Le musée des Tissus


Actualités de mars 2021

Musée des Tissus : l'expo que vous ne verrez (peut-être) jamais

Article Le Progrès du vendredi 12 mars 2021

L'exposition "Les nouvelles n mascarades", carte blanche donnée à Jean Boggio, orfèvre joaillier, devait ouvrir le 15 janvier. Elle devrait fermer le 19 avril et elle ne peut être prolongée en raison des travaux programmés dans le musée. Nous avons pu découvrir tout son éclat lors d'une visite privée.

Une des salles de l'exposition s'appelle l'Eden, mais c'est plutôt l'enfer qui attend Jean Boggio, orfèvre joaillier. Sa carte blanche, "Les nouvelles mascarades" devait être visible, à partir du 15 ...ans le musée des Tissus. Ce qui n'a pas été le cas pour raisons sanitaires. Et elle doit se refermer le 19 avril, avec l'impossibilité d'une prolongation en raison des travaux qui doivent débuter en mai.
Si le gouvernement n'assouplit pas les règles, trois années de préparation et multiples collaborations avec des artisans de la région Auvergne-Rhône Alpes seraient alors réduits à néant. Encore une malchance pour le musée, dont la précédente et grande exposition consacrée à Vivienne Westwood n'a pu être accessible que deux mois en septembre et octobre (lire ci-dessous).

De prestigieuses maisons 

Jean Boggio a été distingué par une Griffe lyonnaise en 2005 mais il n'est pas très médiatique. Pourtant, ce créateur a travaillé pour de prestigieuses maisons et manufactures : Daum, Baccarat, Hermès, Havilland, le Ritz, Long Il est surtout connu pour ses imposantes « bagues palais ».
Lyonnais, né à Saint-Just, au jourd'hui installé dans le Beaujo lais, ce quinquagénaire a commencé par un CAP de bijoutier joaillier délivré à la SEPR Son talent de dessinateur et son imagination foisonnante l'ont conduit à voyager et à approcher de nombreux domaines.

Première émotion muséale

« Le musée des Tissus, c'est le premier musée que j'ai visité, avec ma mère et ma grand-mère. J'avais 8 ans. Il a été ma première émotion muséale Enfant précoce, né d'un grand-père peintre et d'une mère antiquaire, il dessine à 13 ans, Venise, la ville où ses grands-parents ont passé leur voyage de noces en 1926. Cette évocation le fait rêver : à partir d'un petit cliché, il a extrapolé. On retrouve son dessin initial en noir et blanc, prémisse de son style, puis sa reprise, en couleur et en taille XXL, sur papier ou crêpe de soie.

Artiste et artisan

L'exposition qui célèbre ses 40 ans de créations a été conçue avec Esclarmonde Monteil, la directrice et son équipe. Elle occupe tout le premier étage du bâtiment.
 « Bagues palais » donc, mobilier en porcelaine, poignées de portes, miroirs, luminaires, vaisselle, objets, dessins pour le textile, avec des thèmes de prédilection (la jungle, le cirque, les villes) ... on mesure l'étendue de la créativité de Jean Boggio.
D'autant qu'il a élaboré un univers pour chaque salle ici, la sobriété des bijoux posés sur des mains et des billes de bois ; là un décor couleur de lune, puis d'or... tout en cherchant à montrer les savoir- faire des artisans mais aussi le sien. Car en guide volubile, ce père de famille aime rappeler qu'il raconte avec la main Son talent n'est pas seulement d'imaginer mais aussi de construire et de réaliser.

Aujourd'hui, Jean Boggio a investi un palais de la Belle au bois dormant qui ne demande qu'à être réveillé, ... avant le 19 avril.

Pour en savoir plus sur le Musée des tissus, cliquer ici 

Vivienne, visite virtuelle

L'exposition "Art, Mode et Subversion" de Vivienne Westwood présentée à l'automne au musée des Tissus s'invite chez vous grâce à une visite virtuelle commentée par les guides que vous pourrez interroger en fin de séance.
3 dates : 18 mars à 18 h 30, 23 mars à 18 h 30, 1 er avril à 12 h 30.
Durée 1 heure.
Sur inscription uniquement (cliquer ici). Tarif 8 €. À partir de 12 ans
Isabelle BRIONE, Le Progrès


Reportage de France 3 Auvergne Rhône-Alpes, jeudi 21 janvier 2021
Vidéo de  2' 30" (au début du JT)

Le musée des Tissus, le voile se lève :

« Ricciotti va sortir le musée des Tissus de sa chrysalide »

Article Le Progrès du mercredi 13 janvier 2021

Laurent Wauquiez révèle au Progrès le choix du jury pour la rénovation des musées de la rue de la Charité à Lyon. C'est le père du Mucem qui a été retenu par le jury car il a su préserver le patrimoine existant tout en effectuant un geste architectural fort : une façade animée, composée de textiles qui flottent. un vrai signal dans la Presqu'île.

Elles étaient quatre agences en lice, c'est finalement celle de Rudy Ricciotti qui a été retenue par la Région Auvergne Rhône Alpes pour rénover le musée des Tissus à Lyon. .../...
  • Trois raisons .../...
  • Début des travaux en 2023 .../...
  • Une facture de 50 millions .../...

Rudy Ricciotti, soucieux de l'environnement

Il est le père du Mucem, Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, à Marseille (construit en 2002) ce qui lui a donné une grande popularité. Ricciotti a aussi réalisé le stade Jean-Bouin, Paris. À Lyon, l'architecte basé à Bandol a aussi signé le Pavillon 52, immeuble de bureaux .../...


Il a failli disparaître...

2015 : les musées des Tissus et des Arts décoratifs, situés 34, rue de la Charité à Lyon, sont en péril. Leur propriétaire, la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, ne peut plus les financer. La ville de Lyon et la Métropole ne veulent pas en entendre parler. un collectionneur basé an région parisienne, Daniel Fruman, lance une pétition qui recueillera 135 000 signatures.

2017, 2018, 2019, 2020 .../...

« Un acte de résistance »

Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes
Les musées sont fermés. Laurent Wauquiez a bien « un pincement au cceur » .../...

Une nouvelle exposition en attente : Les nouvelles mascarades

de Jean Boggio, un joaillier orfèvre inspiré par l'univers des clowns et de Venise vient d'être mise en place. Ce créateur, installé dans le Beaujolais et inventeur des fameuses "bagues palais" a travaillé pour de prestigieuses maisons de décoration, porcelaine et de soieries. Ses bijoux, dessins et objets occupent actuellement huit salles du premier étage du musée.  .../...

Pour consulter ou lire l'article complet d'Isabelle Brione, cliquer sur le fichier ci-dessous.



Le musée des Tissus de Lyon renaît avec une exposition sur Yves Saint Laurent

9 novembre 2019 - 8 mars 2020

Le musée des Tissus de la capitale des Gaules accueillera l’exposition Yves Saint Laurent, les coulisses de la haute couture à Lyon. Un événement organisé en collaboration avec le musée Yves Saint Laurent Paris et un sous-titre « l’exposition- renaissance » qui signe la remise en selle d'un bâtiment promis à la disparition.

Longtemps objet d’incertitudes et de rebondissements quant à son avenir, le musée des Tissus de Lyon, qui abrite plus de 2 millions d’œuvres (couvrant 4 500 ans de production textile), avait été cédé fin 2017 à la région Auvergne-Rhône-Alpes par la chambre de commerce et de l’industrie pour 1 euro symbolique, en échange de la promesse d'un investissement de 10 millions d’euros de la collectivité et d’une participation de l’Etat (les travaux devant commencer début 2020).
Pour célébrer sa "renaissance", le musée renoue donc avec une politique d’expositions ambitieuses – ont été organisées ici les expositions de Cristobal Balenciaga en 1985, de Jeanne Paquin en 1989, de Madeleine Vionnet en 1994 ou encore Franck Sorbier en 2009 -, et propose un parcours sur le travail du couturier français de 1962 à 2002, en mettant en avant des pièces peu connues, certaines présentées pour la première fois.
Organisée en quatre parties, l'exposition présente le processus créatif d’Yves Saint Laurent à travers 25 silhouettes, accompagnées de croquis et autres documents de travail (films, photographies de défilés, interviews…), et met à l’honneur huit maisons lyonnaises avec lesquelles le créateur collabora pendant près de 40 ans : Bianchini-Férier, Bouton Renaud, Brochier, Hurel, Sfate & Combier, les maisons Bucol, Abraham et Beaux-Valette.
Parmi les temps forts de l’exposition, la présentation de la robe de mariée de la collection automne-hiver 1980, un modèle dit « shakespearien », paré de bijoux, rend compte du travail et des étapes de fabrication nécessaires à sa réalisation.
Pensée davantage comme « un hymne à la matière, à la technique et au savoir-faire », plus qu’un hommage au créateur en lui-même, l’exposition se conclut par une immersion dans l’atelier de couture à la découverte des tissus, des gammes de couleurs et des échantillons qui ont nourri l’imagination d’Yves Saint Laurent.
Article du © FashionNetwork.com (14 octobre 2019)

Site du Musée des Tissus, cliquer ici

Yves Saint Laurent à son bureau, studio du 5 avenue Marceau, Paris, 1986.
© Droits réservés
Yves Saint Laurent à son bureau, studio du 5 avenue Marceau, Paris, 1986.
© Droits réservés
Yves Saint Laurent, Planche de collection, collection haute couture printemps-été 2002.
© Yves Saint Laurent
Yves Saint Laurent, Planche de collection, collection haute couture printemps-été 2002.
© Yves Saint Laurent

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