorieux passé, mais nous rêverons aussi à ce que pourrait être la Saône dans quelques années si nous savons nous motiver. Nous aurons l'aide, pour cette opération, de la DRAC Rhône-Alpes, du Musée Gadagne, de l'Ecole d'Architecture et l'appui de la Mairie et du Conseil de Quartier.


Les quais de Saône, zone sinistrée

(extrait du journal RVL n°103, juillet 1999)

C’est un problème dont nous avons souvent parlé.

Nous avons évoqué à plusieurs reprises les nuisances nocturnes subies par le quartier Saint-Georges en particulier.
Les choses sont tout aussi graves, voire plus encore, sur l'ensemble des quais de Saône.
De façon régulière, nous recevons des habitants du quai Romain Rolland (ou de la rue de la Baleine) et du quai Pierre Scize où les établissements de nuit sont installés à une cadence d'un établissement au minimum tous les 10m.
Ces habitants sont excédés par le bruit incessant, le stationnement anarchique, la circulation encombrée et dangereuse, les bagarres, les souillures etc...
Ce scénario catastrophe, mais malheureusement bien réel, ils l'ont maintes et maintes fois exposé aux élus et collectivités locales.
Quelques petites opérations ponctuelles sont tentées, la police intervient de temps en temps, mais ne peut être là en permanence.

Mais le problème de fond n'est pas traité.

Pourquoi tolérer de tels abus dans le stationnement, le non-respect des heures de fermeture - 5h, 7h, 9h du matin, et des normes concernant le bruit et les isolations ?
A-t-on vraiment envie de conserver des habitants dans le Vieux-Lyon ou préfère-t-on favoriser uniquement le "tourisme de nuit" ? C'est la "continuité d'harmonie entre la vie humaine, spirituelle et matérielle" qui a été l'un des critères d'inscriptions du Site Historique par l'Unesco au Patrimoine Mondial. Ne risque-t-on pas de se retrouver avec une belle coquille vide ?
Il faut savoir aussi que les appartements situés sur les quais perdent de plus en plus de leur valeur : qui peut avoir envie d'acheter un appartement dans lequel on ne peut pas dormir au minimum 4 nuits sur 7 ?

Plusieurs associations ou collectifs d'habitants se penchent avec inquiétude sur ces problèmes. Nous ne pouvons que nous associer, une fois de plus, à leur demande d'une étude sérieuse de la situation. Il en va de la vie de nos quartiers.


Pour rendre à la vie les quais de Saône…

(extrait du journal RVL n°37, novembre 1980)

Bien sûr, les Quais de Saône sont des sites classés et parfois bien figés ! Quel contraste avec l'animation qu'apportait autrefois un fleuve dans une ville : I'eau était alors considérée comme un lien et non pas comme un simple miroi r, malheureusement enchaîné entre voiries automobiles et parkings (ce sont bien les seules atteintes que 'on tolère dans un site classé. Est-ce par habitude ?)
Voici pour concrétiser notre propos une première réflexion (et non pas un projet abouti) permettant au marché du Quai Saint-Antoine, et notamment au marché aux fleurs, d’aller à la rencontre des utilisateurs de la voie d'eau qui pourraient trouver là une halte simple, en pleine ville.
Et quel est le Lyonnais qui n'a pas, un jour ou l 'autre, rêvé de pouvoir venir, sans crainte du trafic automobile et à l 'abri du bruit, jouer avec le soleil couchant et "joui r" du spectacle de ces maisons se découvrant avec pudeur un second visage miroitant.
Quelques gradins descendant sur le fleuve ne répondraient-ils pas en partie à ce bonheur ?